tangenteAudio

21 juin 2022 · 7 min

Whitehead : le mathématicien dans l’ombre de Russell

Dans ce podcast, suivez le parcours de Whitehead, de sa collaboration avec Russell sur les Principia à son passage des mathématiques à la philosophie.

Premium
Collections de cet épisode (4)

Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?

Transcription

Afficher la transcription

Transcription automatique

  1. Intervenant 1

    Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente. Aujourd'hui, on va se plonger dans l'article Alfred Whitehead, un complice dans l'ombre.

  2. Intervenant 2

    Oui, un super article.

  3. Intervenant 1

    Et la mission du jour, c'est vraiment de sortir de l'oubli un homme qui a coécrit l'une des œuvres mathématiques les plus monumentales de l'histoire, en fait.

  4. Intervenant 2

    Ouais, les fameux Principia Mathematica.

  5. Intervenant 1

    Voilà. Sauf qu'il s'est fait complètement éclipsé par son partenaire, le célébrissime Bertrand Russell.

  6. Intervenant 2

    Et c'est fou parce que c'est vraiment le grand paradoxe de cette histoire. Dans l'imaginaire collectif, Whitehead est souvent vu un peu comme, disons, le petit assistant de Russell.

  7. Intervenant 1

    Ouais, le gars qui l'aidait à mettre en forme ses idées.

  8. Intervenant 2

    C'est ça, le collaborateur de l'ombre pour le génie. Mais la réalité est tout autre. Parce que quand le jeune Russell débarque au Trinity College de Cambridge, on est en 1890, Whitehead est déjà en poste. En fait, c'est son professeur.

  9. Intervenant 1

    Ah oui, c'est carrément le prof.

  10. Intervenant 2

    Ouais, ce n'est pas l'inverse du tout.

  11. Intervenant 1

    D'accord, donc le professeur s'associe à l'élève. Mais qu'est-ce qui les pousse à s'enfermer pendant 20 ans pour écrire ce bouquin ?

  12. Intervenant 2

    C'est une véritable obsession commune pour les fondements des mathématiques. À l'époque, leur but, c'est de prouver ce qu'on appelle le logicisme.

  13. Intervenant 1

    Le logicisme, d'accord.

  14. Intervenant 2

    Oui, c'est l'ambition de démontrer que toutes les mathématiques pures, donc l'arithmatique, l'analyse, tout ça, que ce ne sont pas des disciplines indépendantes, mais qu'elles découlent strictement et uniquement de prémices logiques élémentaires.

  15. Intervenant 1

    Donc en gros, concrètement, ça veut dire reconstruire chaque théorème en utilisant que les règles de la logique formelle.

  16. Intervenant 2

    Exactement. Sauf qu'un autre mathématicien avant eux, Gottlob Frege, s'y était déjà cassé les dents.

  17. Intervenant 1

    Ah bon ?

  18. Intervenant 2

    Ouais, à cause de paradoxes d'autoréférence en fait.

  19. Intervenant 1

    Ah oui, les fameux paradoxes. Le plus connu, c'est celui soulevé par Russell lui-même d'ailleurs. L'histoire du barbier.

  20. Intervenant 2

    Voilà, le barbier.

  21. Intervenant 1

    Pour ceux qui voient pas, c'est... Imaginez un village où le barbier rase tous les hommes qui ne se rasent pas

  22. Intervenant 2

    eux-mêmes.

  23. Intervenant 1

    Et uniquement ceux-là. Et là, il y a la question fatale. Qui rase le barbier ?

  24. Intervenant 2

    Eh bah oui !

  25. Intervenant 1

    S'il se rase lui-même, il enfreint sa propre règle puisqu'il ne doit raser que ceux qui ne se rasent pas eux-mêmes.

La suite de la transcription est réservée aux abonnés.

S’abonner

À écouter ensuite

Des épisodes qui partagent une playlist, une figure ou un domaine avec celui-ci.