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24 oct. 2022 · 15 min

Journée Tangente 2023 : des trophées aux énigmes

Dans cet épisode audio, suivez le programme de salle en salle : conférences autour de Pascal, spectacles, ateliers, jeux et remise des Trophées Tangente.

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Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?

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  1. Intervenant 1

    Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente et des salutations vraiment très chaleureuses pour toutes les personnes qui nous écoutent aujourd'hui.

  2. Intervenant 2

    Bonjour à tous.

  3. Intervenant 1

    Alors, pour ouvrir notre exploration d'aujourd'hui, il suffit de se représenter un adolescent, un ado du 17ème siècle qui, avec juste une feuille de papier, pose les bases mathématiques qui permettent aujourd'hui de faire tourner les moteurs graphiques de nos jeux vidéo en 3D.

  4. Intervenant 2

    Ouais, c'est assez fou dit

  5. Intervenant 1

    comme ça. N'est-ce pas ? Ou alors d'envisager des structures faites de bâtons qui ne se touchent absolument jamais, mais qui, ben, qui tiennent debout par une sorte de lévitation.

  6. Intervenant 2

    La fameuse tensegrité,

  7. Intervenant 1

    oui. C'est ça. Et enfin, de comprendre comment de simples engrenages en laiton ont été assemblés il y a des siècles pour, comment dire, pour penser mécaniquement à notre place.

  8. Intervenant 2

    Et tout ça, ce sont des concepts qui paraissent peut-être déconnectés au premier abord, voire de la science-fiction pour certains, mais en fait, ils sont profondément liés.

  9. Intervenant 1

    Complètement. Et c'est exactement ce que révèlent les documents qu'on analyse aujourd'hui. Bon, on va décortiquer tout ça.

  10. Intervenant 2

    Avec plaisir.

  11. Intervenant 1

    Cette plongée au cœur des sources repose sur un document précis. Le programme détaillé de la Journée Tangente 2023. Un bel événement au Musée des Arts et Métiers, le dimanche 3 décembre.

  12. Intervenant 2

    De 10h à 18h d'ailleurs, et en entrée libre.

  13. Intervenant 1

    Voilà, les infos pratiques sont posées. Et l'idée de base, c'est de célébrer la remise des trophées Tangente. Sauf que, ben, en lisant ce programme, on ressent une atmosphère très très particulière.

  14. Intervenant 2

    Oui, le contexte de cette édition est d'une grande profondeur humaine. Les textes mentionnent une nouvelle très difficile pour la communauté. La disparition soudaine de Gilles Cohen. Il était le directeur des Éditions POLE et c'est quelqu'un qui s'était investi sans compter pour préparer ce rendez-vous.

  15. Intervenant 1

    C'est vrai que le choc a dû être immense.

  16. Intervenant 2

    Totalement. Et plutôt que d'annuler, la rédaction a choisi de maintenir l'événement. De le lui dédier entièrement, en fait. Ce n'est donc pas qu'un simple rassemblement. C'est vraiment une volonté farouche de faire vivre son héritage.

  17. Intervenant 1

    De montrer que la culture mathématique continue, quoi.

  18. Intervenant 2

    Exactement, exactement comme il le souhaitait. Les maths vivantes, partagées.

  19. Intervenant 1

    Et d'ailleurs, pour porter ce message, le programme s'est doté d'un fil rouge impressionnant, une figure qui traverse presque toutes les conférences et les ateliers. C'est Blaise Pascal.

  20. Intervenant 2

    Un choix

  21. Intervenant 1

    parfait. Oui, parce que Pascal, c'est un pont entre plein de mondes. Du coup, nos sources nous invitent à regrouper les activités par thématique pour bien comprendre. Si on commence par les fondations, la théorie pure, ça se passe dans l'amphithéâtre Abbé Grégoire.

  22. Intervenant 2

    Hum, le cœur théorique.

  23. Intervenant 1

    Ouais. On y trouve à 11h une conférence de Jean-Paul Delahaye intitulée « Triangle de Pascal et Arbre de Sternbroco ». Alors, le triangle de Pascal, beaucoup de ceux qui nous écoutent en ont peut-être un vague souvenir d'école.

