
4 oct. 2017 · 14 min
Journée Tangente 2018 : des conférences aux fractales
Dans cet épisode audio, suivez le programme à travers le musée : conférences, signatures, jeux, art fractal, expositions et trophées.
Collections de cet épisode (3)
Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?
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Intervenant 1
Imaginons un instant qu'on demande à quelqu'un d'écrire un dictionnaire.
Intervenant 2
D'accord.
Intervenant 1
Mais au lieu de définir des mots, cette personne doit définir des nombres.
Intervenant 2
Oh, c'est pas commun, ça.
Intervenant 1
Non, pas du tout. On pourrait se demander quelle est la personnalité du chiffre 7, par exemple. D'accord. Ou l'histoire cachée derrière le nombre 28.
Intervenant 2
C'est une approche fascinante,
Intervenant 1
ouais. Bonjour et bienvenue dans le podcast du magazine Tangente, The Deep Dive. Aujourd'hui, on s'immerge dans un événement vraiment unique, la Journée Tangente.
Intervenant 2
Oui, qui se déroule le dimanche 2 décembre 2018.
Intervenant 1
Exactement. Et ça se passe dans un lieu mythique, le Musée des Arts et Métiers.
Intervenant 2
C'est le cadre parfait, honnêtement.
Intervenant 1
Complètement. Mais attention, le pute aujourd'hui, c'est pas de lire un simple agenda ou un emploi du temps. On va vraiment décortiquer comment cet événement rend les mathématiques vivantes.
Intervenant 2
Parce qu'elles le sont, vivantes. Souvent, la perception publique s'arrête au tableau noir poussiéreux, à la craie, aux calculs abstraits.
Intervenant 1
Voilà, la règle froide.
Intervenant 2
C'est ça. Alors qu'en fait, quand on regarde le programme de cette journée, on réalise que les maths sortent des équations pour investir la culture, l'art, le jeu. C'est un vrai pont entre le passé et l'avenir.
Intervenant 1
Bon, décortiquons un peu tout ça et commençons naturellement par la théorie et la parole. Il y a toute une série de conférences prévues à l'amphithéâtre Abbé Grégoire.
Intervenant 2
Oui, des conférences présentées par Christophe Rabelou d'ailleurs.
Intervenant 1
Et la diversité des sujets est vertigineuse. C'est comme un festival de musique éclectique mais pour les maths. Chaque conférencier joue d'un instrument différent.
Intervenant 2
J'aime beaucoup l'analogie.
Intervenant 1
Et donc, on y retrouve ce fameux dictionnaire de presque tous les nombres entiers de Daniel Lignon. Au début, j'ai vraiment cru à une blague, quoi. Un nombre, c'est une quantité, un point, c'est tout.
Intervenant 2
C'est ce qu'on nous apprend à l'école, oui.
Intervenant 1
Ben oui. Mais en fait, ils ont de véritables profils psychologiques. Lignon explique par exemple que le nombre 6, c'est pas juste 5 plus 1. C'est le premier nombre parfait.
Intervenant 2
Et c'est un concept magnifique ! Pour les anciens grecs, un nombre parfait, c'est un nombre qui est égal à la somme de ses diviseurs propres.
Intervenant 1
Attends, c'est-à-dire ?
Intervenant 2
Eh bien, les diviseurs de 6 sont 1, 2 et 3. Et si on fait l'addition 1 plus 2 plus 3, bah ça fait 6.
Intervenant 1
Ah oui, c'est fou !
Intervenant 2
Individualité. C'est pas juste des outils pour compter.
Intervenant 1
Ce sont des fondations.
Intervenant 2
Exactement. Et ça s'inscrit dans une longue généalogie. C'est de l'histoire, au fond.
Intervenant 1
Et justement, l'histoire est très présente. Les nombres ne sont pas tombés du ciel. Marc Mouillon, un historien, vient y parler du Liberabassi de Fibonacci.
Intervenant 2
Une œuvre majeure, oui, publiée en 1202. Et
Intervenant 1
ça, ça m'a fait réaliser un truc. J'ai essayé de faire une multiplication avec des chiffres romains récemment.
Intervenant 2
Ouh là, bon courage !
Intervenant 1
C'est un cauchemar absolu. Multiplier 24 par 7, sans poser de chiffres arabes, c'est fini, c'est impossible.
Intervenant 2
C'était toute la difficulté de l'Europe avant Fibonacci. On utilisait les chiffres romains et le boulier, la BAC. C'était lourd sujet aux erreurs. Fibonacci, il a importé le système indo-arabe avec le zéro.
Intervenant 1
Le zéro et la notation positionnelle, c'est ça avec ça ?
Intervenant 2
Voilà. Et si on regarde l'impact, c'est un peu l'équivalent d'installer un nouveau système d'exploitation dans le cerveau humain de l'époque. Ça a révolutionné le commerce et la science.
