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31 juil. 2026 · 5 min

Alex Chui, lycéen britannique : sept médailles et un record

Dans cet épisode audio, suivez Alex Chui de ses débuts à 12 ans jusqu’au 42 sur 42, et découvrez les exigences des Olympiades internationales de mathématiques.

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Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?

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  1. Intervenant 1

    Bienvenue dans cette nouvelle exploration, le podcast du magazine Tangente. Imaginons juste un instant un athlète de haut niveau qui commencerait sa carrière internationale à 12 ans.

  2. Intervenant 2

    Oui, et qui écraserait toute concurrence, vraiment, jusqu'à l'âge adulte.

  3. Intervenant 1

    C'est ça, c'est exactement ce qui vient de se passer. Mais dans une arène intellectuelle redoutable, à savoir les Olympiades internationales de mathématiques 2026 à Shanghai.

  4. Intervenant 2

    Et pour bien comprendre, on a croisé nos sources, on a pris les analyses du dernier numéro de Tangente, évidemment, et on a aussi épluché les grilles de correction officielles de la compétition.

  5. Intervenant 1

    Le but de notre exploration aujourd'hui, c'est de voir comment on construit une copie parfaite. On a l'exemple de ce jeune lycéen britannique de 17 ans, Alex Chui.

  6. Intervenant 2

    Sept participations, sept médailles, et là, un 42 sur 42.

  7. Intervenant 1

    Un score absolument parfait, décortiquons tout cela. Parce que bon, le parcours force le respect, non ?

  8. Intervenant 2

    Alors, c'est un exploit majeur, c'est indéniable, mais il faut quand même tempérer un peu avec calme et précision. Sur les 666 candidats, ils sont tout de même sept à avoir obtenu ce score maximal.

  9. Intervenant 1

    Ah oui, sept quand même, ce n'est pas rien.

  10. Intervenant 2

    Voilà, ce n'est pas une anomalie statistique isolée. Les données montrent plutôt une densité exceptionnelle de talent tout au sommet. Et il faut bien comprendre que le défi, ce n'est pas le calcul numérique de tête.

  11. Intervenant 1

    D'accord.

  12. Intervenant 2

    La vraie difficulté, c'est de se retrouver devant une page blanche et de devoir construire une preuve rigoureuse en partant totalement de zéro.

  13. Intervenant 1

    Mais c'est justement là que je bloque. Prenons le problème 1 par exemple, celui qui demande de manipuler des suites d'entiers.

  14. Intervenant 2

    Oui, avec le plus grand commun diviseur et le plus petit commun multiple.

  15. Intervenant 1

    Exactement. Moi, quand je vois le PGCD et le PPCM, j'imagine des nombres comme des tours de blocs de construction.

  16. Intervenant 2

    C'est une très bonne analogie.

  17. Intervenant 1

    Le PGCD prend juste les blocs communs aux deux tours et le PPCM rassemble tous les blocs disponibles. Tout en fait. Sauf que le problème exige d'étudier une boucle de modifications successives et on se noie vite dans les chiffres si on essaye de calculer à la main. Alors, sans formule toute faite, quelles sont leurs véritables armes secrètes pour s'en sortir ?

  18. Intervenant 2

    L'erreur, c'est de vouloir calculer. À ce niveau, ils ne suivent pas les nombres individuellement. Ils étudiaient le système global grâce à deux outils très élégants, à savoir le monovariant et l'invariant.

  19. Intervenant 1

    Le monovariant, c'est-à-dire ?

  20. Intervenant 2

    L'idée, c'est d'associer au système une sorte d'énergie. À chaque fois qu'on redistribue nos blocs, on prouve que cette énergie diminue strictement.

  21. Intervenant 1

    Donc ça descend à chaque étape, de façon certaine.

  22. Intervenant 2

    C'est ça. Et comme on ne peut pas descendre en dessous de zéro, le processus heurte un mur, il est forcé de s'arrêter. Ça c'est le monovariant.

  23. Intervenant 1

    Et l'invariant alors ?

  24. Intervenant 2

    C'est une propriété qui reste totalement fixe quoi qu'il arrive. Ça garantit que, peu importe l'ordre choisi pour les opérations, le point d'arrêt final sera toujours exactement le même.

  25. Intervenant 1

    C'est brillant. Donc ça, c'est pour prouver qu'un processus s'arrête. Mais si on passe à un problème purement statique ?

  26. Intervenant 2

    Tu penses au problème 5, je suppose ?

  27. Intervenant 1

    Oui, celui avec cette inégalité entre les moyennes quadratiques, arithmétiques et géométriques. Comment une simple inégalité peut résoudre un problème entier sans qu'on s'épuise en algèbre monstrueuse ?

  28. Intervenant 2

    Eh bien, grâce à ce qu'on appelle l'esthétique des cas d'égalité. L'idée n'est pas de calculer, mais de coincer l'expression mathématique entre deux limites.

  29. Intervenant 1

    Un goulot d'étranglement, en fait.

  30. Intervenant 2

    Exactement. Si on démontre que ces limites se touchent en un point unique, la fonction est obligée d'adopter cette valeur. C'est l'idée minimale qui produit une conclusion maximale. C'est le même principe élégant que les tiroirs de Dirichlet.

  31. Intervenant 1

    L'histoire des objets à ranger.

  32. Intervenant 2

    Voilà. Si on a 100 objets pour 99 tiroirs, on est certain qu'un tiroir en contiendra au moins deux. Pas besoin de les ouvrir pour le savoir.

  33. Intervenant 1

    Ah oui, imparable. Ce qui nous ramène au parcours de notre champion, qui part pour Cambridge avec ses cinq médailles d'or et deux d'argent.

  34. Intervenant 2

    Un palmarès magnifique.

  35. Intervenant 1

    Mais en interview, ce qu'il retient surtout, ce sont les rencontres avec des passionnés du monde entier. Et il a déjà mis le cap sur Budapest pour 2027.

  36. Intervenant 2

    La grande leçon de tout ça, c'est que les mathématiques de haut niveau, c'est une créativité structurelle pure. Ce n'est pas l'application aveugle de théorèmes.

  37. Intervenant 1

    C'est très clair. Et ça laisse une dernière pensée provocatrice en suspens. Si résoudre ces énigmes en quatre heures et demie relève du génie absolu, imaginez la dose d'inventivité vertigineuse qu'il a fallu aux comités de pays comme le Luxembourg ou la Lettonie pour créer ces problèmes.

  38. Intervenant 2

    Oui, des problèmes complètement inviolables par le simple calcul algorithmique.

  39. Intervenant 1

    Exactement. Créer ces défis inviolables, c'est peut-être ça le véritable tour de magie de ces Olympiades.

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