
25 nov. 2019 · 23 min
Tours de magie : comment la divisibilité crée-t-elle l’illusion ?
Dans cet épisode, suivez plusieurs tours, puis découvrez comment puissances de 2, multiples de 9 et calcul mental produisent leurs effets.
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Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?
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Intervenant 1
Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente et bienvenue à tous pour cette nouvelle plongée au cœur des mathématiques. Imaginons la scène. Deux secondes. On multiplie une pointure de chaussure par un nombre complètement absurde, genre un truc de 16 chiffres. Et soudain, le résultat sur la calculatrice n'affiche que 7 pointures répétées à l'infini. Alors, magie occulte ? Manipulation mentale ?
Intervenant 2
Pas vraiment, non.
Intervenant 1
Non, c'est pas ça du tout. C'est simplement l'architecture secrète des nombres. Et c'est le thème de notre exploration d'aujourd'hui, ce qu'on appelle la mathémagie. L'idée, c'est vraiment de décortiquer des tours de magie qui semblent surnaturelles pour révéler la mécanique mathématique de haute précision qui s'y cache.
Intervenant 2
Ouais, et c'est une démarche qui est vraiment super stimulante sur le plan intellectuel. Et d'ailleurs, il faut préciser dès le départ que notre but ici, en épluchant un peu toutes ces sources et ces manuels, c'est pas de détruire la magie ou de jouer les troubles faites.
Intervenant 1
Alors au contraire, l'idée c'est d'ajouter une couche d'émerveillement quoi.
Intervenant 2
Complètement. Ce qu'on observe, c'est que la logique pure, qu'elle passe par la géométrie, l'algèbre ou même juste les propriétés de notre système en base 10, elle contient en elle-même une forme de poésie. Comprendre l'élégance d'une équation, c'est juste une autre façon de s'émerveiller.
Intervenant 1
On remplace le mystère de la supercherie par la beauté de la structure, en fait. Alors, pour bien visualiser comment ces deux mondes se croisent, la source nous propose de commencer par un grand classique, un simple jeu de 32 cartes.
Intervenant 2
Le fameux.
Intervenant 1
Voilà. Et là où on s'attendrait à une manipulation habile des doigts, de la dextérité, c'est en réalité l'espace et la position qui dictent leurs lois. C'est le tour qu'on appelle la carte chercheuse.
Intervenant 2
Exactement. Alors, posons un peu le décor de ce tour. Le magicien demande à un spectateur de prendre un jeu de 32 cartes, de le battre, puis de distribuer les cartes une à une pour former deux paquets égaux de 16 cartes.
Intervenant 1
D'accord. Donc deux paquets sur la table.
Intervenant 2
Voilà, le spectateur choisit l'un des deux paquets, il le coupe et il mémorise la carte du dessus. Et cette carte reste sur son tas, face cachée.
Intervenant 1
Ok, la carte secrète est en place.
Intervenant 2
C'est ça. Et de son côté, le magicien prend le paquet de 16 cartes qui reste, il le coupe aussi, mais là il retourne la carte du dessus face visible. Et c'est cette fameuse carte chercheuse.
Intervenant 1
Juste ici, bon, tout semble sous le contrôle du hasard et du spectateur. Il n'y a pas de manipulation bizarre.
Intervenant 2
Non, aucune.
Intervenant 1
Mais en lisant la source, on se rend compte qu'il y a un instant précis où le piège mathématique se referme. Et ce n'est pas un geste rapide. C'est simplement l'ordre dans lequel les quatre petits tas de quarts sur la table vont être empilés. C'est bien ça.
Intervenant 2
C'est le point de bascule. Le magicien ramasse les tas dans un ordre hyper scrupuleux et surtout sans rien dire. Il prend d'abord son propre tas, celui avec sa carte visible dessus. Il le pose sur le tas du spectateur qui n'a pas été choisi.
Intervenant 1
D'accord.
Intervenant 2
Puis, il dépose l'ensemble sur le tas contenant la carte secrète du spectateur. Et enfin, il termine en ramassant le tout dernier tas.
Intervenant 1
Attendez, essayons de visualiser ça mentalement. Si on ramasse les tas dans cet ordre ultra précis, on est en train d'enfouir la carte chercheuse et la carte secrète au beau milieu du jeu final, non ? C'est ça. Mais du coup, comment le magicien peut-il savoir où elle se trouve ?
Intervenant 2
Eh bien, il ne connaît pas leur position exacte par rapport à la table, mais il connaît leur position relative. Et c'est là qu'est toute l'astuce. En empilant le tas du magicien, puis le tas non choisi du spectateur, on place très exactement 16 cartes entre la carte chercheuse visible et la carte secrète.
Intervenant 1
Ah ouais. Quoi qu'il arrive, l'écart entre ces deux cartes est de 16 positions.
Intervenant 2
Exactement. C'est une certitude géométrique.
Intervenant 1
D'accord. Donc on a cet écart verrouillé à 16. Et ensuite, qu'est-ce qui se passe ?
Intervenant 2
Ensuite, le magicien distribue les cartes alternativement en deux tas. Une carte à gauche, une carte à droite, une à gauche, etc. Et en divisant le paquet en deux de cette manière, il élimine purement et simplement le tas qui ne contient pas sa carte visible. Et c'est là que l'arithmétique entre en scène.
Intervenant 1
C'est-à-dire ?
Intervenant 2
En divisant le nombre total de cartes par deux, on divise aussi l'écart entre nos deux cartes clés par deux.
Intervenant 1
On partait d'un écart de 16 cartes, donc on passe à un écart de 8 cartes, c'est ça ?
Intervenant 2
C'est ça. Le magicien répète l'opération. L'écart passe de 8 à 4, puis de 4 à 2, et à la toute dernière distribution, l'espace est réduit à néant.
Intervenant 1
Il reste plus que deux cartes.
Intervenant 2
Voilà. Il ne reste que deux cartes en main, la carte chercheuse visible, et juste en-sous, bim, la carte secrète du spectateur.
Intervenant 1
C'est ouf, c'est vraiment astucieux. En lisant ça, ça m'a tout de suite fait penser à la structure d'un tournoi sportif, comme un tableau de grand-chelème au tennis, tu vois.
Intervenant 2
Ah oui, très bonne
Intervenant 1
analogie. Bah oui, on part de 32 joueurs, à chaque tour on élimine la moitié des participants.
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