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23 mai 2017 · 16 min

Triangle de Pascal et Fourier : pourquoi les mêmes coefficients ?

Dans cet épisode audio, suivez les étapes : construire le triangle, observer les fréquences d’un signal avec Fourier, puis vérifier la relation générale.

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Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?

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  1. Intervenant 1

    Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente. Et je dois dire qu'aujourd'hui, on va faire une plongée au cœur de nos sources qui risque de secouer pas mal d'idées reçues.

  2. Intervenant 2

    Ça, c'est sûr. Bonjour à toutes et à tous au passage.

  3. Intervenant 1

    Oui, bonjour. Alors, imaginons un instant qu'on jette des pièces de monnaie pour calculer des probabilités sur une simple grille tracée sur un bout de papier. Bon, c'est classique. Mais si on se disait que cette même grille vieille de plusieurs siècles régit secrètement la façon dont la voix diffusée en ce moment même dans ce flux audio est analysée, décomposée et même transmise.

  4. Intervenant 2

    C'est vrai que ça ressemble presque à de la chance-fiction quand on le formule comme ça.

  5. Intervenant 1

    Complètement. C'est le but de cette exploration. On décortique un article vraiment fascinant intitulé « Triangle de Pascal, programmation et transformé de Fourier ». L'idée, c'est de dévoiler la double vie de ce fameux triangle. Parce que c'est un peu le couteau suisse des mathématiques en fait, Kaz.

  6. Intervenant 2

    Exactement. D'un côté, on a le monde discret, donc les entiers, les dénombrements, les probabilités, ces structures un peu figées. Et puis de l'autre, on a le monde continu, l'analyse, les ondes, le mouvement, le traitement du signal. Et

  7. Intervenant 1

    là, paf, les deux mondes se rendent

  8. Intervenant 2

    dedans. C'est tout à fait ça. Voir ces deux univers entrer en collision autour d'une figure aussi élémentaire que le triangle de Pascal, ça remet en question l'idée même des frontières en mathématiques.

  9. Intervenant 1

    Alors, pour bien apprécier cette collision, il faut peut-être qu'on reparte de la base. Si on met de côté juste deux secondes l'image de la pyramide remplie de nombres, le triangle de Pascal, c'est avant tout l'organisation géométrique des coefficients binomiaux.

  10. Intervenant 2

    Le fameux k parmi n.

  11. Intervenant 1

    Voilà, le k parmi n. Celui qu'on définit par le rapport des factoriels. Donc factoriel n divisé par factoriel k multipliqué par factoriel de n moins k. On a tous manipulé ces machins-là pour développer le binôme de Newton, par exemple.

  12. Intervenant 2

    Oui, cette règle qui permet d'étendre des expressions algébriques à n'importe quelle puissance. Et la beauté de cette organisation spatiale, c'est vraiment sa loi de construction récursive. C'est hypervisuel.

  13. Intervenant 1

    C'est-à-dire ?

  14. Intervenant 2

    Si on numérote les lignes et les colonnes à partir de zéro, chaque élément d'une ligne est généré par une addition ultra simple. On prend le coefficient situé sur la ligne juste au-dessus et on y ajoute le coefficient qui le précède immédiatement sur cette même ligne supérieure.

  15. Intervenant 1

    D'accord. Donc mathématiquement, le coefficient en, disons, n plus 1 et k plus 1, c'est la somme de celui en n, k plus 1, et celui en n, k.

  16. Intervenant 2

    Absolument. C'est une mécanique implacable, une cascade d'addition toute bête, et les applications sont tentaculaires.

  17. Intervenant 1

    Bah oui, on pense direct aux lois binomiales, en probabilité bien sûr. Mais la source rappelle qu'on retrouve ça aussi en géométrie, par exemple pour la construction des courbes de Béziers.

  18. Intervenant 2

    Ah oui, les polynômes de Bernstein, c'est ça.

  19. Intervenant 1

    Exactement. Ceux qui permettent de lisser informatiquement le tracé d'une courbe sur un écran s'appuient directement sur ces mêmes coefficients. Donc jusque-là, on navigue dans des eaux connues, de la géométrie, de l'algèbre, des statistiques.

