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1 déc. 2025 · 7 min

Yi Jing : quel lien entre 64 hexagrammes et binaire ?

Dans cet épisode audio, suivez les lignes brisées ou continues jusqu’aux 64 hexagrammes, puis au rapprochement de Leibniz avec le binaire.

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Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?

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  1. Intervenant 1

    Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente. Aujourd'hui, on démarre avec une image qui donne un peu le vertige. Il faut imaginer que de simples tiges en bois, des tiges d'achillées millefeuille qu'on manipulait pour des rituels sous la dynastie Zhu, donc aux premières millénaires avant notre ère, eh bien, elles ont un lien direct et fondamental avec l'ordinateur ou le smartphone qui diffuse cette audience en ce moment.

  2. Intervenant 2

    C'est un grand écart qui est vraiment fascinant. En fait, on a souvent tendance à opposer frontalement la pensée mystique à la rationalité pure.

  3. Intervenant 1

    C'est clair.

  4. Intervenant 2

    Mais là, en grattant juste un peu sous la surface des oracles et de tout ce rituel du Yi Jing, on découvre une mécanique combinatoire d'une précision mais redoutable qui précède de très loin les mathématiques occidentales.

  5. Intervenant 1

    Et justement, arrêtons-nous là-dessus pour cette exploration. Qu'est-ce qui relie concrètement ces tiges d'Achilliers à l'informatique moderne ? Parce qu'il n'y a pas de magie en fait, il doit forcément y avoir une structure mathématique hyper solide en dessous.

  6. Intervenant 2

    Tout à fait. Et tout repose sur un principe d'état binaire. Le Yi Jing fonctionne avec des lignes. D'un côté, on a la ligne brisée, qui est traditionnellement associée au Yin, et aux chiffres pairs comme le 6 et le 8.

  7. Intervenant 1

    Ok, je vois.

  8. Intervenant 2

    Et de l'autre côté, on trouve la ligne continue qui, elle, est associée au Yang et qui représente les chiffres impairs, donc 7 et 9.

  9. Intervenant 1

    Attends, si je résume, on parle de deux états fondamentaux complètement opposés. Une ligne brisée, une ligne pleine. Mais c'est l'essence même du code binaire en fait. C'est comme un simple interrupteur, éteint ou allumé, un 0 et 1.

  10. Intervenant 2

    C'est exactement ça. Et la complexité de l'ensemble se crée par accumulation. Donc, en superposant trois de ces lignes, le système génère un trigramme et il existe huit trigrammes possibles au total. Ensuite, la structure s'amplifie encore en empilant deux trigrammes ensemble, ce qui forme un hexagramme, c'est-à-dire une figure de six lignes.

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