  24. Intervenant 2

    Le fameux triangle avec des 1 sur les bords.

  25. Intervenant 1

    Voilà. Et où chaque nombre à l'intérieur est la somme des deux nombres juste au-dessus. Mais on le limite souvent à un outil pour trouver des coefficients binomiaux. Derrière ce jargon, il y a quoi en réalité ?

  26. Intervenant 2

    En fait, pour démystifier ce terme, prenons du concret. Disons qu'on a cinq amis et qu'on doit en choisir deux pour un voyage. De combien de manières différentes on peut former ce duo ?

  27. Intervenant 1

    Au lieu de tout lister à la main ?

  28. Intervenant 2

    Voilà, plutôt que de faire des calculs hyper fastidieux, on regarde la cinquième ligne et la deuxième position du triangle de Pascal et paf, le résultat y est. C'est une sorte d'antisèche universel pour les combinaisons et les probabilités.

  29. Intervenant 1

    C'est génial. Mais Delaillé ne s'arrête pas là. Il relie ce triangle à l'arbre de Sternbroco. Et ça, c'est d'intriguant. En lisant les notes, une image m'est venue. Ah

  30. Intervenant 2

    oui, laquelle ?

  31. Intervenant 1

    Est-ce qu'on pourrait voir cet arbre de Sternbroco comme l'arbre généalogique infini mais parfaitement ordonné de toutes les fractions possibles, sans aucun doublon ?

  32. Intervenant 2

    La comparaison est redoutablement précise. C'est exactement le mécanisme. On commence avec deux fractions de base. Elles sont un peu comme les parents. Et pour créer un enfant, la règle est d'une simplicité désarmante. On additionne les numérateurs entre eux et les dénominateurs entre eux.

  33. Intervenant 1

    Donc on fait juste des additions basiques ?

  34. Intervenant 2

    C'est ça. Et ce qui est fascinant ici, c'est que cette simple addition itérée à l'infini va générer absolument tous les nombres rationnels positifs.

  35. Intervenant 1

    Tous ? Vraiment tous ?

  36. Intervenant 2

    Tous. Chaque fraction, par exemple 355 sur 113, apparaîtra une fois et une seule sous sa forme irréductible. Donc relier le triangle de Pascal à cet arbre, c'est montrer comment de simples additions peuvent structurer l'infini géométrique de façon parfaite.

  37. Intervenant 1

    On touche à l'infini avec des additions, c'est beau. Mais au fait, il y a aussi les balades mathématiques de Claire Lomé à 12h15, toujours dans cette dynamique de rendre la théorie vivante.

  38. Intervenant 2

    Tout à fait.

  39. Intervenant 1

    Et la géométrie pure n'est pas en reste. À 15h, on a Daniel Perrin sur le théorème de Pascal sur les hexagones inscrits dans les coniques. Là, je me fais un peu l'avocat du diable.

  40. Intervenant 2

    Vas-y.

  41. Intervenant 1

    Étudier des hexagones enfermés dans des ellipses, est-ce que ce n'est pas un peu une curiosité historique aujourd'hui ? Un fossile poussiéreux ?

  42. Intervenant 2

    Alors, on pourrait le croire, mais c'est l'acte de naissance d'un bouleversement majeur, la géométrie projective.

  43. Intervenant 1

    C'est-à-dire ?

  44. Intervenant 2

    Avant Pascal, on faisait de la géométrie euclidienne, celle des distances exactes, des angles bien précis. Pascal, avec ce théorème qu'il appelait d'ailleurs son hexagramme mystique, il pose une toute autre question.

  45. Intervenant 1

    Laquelle ?

  46. Intervenant 2

    Il se demande ce qui reste vrai quand on regarde une figure sous un autre angle. Imagine l'ombre d'un cercle projeté sur un mur.

  47. Intervenant 1

    OK, selon l'éclairage, ça devient ovale.

  48. Intervenant 2

    Une ellipse, exactement. Les longueurs changent, les angles changent, la géométrie d'Euclide est complètement perdue là. Mais la géométrie projective trouve les propriétés qui survivent à cette déformation.

  49. Intervenant 1

    Ah, donc si je traduis, c'est la science de la perspective pure.