Intervenant 1
Une vraie bascule technologique. Mais il n'y a pas que l'infini de Mickaël Le Ney ou les maths du monde de Hervé Lénig au programme. Il y a aussi la dimension ludique avec Michel Criton et Jean-Paul Idelay.
Intervenant 2
Les mathématiques récréatives, tout à fait.
Intervenant 1
Et puis, il y a des figures historiques incroyables. La conférence sur Sophie German, par exemple, mise en lumière par Anne Boyer et Christine Charreton.
Intervenant 2
Sophie German, c'est une figure exceptionnelle.
Intervenant 1
Pendant longtemps, pour moi, c'était juste un nom de rue. Mais on parle d'une femme sous la Révolution française qui devait utiliser un faux nom, Monsieur Leblanc, pour échanger avec gosses.
Intervenant 2
Parce que la société refusait qu'une femme fasse des mathématiques à ce niveau ?
Intervenant 1
C'est révoltant quand on y pense.
Intervenant 2
Complètement. Mais ses contributions, elles, sont restées. Elle a fait avancer le grand théorème de Fermat. On parle même des nombres premiers de Sophie Germain.
Intervenant 1
Et elle a fait le pont vers la physique, non ?
Intervenant 2
Oui, c'est elle qui a posé les bases de la théorie de l'élasticité des surfaces. Sans ses travaux sur la vibration des métaux, des structures comme la Tour Eiffel n'auraient pas pu être construites en sécurité.
Intervenant 1
Et bien c'est là que ça devient vraiment passionnant. On passe de nombres premiers abstraits à l'ingénierie d'une tour de 300 mètres.
Intervenant 2
L'abstraction qui devient tangible, voilà.
Intervenant 1
Et ça nous amène parfaitement à la suite du programme. Après l'amphi, le public peut se rendre à l'église Saint-Martin-des-Champs.
Intervenant 2
Un endroit magnifique d'ailleurs.
Intervenant 1
Oui, un lieu inattendu pour des dédicaces. De midi à 16h, on y retrouve Mickaël Lenné qui signe son grand roman des maths.
Intervenant 2
Qui a été doublement primé, il faut le rappeler. Prix Tangente 2017 et Prix des lycéens 2018.
Intervenant 1
C'est pas rien. Et petit détail pratique au passage, tout achat sur le stand permet de repartir avec le dernier numéro de Tangente gratuit.
Intervenant 2
C'est un beau geste pour les lecteurs.
Intervenant 1
Mais ce qui m'a vraiment interpellé dans cette église, c'est la bande dessinée.
Intervenant 2
Ah, la BD mathématique ?
Intervenant 1
Ouais. Honnêtement, j'ai cru à un gadget pédagogique. Une BD, ça demande du rythme, de l'action. Les maths dans la tête des gens, c'est statique.
Intervenant 2
C'est contemplatif, oui.
Intervenant 1
Comment on fait pour marier les deux sans faire un manuel scolaire barbant ? Surtout avec un album comme « La suite de Skolem » de l'auteur Marek ou « Les déductions du professeur Pythaglide » de Patricia Lebrun. Comment on met en scène une suite mathématique ?
Intervenant 2
C'est une question de perspective sur ce qu'est l'action en fait. Prenez une suite de ce collème. C'est un puzzle
Intervenant 1
logique. D'accord, un
Intervenant 2
puzzle. Imaginez que vous devez placer des paires de nombres dans des cases. Deux chiffres 1 doivent être séparés par une seule case, deux chiffres 2 par deux cases, etc. L'action ici, c'est pas une course-poursuite.
Intervenant 1
C'est intellectuel.
Intervenant 2
C'est la résolution d'un mystère. Le lecteur mène l'enquête et l'espace de la page de BD devient son espace mental.
Intervenant 1
Une enquête intellectuelle visuelle, en somme. Et en parlant de visuel, l'art est aussi hyper présent. Il y a l'exposition « Oscar Tangente » avec Denise de Marais-Pranville et Skovdza.
Intervenant 2
L'art et les mathématiques sont profondément liés.
Intervenant 1
Bah oui, on a aussi Patrice Genère, qui est présenté comme un graveur d'équations. Au lieu de graver des portraits, il grave des surfaces mathématiques minimales sur du cuivre.
Intervenant 2
C'est fascinant, parce que pour un mathématicien, une équation complexe, c'est déjà une image mentale. C'est une surface qui se plie, qui se tord.
Intervenant 1
Mais pour nous autres mortels, ce sont juste des lettres grecques incompréhensibles.
