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22 août 2024 · 13 min

Motifs celtiques : la géométrie qui crée le mouvement

Cet épisode suit symétries, pavages et jeux de profondeur pour découvrir comment la géométrie structure les motifs celtiques et produit du mouvement.

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Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?

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  1. Intervenant 1

    Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente.

  2. Intervenant 2

    Salut Sam !

  3. Intervenant 1

    Alors aujourd'hui, on va partir sur une exploration vraiment fascinante. On a une image mentale par laquelle il faut absolument commencer pour cette plongée.

  4. Intervenant 2

    Ouais, c'est indispensable.

  5. Intervenant 1

    Imaginez, enfin ceux qui nous écoutent, imaginez tenir entre les mains une épée de l'âge du fer.

  6. Intervenant 2

    Une vraie pièce de musée.

  7. Intervenant 1

    Exactement, un objet vieux de plus de deux millénaires. L'œil se pose sur le fourreau en bronze poli et là on voit des entrelacs, des courbes super élégantes et c'est là que le choc arrive.

  8. Intervenant 2

    Ah bah oui, parce que ce qu'on regarde,

  9. Intervenant 1

    Ce n'est pas juste une jolie décoration.

  10. Intervenant 2

    Non bah du tout.

  11. Intervenant 1

    Ce n'est pas l'imagination spontanée d'un artiste qui s'est dit tiens je vais faire un petit dessin sympa. C'est en fait un algorithme géométrique absolument parfait. C'est de la

  12. Intervenant 2

    pure mathématique.

  13. Intervenant 1

    Et ça, ça va complètement bousculer la façon dont on perçoit l'histoire des sciences. Parce que, bon soyons honnêtes, quand on associe géométrie et antiquité, on a tout de suite des trucs gigantesques en tête.

  14. Intervenant 2

    Les grands classiques, quoi.

  15. Intervenant 1

    Bah oui, on pense à la pierre, au Parthénon d'Athènes ou, je sais pas, à l'ingénierie énorme des accus du Gros Main. On associe les maths au gigantisme.

  16. Intervenant 2

    C'est un biais très classique en fait en histoire des sciences. La monumentalité, ça a très longtemps été notre seul critère pour évaluer le niveau mathématique d'une civilisation.

  17. Intervenant 1

    Si c'est pas énorme, ça compte pas.

  18. Intervenant 2

    C'est ça. Si c'est pas grand ou si c'est pas écrit dans un gros traité avec des équations formelles, on a tendance à penser qu'il n'y a pas de vrais pensiers mathématiques derrière.

  19. Intervenant 1

    Et c'est pour ça que notre sujet du jour est si exaltant. On va explorer le génie mathématique d'un peuple qu'on a un peu... enfin souvent réduit à une bande de guerriers bagarreurs, les celtes.

  20. Intervenant 2

    Les fameux guerriers celtes.

  21. Intervenant 1

    Voilà. On va découvrir que sous ces apparences d'ornements du quotidien, il y a une géométrie redoutable. C'est une vraie géométrisation du monde, mais à une échelle intime.

  22. Intervenant 2

    Tout à fait. Et pour bien comprendre, il faut juste poser le cadre. Le monde celte, c'est pas du tout un empire centralisé comme Rome.

  23. Intervenant 1

    C'est plus fragmenté, non ?

  24. Intervenant 2

    Ouais, c'est un regroupement de sociétés qui partageaient une culture, une langue, une vision du monde. Et ça couvre un espace immense, des îles britanniques jusqu'à l'actuelle Turquie.

  25. Intervenant 1

    Ah ouais, quand même.

  26. Intervenant 2

    Ah oui, c'est vaste. Et niveau époque, on est sur l'âge du fer, vers 800 avant notre ère, jusqu'au haut Moyen Âge pour les régions comme l'Irlande qui n'ont pas été conquises par les Romains. Mais la vraie différence avec les Grecs ou les Romains…

  27. Intervenant 1

    C'est le support.