  20. Intervenant 2

    Mais c'est là que le basculement s'opère. L'article nous emmène ailleurs. Il propose d'extraire ce triangle de son environnement discret pour le plonger, de force presque, dans l'analyse pure.

  21. Intervenant 1

    Ouais, dans l'étude de fonctions complexes avec des puissances. Mais c'est là que j'ai envie de faire une pause. C'est hyper paradoxal, visuellement.

  22. Intervenant 2

    En quoi c'est paradoxal ?

  23. Intervenant 1

    On visualise super bien ce triangle. Pour calculer des probabilités, c'est statique. C'est une pyramide d'entiers qui ne bouge pas. Alors que l'analyse, par essence, c'est le domaine du mouvement, du temps qui s'écoule, du continu. Comment une structure aussi discrète peut s'appliquer à ça ?

  24. Intervenant 2

    C'est une excellente question. Et pour construire ce pont, l'auteur de l'article observe une famille de fonctions très particulières.

  25. Intervenant 1

    Lesquelles ?

  26. Intervenant 2

    Prenons une fonction qui associe à une variable t l'expression suivante. 2 à la puissance n moins 1 multiplié par le cosinus de t et le tout élevé à la puissance n.

  27. Intervenant 1

    Wow, ok. Donc si on essaye de visualiser cette fonction, le cosinus de t, ça crée une oscillation infinie, des espèces de vagues régulières.

  28. Intervenant 2

    Tout à fait.

  29. Intervenant 1

    Mais en l'élevant à une puissance n, disons à la puissance 10 ou 20, on modifie complètement la forme de cette vague. Les crêtes vont devenir super pointues, les creux s'aplatissent ou s'inversent selon si n est paire ou impaire. Bref, on obtient une onde hyper complexe, mais qui reste quand même périodique, non ?

  30. Intervenant 2

    Exactement, elle reste périodique et surtout elle est intégrable. Ces ondes modélisent parfaitement ce qu'on appelle en physique des signaux bidimensionnels.

  31. Intervenant 1

    Signal audio, par exemple ?

  32. Intervenant 2

    Oui, un signal électrique, une vibration acoustique, une onde vidéo. Et dès qu'on veut manipuler de tels signaux, que ce soit pour les compresser sur un disque dur ou les transmettre sans perte, on a besoin de l'outil analytique ultime.

  33. Intervenant 1

    La transformée de Fourier.

  34. Intervenant 2

    Voilà.

  35. Intervenant 1

    La fameuse transformée de Fourier. Alors là, il faut qu'on s'arrête deux secondes pour qu'on soit bien tous sur la même longueur d'onde, si j'ose dire. La transformée de Fourier, c'est vraiment l'opération de traduction ultime. Si on veut faire une analogie pour notre audience, imaginons qu'une onde physique soit comme un accord joué sur un piano avec dix doigts en même temps. L'oreille entend un son global, un bloc. C'est ça. Eh bien, la transformée de Fourier, c'est l'équation qui va en quelque sorte écouter cet accord complexe et isoler mathématiquement la fréquence exacte et le volume de chaque note individuelle qui compose l'accord.

  36. Intervenant 2

    C'est une très belle image. On passe d'une représentation temporelle, le son brut qui évolue dans le temps, à une représentation fréquentielle. On obtient ce qu'on appelle le spectre du signal.

  37. Intervenant 1

    Et formellement, sur le papier, ça ressemble à quoi ?

  38. Intervenant 2

    Formellement, pour une fonction intégrable sur l'ensemble des réels, sa transformée se calcule avec une intégrale allant de moins l'infini à plus l'infini.

  39. Intervenant 1

    Ouh là ! D'accord.

  40. Intervenant 2

    Et on intègre quoi ? Le produit de notre fonction de départ avec une exponentielle complexe. Concrètement, on multiplie par e à la puissance moins i fois x fois

  41. Intervenant 1

    t. Attends, l'exponentielle complexe avec un i, c'est souvent là que l'intuition bloque un peu. On a un signal physique réel, genre une vibration, qu'on peut presque toucher. Et pour l'analyser, on introduit i, la racine carrée de moins 1, un nombre imaginaire. Pourquoi on a besoin de ça ?

