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17 mai 2016 · 20 min

Théorème de Rolle : comment les approximations convergent-elles ?

Dans cet épisode audio, suivez la diminution des écarts entre approximations, puis l’application de cette convergence au rendement d’un placement.

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Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?

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  1. Intervenant 1

    Bienvenue dans cette nouvelle exploration, le podcast du magazine Tangente.

  2. Intervenant 2

    Salut tout le monde ! Oh, pardon, vas-y, je t'ai coupé.

  3. Intervenant 1

    Pas de souci. Donc, je disais bienvenue pour cette nouvelle plongée mathématique. Prenons une situation de la vie de tous les jours. Quelqu'un dépose, disons, 10 000 euros sur un compte en banque. Et le système informatique de la banque se met en route pour calculer le taux d'intérêt après quelques années.

  4. Intervenant 2

    Jusque-là, rien de bien sorcier en apparence.

  5. Intervenant 1

    Bah justement, ce qu'on ignore très souvent, c'est que l'équation mathématique derrière ce calcul apparemment basique, eh bien elle possède plusieurs solutions. Théoriquement, l'ordinateur pourrait tout à fait conclure que le client doit à la banque un taux d'intérêt de… de moins 300%. Ce

  6. Intervenant 2

    qui serait une aberration totale sur le plan financier, on est d'accord.

  7. Intervenant 1

    Ah, ça c'est sire. Et pourtant, l'algorithme ne se trompe jamais. Il tombe toujours sur le bon chiffre, disons 2%. Et la grande question, c'est pourquoi le système ne s'effondre-t-il pas face à ces absurdités potentielles ? C'est vraiment ce qui nous amène à notre sujet du jour.

  8. Intervenant 2

    Oui, et ça nous force, enfin ça nous oblige à remettre en question une idée très ancrée, tu sais, l'héritage de l'école. Ça nous donne un peu cette image d'épinal où chaque problème mathématique trouve sa conclusion dans une belle équation bien propre quoi.

  9. Intervenant 1

    C'est ça, on cherche le fameux X égal à la fin de la page.

  10. Intervenant 2

    Exactement. On imagine une solution algébrique simple, parfaite, qu'on encadre joliment. Sauf que la réalité, dès qu'on touche à l'économie ou à la finance, elle est profondément désordonnée. Les équations deviennent vite des monstres impossibles à résoudre frontalement.

  11. Intervenant 1

    Et donc la mission de notre décryptage aujourd'hui, c'est de regarder de près comment les mathématiciens s'en sortent quand cette solution parfaite, elle n'existe tout simplement pas. Nos sources démontrent comment des outils théoriques en apparence extrêmement abstraits, comme le théorème de Rolle et celui des accroissements finis, viennent littéralement à la rescousse de notre économie.

  12. Intervenant 2

    Pour dompter ce chaos.

  13. Intervenant 1

    C'est ça. Ok, décortiquons un peu ça. Comment est-ce qu'on abandonne cette quête de la solution exacte pour trouver quelque chose qui fonctionne réellement sur le terrain ?

  14. Intervenant 2

    Eh bien, en fait, on change de paradigme. Au lieu de s'obstiner à chercher la perfection du premier coup, on pratique ce qu'on appelle la méthode des approximations successives. D'accord. Prenons un problème classique. Cherchez à résoudre une équation du type f de x égale 0. Face à un mur algébrique, la stratégie consiste à contourner l'obstacle. On va transformer cette équation pour lui donner une forme équivalente qui s'écrirait x égale phi de x.

  15. Intervenant 1

    Attends, faisons une petite pause là-dessus pour que ce soit bien clair. En écrivant x égale phi de x, on crée une sorte de boucle, c'est bien ça ?

  16. Intervenant 2

    Ouais, tout à fait.

  17. Intervenant 1

    On cherche en fait le point d'équilibre où la fonction nous recrache exactement la valeur qu'on vient de lui donner.

  18. Intervenant 2

    C'est le principe de point fixe. La méthode, très concrètement, c'est une suite construite par récurrence. L'algorithme part d'une estimation de départ, une valeur totalement arbitraire qu'on va appeler x0.

  19. Intervenant 1

    Genre on devine au hasard, quoi.

  20. Intervenant 2

    C'est un peu ça. Et cette valeur, elle est injectée dans la machine, la fonction qui nous donne un nouveau résultat, X1. On prend ce X1, on le réinjecte dans la même machine pour obtenir X2, et ainsi de suite. L'espoir, en fait, l'objectif, c'est que cette chaîne d'opération nous rapproche inexorablement de la vraie solution.

  21. Intervenant 1

    C'est fascinant comme concept, mais ça me semble aussi incroyablement risqué, non ? Qu'est-ce qui nous prouve que cette boucle ne va pas totalement dérailler ?

  22. Intervenant 2

    Ah bah c'est le grand danger.

  23. Intervenant 1

    Parce que si on injecte une petite erreur au départ, la machine pourrait l'amplifier à chaque tour, nous donner des nombres de plus en plus gigantesques et juste faire exploser tout le calcul.

  24. Intervenant 2

    Le risque de divergence est complètement réel et c'est ici que l'arsenal de l'analyse mathématique intervient et plus particulièrement le théorème des accroissements finis.

  25. Intervenant 1

    Voilà,

  26. Intervenant 2

    ce théorème, c'est une extension, un corollaire du fameux théorème de Rolle. Pour le dire simplement, il nous offre une sorte de loupe pour analyser très précisément l'écart qui sépare deux étapes successives de notre calcul. Il démontre que l'erreur entre notre nouvelle estimation et l'ancienne est toujours liée à la pente de notre fonction, c'est-à-dire sa dérivée.

  27. Intervenant 1

    Donc on observe l'inclinaison de la courbe à cet instant précis.

  28. Intervenant 2

    C'est exactement ça. Et la clé de voûte de tout cet édifice repose sur une condition absolue pour que la suite ne s'emballe pas et que l'erreur se réduise à chaque itération, la valeur absolue de cette dérivée doit impérativement rester strictement inférieure à 1. Si la pente est trop raide, l'erreur s'amplifie. Mais si on parvient à prouver que la pente est plus douce, que la dérivée est majorée par un chiffre inférieur à 1, alors la mathématique nous garantit que l'algorithme va atterrir en douceur sur la bonne solution.

  29. Intervenant 1

    Pour essayer de matérialiser ça, ça me fait penser au réglage de la netteté sur une paire de jumelles.

  30. Intervenant 2

    Oh, j'aime

  31. Intervenant 1

    bien l'idée, vas-y !

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