  28. Intervenant 2

    Exactement, le support d'expression.

  29. Intervenant 1

    Ce qui est ouf avec cette culture, c'est que c'est une civilisation de l'oralité. On ne va pas trouver un traité de géométrie celtique dans une bibliothèque.

  30. Intervenant 2

    Zéro traité, non.

  31. Intervenant 1

    Et ça ne s'étale pas sur des temples. Ça s'incruste sur des poignards, des boucliers, des bijoux.

  32. Intervenant 2

    De la vaisselle, oui. C'est un art intimiste, fait pour être regardé de très très près, par la personne qui le

  33. Intervenant 1

    tient.

  34. Intervenant 2

    Ce sont des décors très stylisés, souvent non figuratifs d'ailleurs, mais soutenus par une structure mathématique implacable. Et aujourd'hui, pour décoder ça, on utilise l'ethnomathématique. C'est l'étude des concepts mathématiques développés par des cultures qui n'utilisent pas nos notations scientifiques à nous.

  35. Intervenant 1

    Détaillons un peu tout ça, parce que c'est là que ça devient vraiment concret. Comment on crée une complexité pareille sur une lame d'épée ? L'espace est ultra

  36. Intervenant 2

    contraint. Un des meilleurs exemples pour comprendre ça, c'est les bandes décorées, les frises quoi.

  37. Intervenant 1

    Les frises géométriques.

  38. Intervenant 2

    Voilà. La mathématicienne Marcia Ascher a brillamment analysé ça dans son livre de 1998, Mathématiques d'ailleurs. Elle y décortique comment ces décors sont organisés selon des règles d'isométrie très strictes.

  39. Intervenant 1

    Attends, on va faire une mini pause là-dessus. Une isométrie, pour vulgariser un peu, c'est une transformation géométrique qui déplace une figure tout en gardant exactement ses distances et ses angles.

  40. Intervenant 2

    Ouais, c'est le terme exact.

  41. Intervenant 1

    Concrètement, c'est on prend un motif, on le fait glisser sur le côté, ça fait une translation. Ou on le tourne, c'est une rotation. Ou on fait un effet miroir, une symétrie.

  42. Intervenant 2

    C'est l'explication parfaite. Imagine un pochoir mental, en fait. Et mathématiquement parlant, il a été prouvé qu'il existe exactement sept façons, pas une de plus, d'organiser ses isométries sur une ligne. Sept types de frises.

  43. Intervenant 1

    OK. La limite mathématique est de sept.

  44. Intervenant 2

    C'est ça. Et le truc qui donne littéralement le vertige aux historiens, c'est que les artisans celtes maîtrisaient la totalité de ces sept types d'isométries dès la fin du Hallstatt.

  45. Intervenant 1

    Mais attends, le Hallstatt, c'est quand ?

  46. Intervenant 2

    Environ 650 ans avant notre ère. Ah mais c'est fou ! Oui ! Ils avaient déjà épuisé toutes les possibilités combinatoires sur leur

  47. Intervenant 1

    poterie. 650 ans avant notre ère. Enfin, bien avant qu'Euclide ne pose les bases de la géométrie en Grèce, ils avaient déjà craqué le code empiriquement.

  48. Intervenant 2

    Absolument. Et ça va beaucoup plus loin. Si on prend une symétrie précise, celle que les cristallographes appellent PMM2.

  49. Intervenant 1

    PMM2. Ok. Pour visualiser, c'est comme prendre une feuille de papier, on la plie à la verticale, puis à l'horizontale, on découpe une forme et on déplie.

  50. Intervenant 2

    Exactement.

  51. Intervenant 1

    Ça fait un effet miroir parfait, haut-bas et gauche-droite. Une double contrainte miroir.

  52. Intervenant 2

    C'est ça, la double contrainte. Et le plus dingue, c'est le voyage temporel de cette structure. On trouve cette symétrie PMM2 sur de très vieilles poteries celtes, avec des formes un peu brutes.

  53. Intervenant 1

    D'accord.