  42. Intervenant 2

    Je comprends tout à fait le vertige. Mais en fait, l'exponentielle complexe, c'est juste le moyen mathématique le plus compact, le plus élégant, pour décrire une rotation parfaite.

  43. Intervenant 1

    Ah oui, le cercle trigonométrique !

  44. Intervenant 2

    Voilà. En multipliant par e puissance moins x fois t, l'intégrale ne fait pas que chercher des fréquences, elle agit comme un détecteur. Elle enroule notre signal autour d'un cylindre, dans le plan complexe, à une fréquence d'exploration x.

  45. Intervenant 1

    Et s'il y a une résonance ?

  46. Intervenant 2

    S'il y a une résonance, c'est-à-dire si le signal contient cette fréquence x, les valeurs vont s'accumuler dans une direction précise, ce qui va créer un gros pic. Le nombre complexe code donc deux infos d'un coup. L'amplitude de la fréquence et sa phase, le décalage temporel de l'onde.

  47. Intervenant 1

    C'est d'une puissance incroyable. Mais si on revient à notre fonction du départ, celle avec la puissance n, on doit intégrer ce fameux cosinus à la puissance n, multiplié par cet exponentiel complexe, sur un intervalle infini. Oui ! Sur le papier, si n vaut 8 ou 12, on va se retrouver avec une montagne de termes trigonométriques croisés. C'est le pire cauchemar d'un étudiant en maths, non ? Résoudre ça à la main, c'est foncer dans un mur algébrique.

  48. Intervenant 2

    C'est clair. Le calcul manuel devient cauchemar impraticable. Ou alors ça prendrait des heures avec un risque d'erreur énorme.

  49. Intervenant 1

    Donc, on fait comment ?

  50. Intervenant 2

    C'est là que l'article devient génial. Il montre comment la démarche scientifique moderne s'appuie sur la technologie, mais pas pour obtenir une valeur approchée, attention, pour manipuler la structure même de l'équation. On va faire appel aux calculs formels.

  51. Intervenant 1

    Ah, les systèmes CAS, Computer Algebra System.

  52. Intervenant 2

    Exactement.

  53. Intervenant 1

    Ce n'est plus du tout la calculatrice de collège qui crache un résultat avec 10 décimales. L'article mentionne la calculatrice FXCP400E. Ce jour de machine manipule des symboles absolus. Elle sait que x plus x, ça fait 2x, sans même savoir ce que vaut x.

  54. Intervenant 2

    Et cette capacité de manipulation symbolique va forcer la rencontre entre notre tableau discret, le triangle de Pascal, et notre intégrale continue.

  55. Intervenant 1

    Concrètement, ça se passe comment dans le programme ?

  56. Intervenant 2

    La première étape, c'est d'inscrire le triangle dans la mémoire matricielle de la machine. On initialise une matrice identité de taille N.

  57. Intervenant 1

    Donc une grille carrée avec des 1 sur la diagonale et des 0 partout ailleurs.

  58. Intervenant 2

    C'est ça. Et là, on lui injecte le code génétique du triangle, la petite règle d'addition dont on parlait au début. On programme une instruction qui dit pour toute ligne L et colonne K, la valeur A devient la somme de A et de A .

  59. Intervenant 1

    D'accord, donc la machine boucle là-dessus et paf, le triangle de Pascal devient une entité algorithmique dans sa mémoire vive.

  60. Intervenant 2

    Voilà.

  61. Intervenant 1

    Mais, et c'est là que je bloque un peu, on a une matrice d'entier d'un côté et notre grosse intégrale avec le cosinus de l'autre. C'est quoi le chaînon manquant pour relier les deux ?

  62. Intervenant 2

    Le chaînon manquant, c'est la façon dont on va réécrire notre signal. Et le traducteur universal ici, c'est la formule de l'air.

  63. Intervenant 1

    Ah bah oui, la formule de l'air. Celle qui relie la trigonométrie aux exponentiels complexes.

  64. Intervenant 2

    E puissance moins IT, le tout divisé par 2.

  65. Intervenant 1

    Attends, attends, je crois que j'ai le déclic.

  66. Intervenant 2

    Vas-y.