  50. Intervenant 2

    C'est exactement ça. Et c'est pour ça que ce n'est pas un fossile. Aujourd'hui, quand on regarde un film en 3D ou un jeu vidéo, la machine calcule en permanence comment un objet 3D doit apparaître sur un écran plat 2D quand la caméra bouge.

  51. Intervenant 1

    Ah ouais, donc les déformations de perspective.

  52. Intervenant 2

    Oui. Les maths qui gèrent ça de manière fluide découlent directement des concepts projectifs de ce théorème de Pascal.

  53. Intervenant 1

    C'est fou. La théorie pure d'hier et le moteur des jeux vidéo d'aujourd'hui, ça donne une toute autre dimension.

  54. Intervenant 2

    Clairement.

  55. Intervenant 1

    Et pourtant, ce qui ressort de nos sources, c'est que cette journée Tangente refuse de cantonner les maths à des théorèmes. On a une bascule très forte en se déplaçant vers l'abside de l'église et le théâtre.

  56. Intervenant 2

    Oui, on passe à l'incarnation visuelle et sociologique.

  57. Intervenant 1

    L'art, notamment. Il y a des expos avec des artistes contemporains comme Denise Pranville, Patrice Genner, Sandrine Souder. Ou encore Squarza, France Doranchin et Céline Z. Ils transforment des équations en œuvres graphiques.

  58. Intervenant 2

    C'est magnifique, oui.

  59. Intervenant 1

    Mais on voit aussi une exposition intitulée « Mathématiques, informatique, avec elles », portée par l'association Femmes et maths. Et un spectacle « XXL, les grandes inconnues » par Lille Logique.

  60. Intervenant 2

    Il y a aussi « Il est rond mon ballon » de la compagnie Teraké au Théâtre des Automates pour continuer sur les spectacles.

  61. Intervenant 1

    Tout à fait. Mais sur cette place des femmes, est-ce qu'il y a un lien direct selon toi entre le fait de visualiser les maths par l'art et le fait de mettre en lumière celles qui les font ?

  62. Intervenant 2

    Ah, cela soulève une question importante. En fait, ces deux approches brisent le même mythe.

  63. Intervenant 1

    Lequel ?

  64. Intervenant 2

    Celui du mathématicien. Pendant des décennies, l'inconscient collectif a imaginé la recherche mathématique comme le truc d'un homme solitaire isolé dans un bureau avec des symboles froids.

  65. Intervenant 1

    Le génie torturé dans sa bulle, quoi.

  66. Intervenant 2

    Voilà. En exposant de l'art mathématique, on montre que les équations ont une texture, une esthétique, qui créent de l'émotion.

  67. Intervenant 1

    C'est une porte d'entrée par la beauté.

  68. Intervenant 2

    Exactement. Et parallèlement, raconter l'histoire des grandes mathématiciennes, c'est rappeler que la discipline est humaine, qu'elle est traversée par des luttes pour l'égalité. Ça prouve que les maths ont un visage diversifié et donc qu'elles appartiennent à tout le monde.

  69. Intervenant 1

    D'ailleurs, toujours dans l'abside, l'appropriation passe aussi par les livres, avec la librairie Infinimat, les dédicaces et l'expo Explorez l'Infiniment. Les maths sont un objet culturel

  70. Intervenant 2

    complet, c'est l'idée.

  71. Intervenant 1

    Et pour que ça devienne encore plus concret, après l'écoute et l'art, le programme invite carrément le public à manipuler la matière.

  72. Intervenant 2

    Ah, la section des ateliers au premier étage.

  73. Intervenant 1

    C'est ça. Ateliers construction et centres de documentation. On y trouve des origamis par science ouverte, mais surtout les fameuses tours de temps ségrité. Alors là, c'est comme de la magie physique pour moi.

  74. Intervenant 2

    C'est très perturbant à regarder.

  75. Intervenant 1

    Mais oui. Ce sont des structures qui semblent flotter, qui devraient s'effondrer, mais qui tiennent miraculeusement grâce à un réseau de fils.

  76. Intervenant 2

    Alors, le mot « tenségrité », c'est la contraction de tension et d'intégrité. Et la physique derrière, elle est fascinante.

  77. Intervenant 1

    Explique-nous ça.

