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20 août 2021 · 22 min

Onze énigmes, huit astuces : changez de regard

Cet épisode suit plusieurs énigmes, de l’obstacle initial au changement de regard qui révèle une résolution plus directe.

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Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?

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  1. Intervenant 1

    Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente. Quel bonheur absolu de retrouver toutes celles et ceux qui nous écoutent aujourd'hui pour une toute nouvelle exploration intellectuelle. Toujours avec cette même passion de décortiquer des idées fascinantes. Alors pour commencer, imaginons un instant une situation qui semble complètement défiée toute logique.

  2. Intervenant 2

    Ouais, le genre de situation qui donne envie de s'arracher les cheveux.

  3. Intervenant 1

    C'est ça. Il s'agit de prouver, de manière totalement irréfutable, que deux personnes se sont croisées sur un chemin de montagne. Mais attention, sans avoir la moindre idée de leur vitesse de marche, sans savoir à quel moment elles ont fait des pauses, ni même si elles ont couru ou flâné en route.

  4. Intervenant 2

    C'est vrai que présenté comme ça, le cerveau bloque un peu.

  5. Intervenant 1

    Grave. Ça ressemble à un caisse-tête absolument impossible à résoudre. Et pourtant, c'est le point de départ de notre aventure du jour. Parce que souvent, quand on prononce le mot « mathématique », l'image qui vient tout de suite à l'esprit, c'est celle d'une montagne de calculs fastidieux, des formules interminables à mémoriser sur un tableau noir.

  6. Intervenant 2

    La vision très scolaire et un peu angoissante des maths.

  7. Intervenant 1

    Voilà. Mais notre mission aujourd'hui, en plongeant dans ce remarquable document source qui s'intitule « Élégante méthode de résolution 2 », c'est de montrer que la véritable nature des mathématiques, elle réside ailleurs. Elle se trouve dans l'imagination pure. C'est vraiment l'art de dénicher l'astuce élégante qui rend un problème limpide.

  8. Intervenant 2

    Et cette élégance, c'est ce qui rend la lecture de cet article si rafraîchissante. Le texte met magnifiquement en lumière ce que le célèbre vulgarisateur scientifique Martin Gardner appelait le fameux «

  9. Intervenant 1

    aha ».

  10. Intervenant 2

    C'est génial, ouais. C'est cet instant très précis, cette étincelle cognitive, en fait, où on fait face à un problème qui ressemble à un mur de briques totalement lisses. Aucune prise, on s'acharne, on bloque et soudainement, on opère un tout petit pas de côté.

  11. Intervenant 1

    Et là, paf, le mur s'effondre.

  12. Intervenant 2

    Exactement, le mur se volatilise. La solution n'est plus du tout le résultat d'un effort de calcul super laborieux, mais d'une évidence visuelle ou logique qui s'auto-lieu tout simplement.

  13. Intervenant 1

    C'est le moment exact où le cerveau comprend qu'il cherchait dans la mauvaise direction depuis le début. Alors, pour comprendre concrètement ce mécanisme, jetons-nous sur cette fameuse énigme de la montagne que l'article appelle l'énigme numéro 2, le problème du moine. La mise en situation, elle est géniale. Un moine quitte son monastère à 7h du matin tapante pour grimper au sommet d'une montagne voisine.

  14. Intervenant 2

    Sans chronomètre, évidemment.

  15. Intervenant 1

    Sans chronomètre. Il marche à son propre rythme. S'il est fatigué, il s'arrête, il contemple le paysage, il ralentit dans les pantraides, il accélère sur le plat. Bref, son rythme est totalement irrégulier. Mais il arrive au sommet à midi.

  16. Intervenant 2

    Jusque là, tout va bien.

  17. Intervenant 1

    Ouais. Le lendemain matin, à sept heures précises à nouveau, il entame la descente par le même chemin exact. Et là encore, avec des pauses aléatoires, des accélérations, il arrive en bas au monastère à midi. L'énigme exige de prouver qu'il existe un endroit, un point vraiment précis sur ce chemin rocailleux où le moine est passé à la même heure exacte lors de son ascension et lors de sa descente.

  18. Intervenant 2

    Un énoncé qui a vraiment le don de créer une légère panique chez quiconque laissé de le résoudre de manière trop classique.