  67. Intervenant 1

    En fait, passer par la forme exponentielle, c'est comme traduire le signal physique dans une langue que le triangle de Pascal comprend. Parce que si le cosinus est une addition de deux termes, quand on l'élève à la puissance n, on élève une addition à la puissance n, c'est le binôme de Newton.

  68. Intervenant 2

    Et voilà, c'est exactement ça. Le simple fait d'utiliser l'exponentiel complexe force mathématiquement les coefficients de Pascal à entrer dans la danse.

  69. Intervenant 1

    C'est fou ! Le passage au plan complexe déverrouille toute la combinatoire cachée dans l'onde géométrique.

  70. Intervenant 2

    Oui, parce que quand on développe cette somme à la puissance n, on génère toute une série de termes. Et devant chaque terme exponentiel, le facteur multiplicatif qui apparaît naturellement, c'est le coefficient binomial de la énième ligne du triangle.

  71. Intervenant 1

    C'est d'une élégance folle ! Bon, donc la machine a tout en main. Le triangle est généré dans la matrice, le cosinus est traduit via Euler, l'intégrale de Fourier est paramétrée. Il se passe quoi quand on lance l'exécution pour des valeurs précises ? Disons pour n égale à 5 ou n égale à 8 ?

  72. Intervenant 2

    Eh bien, le résultat formel qui s'affiche à l'écran révèle l'apparition d'un nouvel objet mathématique. Un objet fondamental en théorie de la mesure et en physique quantique d'ailleurs. La distribution de Dirac, généralement notée avec la lettre grecque delta.

  73. Intervenant 1

    La fameuse fonction delta de Dirac. Alors, pour qu'on puisse bien visualiser, ce n'est pas une fonction classique. Non,

  74. Intervenant 2

    pas du tout.

  75. Intervenant 1

    C'est un concept qui vaut zéro absolument partout sur l'axe des réels, sauf en zéro. Et là, sa valeur jaille vers l'infini avec une propriété très spéciale et charrée. L'air total sous ce pic infiniment fin vaut exactement 1. En physique, c'est comme la modélisation d'une masse ponctuelle parfaite ou, dans notre cas, d'une fréquence absolument pure.

  76. Intervenant 2

    Exactement. Et son apparition sur l'écran de la calculatrice n'a rien de magique. C'est la conséquence mécanique de la transformée de Fourier.

  77. Intervenant 1

    C'est-à-dire ?

  78. Intervenant 2

    La transformée de Fourier d'une onde exponentielle pure, par définition, c'est une impulsion de Dirac, localisée très exactement sur la fréquence de cette onde. Et comme notre développement du binôme a décomposé le cosinus puissance n en une somme de n plus 1 ondes pures distinctes,

  79. Intervenant 1

    Ah, la transformée va logiquement crasher n plus 1 pics de Dirac.

  80. Intervenant 2

    Le signal hyper compliqué du départ se décompose en une série de pics de résonance parfaitement alignés sur un axe.

  81. Intervenant 1

    D'accord, mais le vrai choc visuel dont parle la source, ce n'est pas juste l'apparition des pics, c'est leur amplitude. Parce que l'équation ne donne pas juste des fonctions delta toutes nues. Chaque impulsion est multipliée par un coefficient spécifique.

  82. Intervenant 2

    Et c'est là que la magie opère. Si on regarde la sortie pour n égal à 5, les coefficients qui se placent devant les pics de Dirac successifs sont 1, 5, 10, 10, 5 et 1.

  83. Intervenant 1

    La sixième ligne du triangle de Pascal. C'est bluffant, on a un outil de combinatoire discret d'un côté, une onde continue de l'autre, et c'est la fonction de Dirac qui sert de ciment entre les deux.

  84. Intervenant 2

    La symétrie est absolue. Les calculs de probabilités qui indiquent les chances à pile ou face dictent littéralement l'amplitude des fréquences fondamentales de cette onde.

  85. Intervenant 1

    L'article explique que cette expérience sur son machine permet de formuler une conjecture sans même noircir des pages de calcul. L'équation globale se dessine toute seule.

  86. Intervenant 2

    Oui, on peut la résumer ainsi. La transformée de Fourier de notre fonction de départ, donc 2 puissance n moins 1 fois le cosinus puissance n, est égale à π multiplié par une somme.

  87. Intervenant 1

    Une somme de quoi ?