  78. Intervenant 2

    Dans une maison classique, la gravité pousse tout vers le bas. On empile des briques. C'est de la compression. Dans la tenségrité, les rôles sont séparés.

  79. Intervenant 1

    Séparés comment ?

  80. Intervenant 2

    Les fils souples sont en permanence tirés, donc en tension. Les bâtons rigides, eux, sont en compression, mais ils sont comme suspendus.

  81. Intervenant 1

    Attends, donc les fils tirent et les bâtons poussent en même temps ?

  82. Intervenant 2

    C'est exactement ça. C'est l'équilibre parfait de ces forces, calculable avec de la géométrie, qui crée la stabilité. La structure est en traction permanente contre elle-même. C'est de la géométrie solide.

  83. Intervenant 1

    C'est brillant. Et cette idée de magie qui s'explique rationnellement, on la retrouve avec Dominique Souder à l'atelier Communication, sa fameuse mathémagie.

  84. Intervenant 2

    Lié la magie et les maths, oui.

  85. Intervenant 1

    Mais comment un simple tour de carte peut reposer sur des maths ?

  86. Intervenant 2

    Ben, la plupart de ces tours, dits automatiques, ne demandent aucun passe-passe physique. Tout repose sur de l'algèbre ou de l'arithmétique modulaire.

  87. Intervenant 1

    C'est-à-dire ?

  88. Intervenant 2

    Si on te demande de distribuer des cartes selon des règles précises et qu'à la fin on devine la carte, le magicien exploite en fait des cycles. C'est comme une horloge. Si tu avances de 14h à partir de midi, il sera 2h car le cycle repart à 0 tous les 12.

  89. Intervenant 1

    Ah d'accord, c'est mathématique.

  90. Intervenant 2

    Oui, l'émerveillement du tour de cartes, c'est la récompense pour avoir à exécuter, sans le savoir, un algorithme parfait.

  91. Intervenant 1

    On exécute un algorithme en jouant. Ça fait une belle transition vers les autres jeux. Au deuxième étage, l'Atelier Matériaux Libres propose des jeux passionnants. Le fameux Matador d'Éric Truyo, par exemple.

  92. Intervenant 2

    Oui, avec ses ateliers et son tournoi à 15 heures.

  93. Intervenant 1

    Et les pavages apériodiques de Playmat ? Un pavage apériodique, c'est un peu un puzzle rebelle, non ?

  94. Intervenant 2

    C'est une bonne définition.

  95. Intervenant 1

    On recouvre une surface sans jamais créer de motifs répétitifs, contrairement au carrelage d'une salle de bain.

  96. Intervenant 2

    Et c'est une proas théorique majeure. Mais au-delà de ça, si on relie ça au contexte global de l'événement, le jeu a une place centrale.

  97. Intervenant 1

    Oui, on a la Fédération française des jeux mathématiques pour les grilles logiques, le Comité international des jeux mathématiques pour le Hex ou le Sudoku, et même du Go avec la Fédé française et Albert Fenech à 11h30. Sans oublier l'exposé d'Antoine Vannier sur le championnat de jeux mathématiques.

  98. Intervenant 2

    En fait, le jeu est pris très au sérieux. Face à un plateau de go ou une grille logique, le joueur ne récite pas une leçon. Il émet des hypothèses, teste des conséquences, s'adapte à des règles strictes. C'est la structure même de la pensée hypothético-déductive.

  99. Intervenant 1

    Donc le jeu est un outil pour structurer la pensée ?

  100. Intervenant 2

    Complètement. C'est un cheval de Troie merveilleux pour faire pratiquer des maths de haut niveau sous couvert de divertissement.

  101. Intervenant 1

    Et alors cette réflexion sur les outils qui structurent la pensée, ça nous amène au point culminant de notre analyse, le département des instruments scientifiques du musée.

  102. Intervenant 2

    Un lieu parfait pour le grand rallye chasse aux énigmes qui se fait par groupe de huit l'après-midi d'ailleurs.

  103. Intervenant 1

    Exactement. Et surtout, c'est là qu'on trouve la fameuse Pascaline lors d'une visite flash à 11 heures. C'est une calculatrice mécanique du XVIIe siècle inventée par Pascal.