  19. Intervenant 1

    Ah mais je confirme, la première réaction c'est de crier au scandale, de dire qu'il manque des données. Je veux dire, si on veut poser une équation classique du type « la distance est égale à la vitesse multipliée par le temps », bah on est coincé.

  20. Intervenant 2

    Totalement coincé.

  21. Intervenant 1

    On n'a pas sa vitesse, on n'a pas la durée de ses pauses, il marche même pas à une allure constante quoi. Mathématiquement parlant, le système semble indéterminé, c'est le chaos total dans les variables.

  22. Intervenant 2

    C'est le piège classique. On veut absolument modéliser cette complexité. On s'imagine tracer des graphiques avec des courbes de vitesse erratique, pleines de pics, de plateaux pour la montée et d'autres courbes tout aussi imprévisibles pour la descente.

  23. Intervenant 1

    Moi, c'est exactement ce que j'aurais fait.

  24. Intervenant 2

    Mais l'auteur nous invite à jeter toutes ces équations par la fenêtre. La méthode élégante repose sur une notion qu'on appelle le principe de continuité, mais qu'on peut aborder avec une simple étincelle d'imagination. Laissons de côté les mathématiques formelles un instant et visualisons vraiment une scène de cinéma.

  25. Intervenant 1

    Ok, on sort la caméra.

  26. Intervenant 2

    Voilà, imaginons que le jour de la descente du moine, on a un second moine, un double virtuel qui lui entame la montée depuis le monastère en bas, en reproduisant très exactement le trajet et le rythme que le vrai moine a eu la veille.

  27. Intervenant 1

    Ah, attends, je crois que je vois le mécanisme s'enclencher. Si on clone le personnage mentalement, on superpose les deux journées en une seule ?

  28. Intervenant 2

    C'est l'idée fondamentale, ouais. On a désormais un moine en chair et en os qui descend et son hologramme virtuel qui monte. Ils partent tous les deux à 7 heures et arrivent à leur destination à midi. Puisqu'ils empruntent le même sentier étroit, l'un montant et l'autre descendant pendant la même fenêtre de temps, que va-t-il inévitablement se produire sur ce chemin ?

  29. Intervenant 1

    C'est une certitude absolue, ils vont finir par se rentrer dedans, enfin par se retrouver nez à nez et se croiser.

  30. Intervenant 2

    Et à l'instant précis de ce croisement, nos deux moines se trouvent au même endroit, à la même heure, sur la montre. Sachant que le moine virtuel ne fait que rejouer la partition exacte de la veille, on vient de prouver que ce point spatio-temporel existe bel et bien. C'est

  31. Intervenant 1

    incroyable.

  32. Intervenant 2

    Pas l'ombre d'une équation, aucun calcul de vitesse, c'est une incarnation visuelle d'une puissance redoutable. C'est vraiment ça le fameux « waouh ».

  33. Intervenant 1

    C'est fascinant de voir à quel point le problème y devient carrément trivial, juste parce qu'on a modifié la manière dont notre esprit l'aborde. On a inventé un clone mental. Mais l'article pousse la réflexion plus loin. Imaginez un moine virtuel, ça fonctionne bien, pour une histoire, sur un chemin de montagne. Mais que se passe-t-il si le problème est purement géométrique et semble réclamer des calculs infinis ?

  34. Intervenant 2

    Ah, on passe au niveau supérieur.

  35. Intervenant 1

    Voilà, ça nous amène à l'énigme numéro 6, le fameux casse-tête des punaises. Alors, prenons un grand triangle équilatéral dessiné sur le sol. Aux trois coins de ce triangle, on pose trois punaises motorisées. La punaise A est orientée vers la punaise B, la B regarde la C et la C vise la A.

  36. Intervenant 2

    Ok.

  37. Intervenant 1

    On les allume et elles avancent toutes à la même vitesse constante vers leur cible. Mais comme la cible bouge, chaque punaise doit constamment corriger sa trajectoire.

  38. Intervenant 2

    Visuellement, c'est une chorégraphie assez hypnotique. Au lieu d'aller tout droit, les punaises s'enroulent vers l'intérieur. Le triangle qu'elles forment se rétrécit et tourne sur lui-même, créant des trajectoires en forme de spirales, des spirales de plus en plus serrées jusqu'à ce que les trois se percutent pile au centre de la figure initiale.

  39. Intervenant 1

    Et c'est là que l'énigme frappe. Quelle est la longueur exacte de la trajectoire parcourue par chaque punaise avant l'impact ?

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