  88. Intervenant 2

    La somme pour k allant de 0 à n des coefficients binomions k parmi n multipliés par la fonction delta de Dirac évaluée au point de fréquence x plus n moins 2k.

  89. Intervenant 1

    Et le plus beau, c'est que le calcul formel valide ça de manière absolue. On utilise la fonction expand sur la machine pour lui dire de développer algébriquement l'expression avec n comme variable. Et la machine distribue la constante pi et valide la relation pour tout entier naturel. L'observation empirique devient une certitude mathématique.

  90. Intervenant 2

    C'est vraiment ça. Ça illustre de manière spectaculaire le changement de paradigme dans notre façon d'explorer les mathématiques aujourd'hui. L'outil informatique ne remplace pas la réflexion, au contraire.

  91. Intervenant 1

    Il faut quand même avoir l'idée de convoquer Euler et de coder la récursivité.

  92. Intervenant 2

    Exactement. L'humain fournit l'architecture profonde et on délègue la mécanique lourde à la machine. Ça rend visible une beauté sous-jacente que le brouillard de dizaines de pages de calcul manuel aurait probablement masqué.

  93. Intervenant 1

    C'est une vraie leçon d'élégance scientifique. Quand on y pense, des outils inventés au XVIIe siècle pour résoudre les problèmes de jeux de hasard, de simples additions tracées sur des parchemins, constituent en réalité la charpente de phénomènes vibratoires continus. Le triangle de Pascal dicte les lois de distribution spectrale des signaux qui transitent par nos fibres optiques aujourd'hui. Je trouve ça merveilleux.

  94. Intervenant 2

    Courbe la probabilité d'un événement aléatoire et la décomposition en fréquence d'une onde physique, enfin d'une onde. Les frontières entre algèbre, géométrie et analyse ne sont vraiment que des artefacts de notre façon d'enseigner. Ce ne sont pas des réalités de la nature.

  95. Intervenant 1

    Bon, si on résume cette exploration pour notre audience, la logique est implacable. On est parti d'une loi d'addition super triviale, d'une matrice carrée en train de se remplir d'entiers. Ensuite, on a dû traverser le pont tendu par la formule de Euler pour traiter des signaux ondulatoires.

  96. Intervenant 2

    Et cette traduction a projeté le binôme de Newton dans le domaine continu.

  97. Intervenant 1

    Exactement. Ce qui a abouti à cette équation magnifique, dominée par des transformés de Fourier et des pics d'intensité de Dirac, le tout validé par la rigueur froide mais indispensable du calcul symbolique.

  98. Intervenant 2

    C'est la preuve que la résolution d'un problème d'analyse complexe passe parfois juste par l'identification de la bonne grille de lecture discrète.

  99. Intervenant 1

    Absolument. Et cette réalisation vertigineuse soulève une interrogation hyper stimulante, quelque chose sur lequel quiconque écoute aujourd'hui pourra continuer à méditer. Si une structure discrète, aussi ancienne et simple que le triangle de Pascal, s'avère piloter secrètement le comportement d'onde continue traité par les algorithmes de nos smartphones, on est en droit de se demander…

  100. Intervenant 2

    Oui, quelles autres figures élémentaires cachent encore des secrets ?

  101. Intervenant 1

    C'est ça. Quelles autres figures mathématiques basiques, apprises machinalement sur les bancs de l'école, cachent encore en elles les équations fondamentales des révolutions technologiques de demain ?

  102. Intervenant 2

    L'exploration des mathématiques est un processus de redécouverte permanent. Ce qui semble figé dans les manuels d'arithmétique finit toujours, tôt ou tard, par s'animer dans les équations de la physique.

  103. Intervenant 1

    C'est super bien dit. Et c'est sur ce vertige intellectuel que s'achève notre analyse des documents d'aujourd'hui. Merci d'avoir partagé votre expertise sur sujets exigeants mais fascinants.

  104. Intervenant 2

    Merci, c'était un vrai plaisir de décortiquer tout ça.

  105. Intervenant 1

    Et nous espérons que cette traversée aura nourri la curiosité et l'esprit critique de notre audience. À très bientôt dans le podcast du magazine Tangente pour poursuivre le décodage des grandes idées mathématiques.

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