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13 mai 2019 · 4 min

Katie Bouman, spécialiste de l’image : le défi du trou noir

Dans cet épisode, suivez comment huit radiotélescopes et plusieurs algorithmes, dont CHIRP, ont contribué à reconstruire la première image.

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  1. Intervenant 1

    Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente pour cette nouvelle plongée au cœur des sciences. Aujourd'hui, on va parler d'un paradoxe vraiment vertigineux. En 2016, la communauté scientifique se demandait comment prendre en photo un objet situé à 54 millions d'années-lumière.

  2. Intervenant 2

    C'est ça, oui.

  3. Intervenant 1

    Avec une masse de 6,5 milliards de fois celle de notre Soleil. Et surtout, le vrai problème, d'où aucune lumière ne peut s'échapper.

  4. Intervenant 2

    Photographier l'absence totale de lumière, c'est littéralement la définition de l'impossible en astronomie traditionnelle. C'est un défi physique et mathématique absolu. C'est

  5. Intervenant 1

    paradoxal,

  6. Intervenant 2

    oui. Totalement. Pour donner une idée de l'échelle à ceux qui nous écoutent, c'est un peu comme essayer de photographier un beignet qui serait posé sur la surface de la Lune, mais depuis la Terre.

  7. Intervenant 1

    Ah oui, quand même ! Et pourtant, on sait qu'en avril 2019, l'image de ce trou noir a fait le tour du monde. Donc la mission de notre exploration aujourd'hui, c'est de comprendre comment on a pu contourner cette impossibilité physique.

  8. Intervenant 2

    Alors, la première étape, ça a été le projet Event Horizon Telescope. Puisqu'aucun télescope terrestre n'est assez grand pour capter ça, il a fallu créer un réseau.

  9. Intervenant 1

    Un grand réseau mondial.

  10. Intervenant 2

    Voilà, huit radiotélescopes synchronisés. Ils sont répartis du Chili à Hawaï, en passant par le Mexique et l'Antarctique. Le but, en fait, c'était de simuler un seul instrument qui ferait la taille de la Terre.

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