Intervenant 2
Voilà, et le travail de l'artiste, comme Jenner ou l'équipe d'Oscarte, c'est de traduire cette rideau repure en émotions humaines. C'est compiler le code source pour que l'œil puisse en voir la beauté, sans avoir besoin de faire le calcul.
Intervenant 1
C'est très poétique. Donc on part de l'histoire, on passe par la visualisation, mais il manque l'action, la manipulation.
Intervenant 2
Parce que les maths, c'est aussi un verbe, il faut expérimenter.
Intervenant 1
C'est ça. Et au premier et deuxième étage du musée, c'est un véritable foisonnement d'ateliers. Il y a de la magie mathématique avec Dominique Souder.
Intervenant 2
Très efficace pour captiver le public.
Intervenant 1
Et des jeux de société animés par toute une armée de passionnés. On retrouve Michel Criton, l'équipe du CIGM avec Marie-Josée Pastel, Joëlle Lamant, Anne Drivière, Charlotte Poma.
Intervenant 2
Il y a aussi Nicolas Pellet de Plaisirmats et Alain Brobecker.
Intervenant 1
Sans oublier l'association Playmats, Jean-Jacques Dupasse, François Lavallou avec ses polyèdres, Philippe Sichon et ses casse-têtes.
Intervenant 2
C'est une approche très tactile des mathématiques.
Intervenant 1
Absolument. Mais ce qui m'a frappé, c'est un contraste énorme. D'un côté, on a les ateliers Casio.
Intervenant 2
Oui, la création de jeux en Python, des algorithmes artistiques.
Intervenant 1
Donc on est dans le code, le numérique pur. Et juste à côté, Brigitte Alix anime un atelier sur la fabrication et l'utilisation d'Astrolab,
Intervenant 2
C'est le grand écart technologique.
Intervenant 1
C'est incroyable. Passer de Python à un instrument de laiton du Moyen Âge. Au fond, un astrolabe, c'est un peu l'ancêtre du smartphone.
Intervenant 2
Mais carrément, c'est un ordinateur analogique. Un astrolabe résout des problèmes astronomiques instantanément. Pas avec du silicium, mais avec de la géométrie.
Intervenant 1
Par le mouvement physique des disques.
Intervenant 2
C'est basé sur la projection stéréographique, une méthode pour aplatir la voûte céleste en 3D sur un disque en 2D. L'astronome du Moyen Âge qui tourne ses rouages, il exécute un algorithme physique, tout comme le jeune d'aujourd'hui qui tape ses lignes de code Python.
Intervenant 1
La technologie change, mais la pensée spatiale reste la même. C'est
Intervenant 2
fou. C'est intemporel. Et c'est cette continuité qui est au cœur de la réflexion des pédagogues présents. Il y a d'ailleurs une grande réunion pour les enseignants de toutes matières,
Intervenant 1
Ah oui, avec des figures majeures de l'éducation, Alice Arnulde de la PMP, Martine Briot, Gilles Cohen, Agathe Ducas, Stéphane Hervé et André Delédic du célèbre concours Kangourou.
Intervenant 2
C'est une vraie table ronde de haut niveau. On y parle d'interdisciplinarité.
Intervenant 1
Et il récompense même des projets, avec les prix Bernard Novelli et André Parent. D'ailleurs, le magazine offre 3 mois d'abonnement numérique gratuit aux enseignants.
Intervenant 2
C'est une belle incitation à s'ouvrir. Parce que le problème des maths à l'école, c'est l'isolement.
Intervenant 1
C'est-à-dire ?
Intervenant 2
Si on enseigne les maths en vase clos, on les mutile. Les initiatives comme LitéraMath, qui lit littérature et mathématiques, ou le lien avec le jeu de bridge, ça casse les silos éducatifs.
Intervenant 1
On sort du côté calcul bête et méchant, quoi.
Intervenant 2
La connaissance a de la valeur quand on la manipule et qu'on la connecte au reste du monde. On transmet pas juste un théorème, on transmet l'étincelle.
Intervenant 1
Alors, qu'est-ce que tout ça nous dit au fond ? Parce qu'il y a un dernier grand thème qui traverse cette journée, c'est l'infini.
Intervenant 2
Ah l'infini, et plus particulièrement les fractales.
Intervenant 1
C'est ça. On a Jérémy Brunet et son atelier d'art fractal, François Gaudel de Science Ouverte, qui fait réaliser des pavages et des courbes géantes au public.
Intervenant 2
C'est vertigineux, les fractales.
Intervenant 1
Surtout que Marie Luissier anime un atelier, Flocons fractales, pour les enfants de 7 à 12 ans.
Intervenant 2
À travers des comptes, oui.
Intervenant 1
Mais comment on explique l'itération infinie à un gamin de 7 ans ? La plupart des adultes paniquent face à ça.
Intervenant 2
Eh bien, paradoxalement, les enfants ont un avantage cognitif sur les adultes.
