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22 déc. 2023 · 15 min

2024 : de l’entier apocalyptique au nombre quasi-amical

Cet épisode suit les propriétés de 2024, des chiffres de 2 puissance 2024 aux jeux de diviseurs qui le rendent intouchable, pratique et quasi-amical.

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  1. Intervenant 1

    Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente. Je suis absolument ravie d'ouvrir cette nouvelle plongée au cœur de nos sources et je souhaite une très chaleureuse bienvenue à toutes les personnes qui nous écoutent aujourd'hui. On va se lancer dans une exploration intellectuelle qui risque fort de bousculer quelques certitudes, je vous préviens.

  2. Intervenant 2

    Bonjour à tout le monde. Et oui, le programme qu'on a extrait des textes aujourd'hui est d'une richesse incroyable. C'est l'illustration parfaite que derrière l'apparente austérité des mathématiques, il y a une véritable poésie structurelle.

  3. Intervenant 1

    Absolument. D'ailleurs, posons tout de suite le décor. Quand on évoque l'année 2024 dans le débat public, on pense tout de suite aux crises géopolitiques, à l'urgence climatique, bref, à une ambiance générale qui tire un peu vers la dystopie.

  4. Intervenant 2

    Oui, c'est vrai qu'on a connu plus léger.

  5. Intervenant 1

    Et l'association d'idées est si forte qu'elle rappelle étrangement un roman, un roman dystopique publié chez Gallimard en 1975 par l'auteur Jean Dutour. Et le titre de cette œuvre ? Tout simplement 2024. C'était

  6. Intervenant 2

    visionnaire du coup ?

  7. Intervenant 1

    Voilà. Mais qu'on se rassure tout de suite, on ferme la parenthèse littéraire et politique ici. L'objectif de notre analyse d'aujourd'hui, ce n'est pas de faire de la futurologie. Aujourd'hui, on fait des mathématiques pures.

  8. Intervenant 2

    Et c'est justement là que notre sujet prend toute son ampleur. En fait, on ne va pas du tout traiter 2024 comme un marqueur temporel humain. On va le traiter comme un objet d'étude à part entière, l'anti-naturel 2024. Parce que nos sources arithmétiques démontrent que ce nombre-là, il possède des propriétés combinatoires qui le rendent statistiquement et structurellement fascinant.

  9. Intervenant 1

    Le but de notre discussion, c'est donc de décortiquer ces mécanismes pour comprendre pourquoi 2024 est une anomalie merveilleuse dans l'univers des nombres. Et je précise tout de suite, pas besoin d'avoir un doctorat en algèbre pour nous suivre.

  10. Intervenant 2

    Hassanon, on va rendre ça très visuel.

  11. Intervenant 1

    Exactement. On va manipuler des concepts rigoureux, mais l'idée, c'est de comprendre les engrenages invisibles sans se prendre la tête. Alors, reprenons cette idée de dystopie et d'apocalypse liée au roman de Jean Dutour. Il se trouve que la transition avec l'arithmétique est toute trouvée.

  12. Intervenant 2

    Tout à fait, puisque dans la nomoclature mathématique officielle, l'entier 2024 appartient à la famille très sérieusement nommée des nombres apocalyptiques.

  13. Intervenant 1

    Attendez. Apocalyptique. Dans le monde très rationnel et froid des maths, comment un nombre peut-il gagner un qualificatif aussi, bah, ésotérique ? Quelle est la mécanique derrière ça ?

  14. Intervenant 2

    C'est vrai que ça détonne. En fait, la définition repose sur une opération très précise. Un entier, qu'on va appeler N, est considéré comme apocalyptique si on prend le chiffre 2, Qu'on l'élève à la puissance de ce nombre n, et que le résultat final contient la séquence exacte 666.

  15. Intervenant 1

    Ah oui, quand même, soyons bien clairs. Si je prends notre sujet du jour, 2024, il faut calculer 2 à la puissance 2024. C'est-à-dire multiplier 2 par lui-même 2024 fois. C'est ça.

  16. Intervenant 2

    Mais c'est énorme. Ah oui, c'est une véritable monstruosité arithmétique. Nos sources soulignent que 2 à la puissance 2024 génère un nombre colossal composé de 610 chiffres. Pour vous donner une idée, si on devait l'écrire à la main, ça prendrait une page entière de carnet.

  17. Intervenant 1

    Rien que ça. Et donc, au milieu de cet océan de chiffres qui semble totalement aléatoire, la séquence 666 apparaît.

  18. Intervenant 2

    Exactement. Dans ce ruban interminable de 610 chiffres, le fameux 666 se niche très précisément à partir de la 461e décimale.

  19. Intervenant 1

    Wow, c'est comme trouver un code-barre caché dans l'ADN d'un géant. C'est fou.

  20. Intervenant 2

    C'est une belle image. Et bien sûr, le texte source contextualise ce 666. Historiquement, c'est le nombre de la bête, issu de l'apocalypse de Jean dans le Nouveau Testament.

  21. Intervenant 1

    Oui, on a souvent entendu ça.

  22. Intervenant 2

    Voilà. C'était souvent associé à l'empereur Néron dans l'Antiquité, ou plus tard à Satan. Mais ici, il faut bien séparer la religion des mathématiques. C'est un pur jeu mathématique.

  23. Intervenant 1

    Justement, en parlant de statistiques, tomber précisément sur la séquence 666 à la 461e place, ça a l'air super rare. On pourrait se dire que 2024 est une exception absolue. Mais, avec un nombre de 610 chiffres qui ressemble à un chaos aléatoire, la probabilité d'y trouver une petite séquence de trois chiffres, elle est vraiment si exceptionnelle que ça ?

  24. Intervenant 2

    Eh bien non ! C'est une excellente réflexion, et c'est la beauté de la chose.

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