tangenteAudio

16 oct. 2020 · 6 min

Quand les erreurs des mathématiciens ouvrent parfois des pistes

D’Euler à Méré, cet épisode audio suit plusieurs erreurs, leur correction et les pistes qu’elles ont parfois ouvertes dans l’histoire des mathématiques.

Premium
Collections de cet épisode (8)

Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?

D’après l’articleLire l’article dans la revue

Transcription

Afficher la transcription

Transcription automatique

  1. Intervenant 1

    Le podcast du magazine Tangente, bienvenue à toutes et tous pour cette nouvelle exploration audio. Aujourd'hui, on va déconstruire un mythe assez tenace, celui du mathématicien infaillible.

  2. Intervenant 2

    Salut Ève. Oui, et le but, c'est vraiment de montrer que les roches, ce n'est pas du tout un échec honteux. En fait, c'est même souvent le vrai moteur des plus grandes découvertes.

  3. Intervenant 1

    Exactement, parce que pendant des décennies, il y a eu un énorme bug mathématique affiché aux vues et au sud de tout le monde.

  4. Intervenant 2

    Ouais, au plafond du Palais de la Découverte à Paris, carrément.

  5. Intervenant 1

    C'est fou. Avant de bouleverser des champs d'études entiers, l'erreur naît souvent d'une petite faille très humaine face à l'infini,

  6. Intervenant 2

    non ? Ou de cette manie qu'on a de trop vite généralisée. C'est tout à fait ça. C'est le cas de ce fameux plafond de la Salpie, qui a été conçu en 1937. Ça se basait sur les calculs d'un britannique, William Shanks, qui avait calculé 707 décimales de pi à la main.

  7. Intervenant 1

    707 ?

  8. Intervenant 2

    À la main, oui. Et tout le monde lui faisait une confiance aveugle.

  9. Intervenant 1

    C'est vrai qu'on a l'habitude de figer les maths dans une aura de certitude un peu chirurgicale,

  10. Intervenant 2

    quoi. Sauf qu'en 1946, le mathématicien Daniel Ferguson refait les calculs dans son coin. Et il découvre qu'à partir de la 527e décimale, tout le reste était complètement faux.

  11. Intervenant 1

    Ah ouais, une simple erreur humaine qui contamine les archives scientifiques pendant des années. Je crois que le plafond n'a été rectifié qu'en 1949 d'ailleurs. C'est

  12. Intervenant 2

    ça.

  13. Intervenant 1

    Mais c'est là que ça devient vraiment intéressant. Est-ce que le fait de corriger ces coquilles, ça sert juste à faire le ménage dans l'histoire ? Ou est-ce que se tromper permet de construire du neuf ?

  14. Intervenant 2

    Ça permet surtout de construire. L'histoire de Pierre de Fermat illustre super bien ça.

  15. Intervenant 1

    Ah, le fameux Fermat.

  16. Intervenant 2

    Voilà.

La suite de la transcription est réservée aux abonnés.

S’abonner

À écouter ensuite

Des épisodes qui partagent une playlist, une figure ou un domaine avec celui-ci.