  54. Intervenant 2

    Et des siècles plus tard, on retrouve la même équation spatiale exacte sur un fourreau d'épée irlandaise. Sauf que là, la géométrie est habillée avec des micromotifs végétaux ultra complexes.

  55. Intervenant 1

    Oh la vache.

  56. Intervenant 2

    Et encore des centaines d'années plus tard, on la retrouve dans les marges des manuscrits médiévaux.

  57. Intervenant 1

    Mais c'est une métaphore parfaite de la génétique, ça. C'est un vrai ADN mathématique.

  58. Intervenant 2

    C'est totalement ça.

  59. Intervenant 1

    Le phénotype change avec la mode. On passe de la ligne pure au végétal, du bronze au parchemin. Mais le génotype, l'algorithme de base, il survit à travers les siècles.

  60. Intervenant 2

    C'est ce que les chercheurs appellent la constance structurelle. L'identité de l'œuvre n'est pas dans le dessin final, mais dans les règles géométriques invisibles en dessous.

  61. Intervenant 1

    Alors là, j'ai une question. Sur une épée, on est sur une dimension, une ligne. Mais quand le celte se retrouve face à une grande surface plane, un bouclier ou une page, est-ce que cette ambition mathématique s'adapte ?

  62. Intervenant 2

    Elle n'explose pas seulement. Elle conquiert le plan. Ils ont anticipé des théorèmes majeurs. Prends la géométrie du cercle, par exemple.

  63. Intervenant 1

    Ça vient pointu.

  64. Intervenant 2

    On a retrouvé des phalaires, ce sont de grands disques en bronze qu'on mettait sur le poitrail des chevaux de chars.

  65. Intervenant 1

    Oh la décoration des chars de guerre, ouais.

  66. Intervenant 2

    Voilà, ces disques sont évidés par un entrecroisement d'arc de cercle. Et en étudiant ça au millimètre, on a compris qu'ils utilisaient des compas à pointe sèche et appliquaient des principes pythagoriciens stricts.

  67. Intervenant 1

    Carrément ?

  68. Intervenant 2

    Bah oui ! Si le point de centre était décalé d'une fraction de millimètre, l'arc ne rejoignait pas l'autre bout et la pièce en métal était complètement ratée.

  69. Intervenant 1

    Donc on a une maîtrise du cercle, mais pour les très grandes surfaces ?

  70. Intervenant 2

    Là, on entre dans les pavages. Un pavage, c'est recouvrir un plan avec des motifs sans aucun espace vide et sans se superposer.

  71. Intervenant 1

    Comme du carrelage.

  72. Intervenant 2

    Voilà. Et pour te donner une idée, il a fallu attendre la fin du 19e siècle pour que le mathématicien russe Evgraf Fedorov prouve qu'il existe exactement 17 groupes de symétrie pour paver un plan.

  73. Intervenant 1

    19e siècle, d'accord.

  74. Intervenant 2

    Et c'est M.C. Escher, l'artiste, qui les a rendus célèbres au 20e siècle avec ses fameux dessins de lézards.

  75. Intervenant 1

    Ah oui, les lézards qui s'emboîtent parfaitement, c'est génial ça !

  76. Intervenant 2

    Eh bien, mille ans avant Fedorov, les artistes celtes utilisaient déjà ça dans leurs manuscrits. Et pire encore, ils faisaient des fractales !

  77. Intervenant 1

    Des fractales ? Attends, le truc où les motifs se répètent à des échelles de plus en plus petites vers l'infini ?

  78. Intervenant 2

    Absolument. Un grand triangle composé de petits triangles, eux-mêmes composés d'autres triangles, jusqu'à la limite physique du trait de plume.

  79. Intervenant 1

    Ok, là je me fais l'avocat du diable. Dépavage, des fractales, est-ce qu'on n'est pas en train de sur-analyser un truc qui est juste un heureux accident ?

