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18 janv. 2019 · 6 min

Pourquoi la physique ne peut-elle se passer d’approximations ?

Dans cet épisode audio, suivez trois cas concrets, de l’optique aux gaz, pour saisir comment modèles et calculs approchés restent utiles.

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  1. Intervenant 1

    Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente. Quel plaisir d'ouvrir ce nouveau dossier d'analyse aujourd'hui. On va commencer tout de suite avec un paradoxe assez fascinant.

  2. Intervenant 2

    Bonjour. Et oui, un paradoxe qui touche vraiment au cœur de la science.

  3. Intervenant 1

    Voilà. En mathématiques, la rigueur ne tolère aucune exception. Le sinus de X n'est jamais rigoureusement égal à X s'il n'est pas nul. C'est absolu, quoi.

  4. Intervenant 2

    Oui, alors qu'en physique, cette même intransigeance empêcherait tout bonnement de comprendre l'univers.

  5. Intervenant 1

    Exactement.

  6. Intervenant 2

    C'est même le grand secret de la physique. On y aborde l'art de l'approximation, non pas comme un aveu d'échec, mais vraiment comme le moteur de la discipline. Sans simplifier consciemment le réel, la modélisation serait totalement impossible.

  7. Intervenant 1

    Et pour bien saisir l'idée, je trouve que l'analogie de la carte géographique fonctionne parfaitement.

  8. Intervenant 2

    Ah oui, la fameuse carte à l'échelle

  9. Intervenant 1

    1 pour 1. Bah oui, une carte qui recenserait chaque caillou ou chaque brin d'herbe, elle serait complètement illisible et inutile. On doit élaguer pour s'orienter. Mais concrètement, comment on choisit ce qu'on efface quand on étudie un système aussi colossal que les astres ?

  10. Intervenant 2

    Alors, prenons la trajectoire des planètes. Le premier réflexe, ça va être d'utiliser le modèle classique à deux corps.

  11. Intervenant 1

    Donc juste le Soleil et une planète.

  12. Intervenant 2

    Exactement. On imagine qu'ils sont seuls au monde, on résout l'équation et hop, ça donne une excellente carte de base.

  13. Intervenant 1

    Ouais, sauf que si on s'intéresse au périhélie de Mercure, donc son point d'orbite le plus proche du Soleil, cette carte basique, elle devient largement insuffisante.

  14. Intervenant 2

    Tout juste, parce qu'à cet endroit précis, la gravité est tellement forte qu'il faut sortir une carte beaucoup plus complexe, la relativité générale.

  15. Intervenant 1

    D'accord.

  16. Intervenant 2

    Et il faut retenir que l'approximation est locale vraiment à deux nouveaux. D'abord dans le choix des hypothèses du modèle et ensuite dans la résolution mathématique elle-même.

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