  104. Intervenant 2

    L'ancêtre de la calculatrice.

  105. Intervenant 1

    Oui, mais bon, aujourd'hui, on a des IA surpuissantes. Est-ce que s'émerveiller devant une boîte en laiton avec des engrenages, ce n'est pas un peu dépassé ?

  106. Intervenant 2

    Pas du tout. Parce que la pascaline, c'est vraiment l'origine de notre rapport à l'informatique moderne. Quand Pascal invente ça pour aider son père à calculer les impôts, il doit résoudre un problème mécanique redoutable.

  107. Intervenant 1

    Lequel ?

  108. Intervenant 2

    La gestion de la retenue. Quand tu fais 9 plus 1 sur le papier, tu écris 0 et tu retiens 1. Mais comment une roue en laiton peut-elle retenir une information ?

  109. Intervenant 1

    C'est vrai ça ? Comment on fait mécaniquement ?

  110. Intervenant 2

    C'est le génie de Pascal. Il invente un mécanisme appelé le « sautoir ». Quand la roue des unités passe à zéro, une dent soulère la roue des dizaines et la fait avancer d'un cran. Il a matérialisé une opération mentale abstraite en un mouvement physique.

  111. Intervenant 1

    C'est un bouleversement philosophique au final. Avant ça, savoir faire du calcul arithmétique complexe, c'était vu comme la preuve même de l'intelligence humaine.

  112. Intervenant 2

    Et Pascal prouve qu'on peut déléguer ça à de la matière inerte. Il montre que le calcul machinal, ce n'est pas l'essence de l'intelligence. L'ordinateur moderne fait exactement pareil. Il calcule pour libérer l'esprit humain. Ce qui nous reste, c'est le raisonnement pur, la modélisation. Le vrai cœur des maths, en fait.

  113. Intervenant 1

    C'est brillant. D'ailleurs, à 15h, il y a un spectacle-concert de la compagnie 44 sur l'anniversaire de Blaise Pascal, avant le point d'orgue de 16h, la remise des fameux trophées Tangente.

  114. Intervenant 2

    Oui, les prix du livre, des lycéens, affaire de logique et le meilleur

  115. Intervenant 1

    article. Ce panorama est saisissant. Ce document n'est pas qu'un programme, c'est une vraie cartographie de la culture mathématique moderne. Ça mêle la rigueur, l'art, le jeu, l'histoire.

  116. Intervenant 2

    C'est l'illustration parfaite de l'engagement de Gilles Cohen. Faire descendre les maths dans la rue et les musées, les rendre vivantes, accessibles à tous, comme de la vraie culture générale.

  117. Intervenant 1

    Ah, on peut dire que c'est réussi. Et avant de clore cette exploration, une dernière réflexion m'est venue, qu'on ne trouve pas telle quelle dans le programme.

  118. Intervenant 2

    Ah, énigmate. Je t'écoute.

  119. Intervenant 1

    Puisque tout tourne autour de Blaise Pascal, il était à la fois un mathématicien d'une rigueur absolue et un philosophe tourmenté par l'âme humaine, l'esprit de géométrie et l'esprit de finesse.

  120. Intervenant 2

    C'est vrai, ils ne séparaient pas les deux.

  121. Intervenant 1

    Du coup, que se passerait-il aujourd'hui si, dans notre système éducatif, on arrêtait d'opposer les sciences dures d'un côté et la philosophie ou la littérature de l'autre ? Si on renouait avec cet esprit pascalien où le calcul et l'humain sont indissociables ?

  122. Intervenant 2

    C'est une excellente question. Ce décloisonnement pourrait sûrement changer notre façon d'aborder les défis complexes de notre époque. C'est exactement l'esprit de cette journée au musée.

  123. Intervenant 1

    Une belle perspective à méditer pour tous ceux qui nous écoutent. C'est ici que s'achève notre plongée au cœur de ces sources fascinantes. Un grand merci pour toutes ces analyses.

  124. Intervenant 2

    Merci, c'était un vrai plaisir de décortiquer tout

  125. Intervenant 1

    ça. Gardez toujours l'esprit curieux et on se retrouve très vite pour une nouvelle exploration. À bientôt !

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