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18 nov. 2021 · 6 min

Groupes mathématiques : d’où viennent « commutatif » et « abélien » ?

Dans cet épisode audio, suivez le parcours des mots, de « commutatif » chez Leibniz à « abélien » pour les groupes et « galoisien » pour les extensions.

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  1. Intervenant 1

    Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente. Aujourd'hui, on se lance dans un grand décryptage d'un article vraiment passionnant qui s'appelle « Les mots des groupes ».

  2. Intervenant 2

    Oui, un très bel article en effet.

  3. Intervenant 1

    Et on s'est tous déjà demandé ce qui se passe quand on découvre une dimension mathématique totalement inédite pour réaliser ensuite que les mots pour la décrire n'existent tout simplement pas.

  4. Intervenant 2

    C'est le grand vide.

  5. Intervenant 1

    C'est ça. Et c'est exactement le mur auquel s'est heurté Évariste Galois au XIXe siècle. Il introduit ce concept énorme de groupe, mais sans avoir le vocabulaire formel pour l'expliquer. Bon, décortiquons tout ça.

  6. Intervenant 2

    C'est un véritable défi linguistique en fait. Parce que quand on invente un concept, il faut forcément lui donner un nom qui a du sens.

  7. Intervenant 1

    Oui, complètement.

  8. Intervenant 2

    Et ce qui est fascinant ici, c'est qu'il faut remonter au racile des opérations mathématiques de base pour comprendre. Prenons un mot tout simple comme « commutatif » par exemple.

  9. Intervenant 1

    Ah, commutatif. Alors ça, j'avoue que ça me rappelle surtout de lointains cours de collège. Mais ça vient d'où exactement ?

  10. Intervenant 2

    Eh bien, ça nous vient de Leibniz dans les années 1660. Il cherchait un mot pour expliquer que l'ordre des éléments ne change absolument pas le résultat de l'opération.

  11. Intervenant 1

    Que l'on écrive A, B ou BA, c'est pareil quoi.

  12. Intervenant 2

    C'est ça. Donc il a fusionné du latin « cum » qui signifie « avec » et « mutare » pour dire « changer ».

  13. Intervenant 1

    Attends, c'est comme faire sa valise en fait. Que je mette d'abord mes chemises puis mes chaussures ou l'inverse, à la fin ma valise est pleine exactement de la même façon.

  14. Intervenant 2

    Oui, l'analogie est très bonne sur le résultat final.

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