  80. Intervenant 2

    C'est la question que tout le monde se

  81. Intervenant 1

    pose. Des artisans doués finissent par tomber sur des motifs qui marchent à l'œil, non ?

  82. Intervenant 2

    C'est une prudence nécessaire de se dire ça. Mais l'accident heureux ne tient pas face à l'archéologie. Ah bon ? Déjà, la systématisation. Tu peux faire un pavage parfait par hasard une fois. Mais tu ne le reproduis pas au millimètre près sur des siècles de la Roumanie à l'Irlande.

  83. Intervenant 1

    Ouais, ça fait beaucoup de hasard.

  84. Intervenant 2

    Ensuite, l'épuisement des possibles. Comme pour les frises, ils ont méthodiquement cherché toutes les variations d'une règle. Et la preuve ultime, c'est la volonté d'illusion.

  85. Intervenant 1

    L'illusion.

  86. Intervenant 2

    Oui. L'art celte cherche constamment à tromper l'œil. Et ça, ça implique un calcul délibéré.

  87. Intervenant 1

    C'est hyper vivant.

  88. Intervenant 2

    Ah bah c'est hypnotique !

  89. Intervenant 1

    Comment il crée du mouvement avec ? De la géométrie rigide.

  90. Intervenant 2

    Le secret, c'est la conquête de la troisième dimension. L'espace vide n'est jamais passif, il fait partie de la formule. Le meilleur exemple, c'est les miroirs en bronze trouvés en Grande-Bretagne.

  91. Intervenant 1

    Un miroir avec des maths complexes ?

  92. Intervenant 2

    Le dos du miroir, la partie qui ne reflète pas. Les artisans utilisaient la forme circulaire pour créer une mise en abîme. Ok. Tu regardes, tu vois un motif en relief au premier plan. Mais si tu décales un peu ton attention, l'espace vide entre ces lignes forme un tout autre dessin.

  93. Intervenant 1

    Ah, l'espace négatif ?

  94. Intervenant 2

    C'est ça. On y trouve des figures dissimulées, des têtes de rapaces, des profils humains qui n'apparaissent que si ton cerveau lâche le premier plan.

  95. Intervenant 1

    Oh waouh ! Mais ça fait penser aux illusions d'optique des années 90. Les stéréogrammes, tu sais.

  96. Intervenant 2

    Ouais, totalement.

  97. Intervenant 1

    Fin ces images chaotiques où fallait plisser les yeux et loucher pour voir un dinosaure en 3D sortir de la page. C'est le même jeu cognitif en fait.

  98. Intervenant 2

    C'est exactement la même mécanique de perception. Et l'apogée de cette illusion 3D, c'est des entrelacs.

  99. Intervenant 1

    Les fameux nœuds infinis.

  100. Intervenant 2

    Oui, la fameuse règle du dessus-dessous. La règle topologique et stricte. Le brin passe au-dessus, puis obligatoirement en-dessous au croisement suivant, toujours alterné.

  101. Intervenant 1

    Et si le moine fait une seule erreur sur une page de manuscrits avec des centaines de croisements ?

  102. Intervenant 2

    L'illusion de la corde s'effondre. Complètement. Or, on ne trouve quasiment aucune erreur dans les grands manuscrits. Cette contrainte binaire donne une épaisseur physique à une feuille plate.

  103. Intervenant 1

    Ce qui m'amène à la question ultime. Pourquoi ?

  104. Intervenant 2

    À le

  105. Intervenant 1

    pourquoi ? Bah oui. Pourquoi s'infliger ça ? Pourquoi calculer des fractales ou des entrelacs en 3D sur un bout d'épée ou dans une marge ? C'était quoi le but de ce code ?

  106. Intervenant 2

    Pour comprendre, il faut croiser l'ethnomathématique avec la psychologie cognitive. Ce n'est pas de la déco gratuite.

  107. Intervenant 1

    Donc ça servait à quelque chose ?

  108. Intervenant 2

    Oui, ça montre une compréhension fine de l'esprit humain. La chercheuse Mary Carruthers, dans son livre Le livre de la mémoire, parle de composition mémorative.