Intervenant 1
Vraiment ? Parce qu'ils sont plus naïfs ?
Intervenant 2
Non, parce qu'ils ne sont pas entorbridés par la peur du formalisme. Prenez le flocon de Koch, une fractale très classique. Vous prenez un triangle. Au milieu de chaque côté, vous ajoutez un triangle plus petit.
Intervenant 1
Ok, je visualise.
Intervenant 2
Et sur ces nouveaux côtés, un autre triangle plus petit. Et ça, à l'infini. Mathématiquement, c'est terrifiant pour un adulte.
Intervenant 1
Pourquoi ?
Intervenant 2
Parce que le périmètre de cette forme devient infini. La ligne n'arrête pas de se plier. Mais sa surface, elle, reste finie. Elle ne débordera jamais du cercle tracé autour.
Intervenant 1
Un périmètre infini enfermé dans un espace fini. C'est vrai que ça fait
Intervenant 2
mal à la tête. L'adulte cherche l'équation et il bloque. L'enfant, lui, écoute Marie Luissier lui parler d'une faiseuse de neige, d'une clé magique. L'idée qu'un motif se répète à l'infini comme un palais des glaces, l'enfant l'accepte intuitivement.
Intervenant 1
C'est de la magie narrative en fait.
Intervenant 2
Exactement. Le conte permet de contourner le blocage cognitif et de planter cette graine d'abstraction.
Intervenant 1
C'est d'une élégance folle. Utiliser des contes de fées pour enseigner l'infini. Et tout ça nous mène au point d'orgue de la journée, entre 16h et 18h.
Intervenant 2
La grande cérémonie dans l'amphithéâtre.
Intervenant 1
Retransmis en direct, animé par Mathieu Vidard de France Inter.
Intervenant 2
C'est la remise des trophées Tangente.
Intervenant 1
Avec la remise du prix du livre, du prix des lycéens, du meilleur article, le prix Bernard Lovelli et le concours Affaires de logique.
Intervenant 2
C'est la célébration de l'excellence, au beau milieu de ce musée. On est entouré par l'exposition « Sous la surface, les maths » d'Olivier Druet, l'exposition du champ, celle sur les unités de mesure.
Intervenant 1
Et le lieu, le musée des arts et métiers, donne tout son sens à l'événement.
Intervenant 2
C'est clair, on déambule parmi des moteurs à vapeur, des avions historiques, des rouages de toutes sortes. Les maths sont souvent vues comme détachées du monde physique. Mais dans ce musée, on réalise que chaque machine, chaque innovation technologique, c'est une théorie mathématique devenue physique.
Intervenant 1
L'aérodynamisme, la mécanique, tout ça, c'est des maths appliquées.
Intervenant 2
Absolument. Remettre ces prix ici, c'est rappeler que derrière chaque objet technique, il y a une équation sous-jacente.
Intervenant 1
C'est une vraie claque intellectuelle quand on y pense. On a commencé notre immersion avec des nombres qui ont des personnalités. On a parlé de bandes dessinées, d'astrolabes, de contes de fées pour expliquer l'infini.
Intervenant 2
C'est la preuve éclatante que cette matière est organique, créative et profondément humaine.
Intervenant 1
Mais du coup, en regardant tous ces vieux moteurs en métal lourd et en voyant les jeunes d'aujourd'hui coder en piton ou modéliser des fractales, ça pose une vraie question sur l'avenir, non ?
Intervenant 2
C'est une réflexion fascinante, oui. L'ingénierie d'hier était très lourde, très tangible. Il fallait tordre le métal pour appliquer les lois de la géométrie.
Intervenant 1
On touchait la technologie, on avait les mains dans le cambouis quoi !
Intervenant 2
Mais demain, avec l'intelligence artificielle, la cryptographie, les biotechnologies, les objets du futur seront peut-être immatériels.
Intervenant 1
Entièrement conceptuels.
Intervenant 2
Si la véritable ingénierie de demain, c'était juste de manipuler des idées pures, ces équations invisibles qu'on enseigne aujourd'hui par le jeu ou l'art, ce sont peut-être les véritables plans d'architecture des machines du futur.
Intervenant 1
Une ingénierie de l'invisible. C'est vertigineux, franchement. Ça donne envie de regarder la moindre équation avec un œil totalement différent. Ce n'est pas de la théorie poussiéreuse, c'est la trame même de notre avenir.
Intervenant 2
C'est exactement
Intervenant 1
ça. Un immense merci d'avoir partagé cette exploration avec nous. De la magie des nombres parfaits au vertige des fractales, on voit bien que les mathématiques sont partout. Continuez de chercher les géométries cachées autour de vous et à très vite pour une nouvelle plongée passionnante dans les idées qui transforment notre monde.
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