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18 févr. 2021 · 14 min

Télévision 3D : comment un écran plat crée-t-il du relief ?

Cet épisode suit le parcours de deux images, des yeux jusqu’au cerveau, puis décrypte le rôle des lunettes et la piste des écrans à prismes.

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Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?

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  1. Intervenant 1

    Bienvenue à toutes et à tous dans le podcast du magazine Tangente. Je suis hyper excitée de vous retrouver aujourd'hui pour une nouvelle exploration. Et franchement, le sujet du jour est juste fascinant.

  2. Intervenant 2

    Bonjour tout le monde. Oui, c'est clair qu'on va plonger dans quelque chose d'assez incroyable aujourd'hui.

  3. Intervenant 1

    Bah écoute, on a l'habitude de percevoir notre réalité avec une évidence géométrique qui est totale. De la hauteur, de la largeur, de la profondeur. Enfin, le monde physique est volumineux par nature quoi, il est immersif.

  4. Intervenant 2

    Complètement. On vit en 3D en permanence. Voire en 4D d'ailleurs, si on ajoute le temps. Un petit clin d'œil à la théorie de la relativité au passage.

  5. Intervenant 1

    Ah oui, la fameuse 4D. Mais le paradoxe absolu de notre époque moderne, c'est que la seconde où l'on s'assoit face à un écran, cette troisième dimension, elle est purement et simplement annulée. C'est un aplatissement complet de la réalité.

  6. Intervenant 2

    C'est ça. On la réduit à une simple dalle de verre de quelques millimètres d'épaisseur. Et biologiquement parlant, ça crée une anomalie redoutable pour notre cortex visuel en fait.

  7. Intervenant 1

    Parce que notre cerveau n'est pas du tout fait pour ça, c'est bien ça.

  8. Intervenant 2

    Exactement. Le système nerveux humain, il est entièrement câblé pour appréhender les volumes. Il doit évaluer les distances d'un simple coup d'œil et anticiper les trajectoires dans l'espace physique. Retirer la profondeur d'une scène, c'est amputer le cerveau d'une donnée de survie fondamentale.

  9. Intervenant 1

    Donc la mission de notre plongée dans les sources aujourd'hui, c'est vraiment de comprendre l'ingénierie presque diabolique qui se cache derrière la télévision 3D.

  10. Intervenant 2

    Diabolique, c'est le mot, oui.

  11. Intervenant 1

    Comment la technologie fait-elle pour pirater notre propre biologie finalement. Et on va voir comment les mathématiciens et les ingénieurs optiques réussissent à forcer l'apparition d'un relief spectaculaire, là où il n'y a physiquement qu'une matrice de pixels totalement plate.

  12. Intervenant 2

    Et pour comprendre ça, on va devoir mêler des neurosciences, de la géométrie spatiale et de l'ingénierie optique de pointe. Ça va être technique, mais tu vas voir, c'est incroyablement accessible.

  13. Intervenant 1

    J'ai hâte. Alors, commençons par la base. Comment est-ce qu'on passe d'une simple lumière à une image en 3D dans notre tête ?

  14. Intervenant 2

    En fait, la réponse ne réside pas uniquement dans l'électronique de l'écran. C'est surtout dans l'exploitation des limites de la perception humaine. Notre appareil visuel, ce n'est pas une caméra objective, c'est un interprète.

  15. Intervenant 1

    Un interprète, d'accord, donc il filtre les choses.

  16. Intervenant 2

    Oui, et pour tromper cet interprète, il faut d'abord comprendre comment il traduit la lumière en réalité. Tout commence sur la rétine, qui est tapissée de cellules photoréceptrices. Quand les photons frappent cette membrane, il y a des protéines spécifiques qui changent de forme

  17. Intervenant 1

    instantanément. Et c'est ça qui crée le signal

  18. Intervenant 2

    bi. Voilà. Ça déclenche ce qu'on nomme un potentiel d'action. La tension électrique de la membrane neuronale monte en flèche, crée une décharge et retombe en une fraction de millisecondes.

  19. Intervenant 1

    Donc c'est la traduction du signal lumineux en signal électrique. Le fameux potentiel d'action, c'est le seul vocabulaire que le cerveau est capable de lire finalement.

  20. Intervenant 2

    C'est exactement ça. C'est un phénomène d'une brutalité cellulaire inouïe. C'est un système binaire, une impulsion qui va voyager le long d'une ère optique.

  21. Intervenant 1

    Comme des millions de petits interrupteurs qui s'allument et s'éteignent.

  22. Intervenant 2

    Ouais. Des millions de ces décharges se propagent en permanence vers le cortex visuel qui est situé à l'arrière du crâne.

  23. Intervenant 1

    Mais le problème de ce que j'ai lu dans nos sources, c'est que quand on observe l'anatomie, la bande passante de ce nerf optique est finalement très très insuffisante, non ?

  24. Intervenant 2

    C'est le grand paradoxe de notre vision, oui. Le flux de données brutes envoyés par les yeux ne contient pas assez d'informations pour générer la complexité de l'environnement qu'on a l'impression de voir en haute définition.

  25. Intervenant 1

    Attends, donc ça veut dire qu'on ne voit pas vraiment en haute définition, on continue ?

  26. Intervenant 2

    Et non. La neurologie moderne le confirme largement. Le cortex visuel ne reçoit pas une vidéo parfaite en temps réel. Il reçoit des fragments, des indices électriques et parts.

  27. Intervenant 1

    Wow. Et donc face à ce minc cruel de données, comment il fait le cerveau ? Il doit improviser ?

  28. Intervenant 2

    Il improvise totalement. L'essentiel de notre champ visuel conscient, c'est donc une construction, une conjecture permanente générée par nos réseaux neuronaux.

  29. Intervenant 1

    Mais c'est là que ça devient vraiment intéressant. Notre cerveau fonctionne exactement comme le système de texte prédictif d'un téléphone.

  30. Intervenant 2

    C'est une excellente analogie, oui.

  31. Intervenant 1

    Bah oui, quand on tape les trois premières lettres d'un mot, le système devine la fin pour remplir les trous.

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