  109. Intervenant 1

    Attends, mémorative ? Donc la géométrie aidée à mémoriser ?

  110. Intervenant 2

    Bien plus que ça. Mets-toi à la place d'un moine qui devait apprendre des heures de liturgie. La rythmique géométrique stricte, ça fonctionnait comme un ancrage cognitif.

  111. Intervenant 1

    C'est-à-dire ?

  112. Intervenant 2

    Suivre du doigt ou des yeux ce cheminement infimi, régulier, ça induisait un état de concentration spécifique, ça apaisait la charge mentale et ça aidait littéralement le cerveau à encoder le texte.

  113. Intervenant 1

    Mais c'est une dinguerie ça ! Les maths ne sont plus juste une science, c'est une technologie neurologique.

  114. Intervenant 2

    Une technologie active, oui.

  115. Intervenant 1

    On canalise l'esprit avec un motif géométrique.

  116. Intervenant 2

    Et c'est pareil pour les objets profanes. Faut les imaginer en mouvement. Une épée recouverte de symétrie PMM2, elle était tirée de son fourreau brusquement.

  117. Intervenant 1

    Ah ouais, avec les reflets du

  118. Intervenant 2

    soleil. Les phalaires sur les chevaux en pleine course. La lumière sur le bronze animait l'équation mathématique. La géométrie devenait vivante par le mouvement. Ça fascinait, ça hypnotisait l'adversaire.

  119. Intervenant 1

    Donc on est à des années-lumières de la géométrie abstraite des Grecs, des vieux parchemins poussiéreux ?

  120. Intervenant 2

    Absolument. C'est une technologie appliquée hyper charnelle. Les Celtes exprimaient leurs pensées complexes par l'artisanat, pas par l'écriture.

  121. Intervenant 1

    Franchement, l'exploration qu'on vient de faire est incroyable. On part d'une épée qu'on croyait juste décorée et on y trouve des isométries antérieures à Euclide.

  122. Intervenant 2

    Et c'est que le début ?

  123. Intervenant 1

    On a vu des artisans diviser des cercles avec Pythagore, paver l'espace comme au XIXe siècle, jouer avec des fractales dans des miroirs magiques.

  124. Intervenant 2

    Et utiliser ça comme outil psychologique ?

  125. Intervenant 1

    Voilà, une fonction mémorielle et cognitive folle. La pensée scientifique s'exprime dans le métal avec autant de force que dans une équation écrite.

  126. Intervenant 2

    C'est ça. Et d'ailleurs, ça soulève une dernière réflexion vraiment provocatrice.

  127. Intervenant 1

    Ah dis-moi !

  128. Intervenant 2

    Si on réalise que ces cultures maîtrisaient des concepts aussi avancés, sans laisser de traités, ça change tout le paradigme. Leur théorème était forgé dans la matière.

  129. Intervenant 1

    C'est clair !

  130. Intervenant 2

    Et la question, c'est combien d'autres civilisations de tradition orane ont encodé des savoirs scientifiques majeurs dans leur tissage, leur poterie ou leur architecture ?

  131. Intervenant 1

    On doit passer à côté de tellement de choses

  132. Intervenant 2

    Combien de théorèmes dorment sous des vitrines de musées étiquetées comme de simples décorations ?

  133. Intervenant 1

    C'est le genre de pensée qui va changer à tout jamais la façon dont on visite un musée. On espère que cette plongée au cœur de la géométrie celtique a réveillé l'appétit de ceux qui écoutent pour ces langages invisibles.

  134. Intervenant 2

    Il faut garder l'œil ouvert, c'est certain.

  135. Intervenant 1

    Voilà, la rigueur mathématique se cache souvent là où on s'y attend le moins. Un immense merci d'avoir suivi cette exploration du magazine Tangente avec nous. On garde cette curiosité et on se retrouve très vite pour de nouveaux mystères.

  136. Intervenant 2

    À bientôt !

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