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24 juin 2023 · 5 min

Jeux mathématiques : la finale nationale de retour en France

À écouter : l’épisode suit le retour en France de la finale nationale, réunie dans six villes, puis les podiums publiés de quatre catégories.

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Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?

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  1. Intervenant 1

    Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente et Tangente. Au programme aujourd'hui, on plonge directement au cœur du 37e championnat international des jeux mathématiques.

  2. Intervenant 2

    Salut Sam !

  3. Intervenant 1

    Oui, et on va surtout se pencher sur sa finale française de 2023.

  4. Intervenant 2

    Exactement. Et pour rentrer dans le vif du sujet, il faut vraiment oublier le cliché du chercheur isolé tout seul dans le silence de son bureau. Ah

  5. Intervenant 1

    oui, ça n'a plus rien à voir. Ben

  6. Intervenant 2

    non. Là, visualisons plutôt 350 cerveaux en pleine ébullition qui sont interconnectés en direct sur tout le territoire.

  7. Intervenant 1

    C'est clair. Et c'est vraiment l'un des points les plus frappants dans nos dossiers. Avec l'après-pandémie, la logistique a complètement rebattu les cartes de cet événement.

  8. Intervenant 2

    Parce qu'avant, tout le monde se rassemblait en un seul endroit, c'est ça. Voilà, c'était centralisé. Mais récemment, ils ont dû se réinventer géographiquement. Après une 36e édition qui est partie à Lausanne, et avant la finale internationale à Wrocław en Pologne cet été, la finale nationale a fait son grand retour en France.

  9. Intervenant 1

    Et après plus de 15 ans d'absence quand même.

  10. Intervenant 2

    Exactement, mais sous une forme hybride complètement inédite.

  11. Intervenant 1

    Ben, en lisant les notes sur le dispositif, moi, ça m'a tout de suite fait penser à un gigantesque multiplex d'e-sport.

  12. Intervenant 2

    Ah ouais, la comparaison est super bonne.

  13. Intervenant 1

    Non, mais tu vois, on a des candidats répartis en simultané dans six villes. Donc Paris, Lyon, Strasbourg, Rennes, Bordeaux et Marseille. Tout le monde en même temps. Ouais, tous hyper concentrés sur leurs épreuves, avec un flux vidéo qui relie tous les sites pour coordonner le truc et annoncer les résultats. Enfin, le défi technique pour synchroniser 350 personnes en direct, c'est largement au-dessus de la petite compétition de quartier.

  14. Intervenant 2

    Ah mais totalement. On retrouve exactement cette même tension compétitive et cette connexion numérique que dans l'e-sport. Mais au-delà de l'exploit logistique, cette décentralisation montre surtout la nouvelle dynamique de la FFJM.

  15. Intervenant 1

    La Fédération française des jeux mathématiques.

  16. Intervenant 2

    C'est ça. L'équipe dirigeante s'est renouvelée et maintenant elle s'appuie sur des partenaires de poids dans la tech et l'éducation comme Numworks, Quant, la Fondation Blaise Pascal.

  17. Intervenant 1

    Et Tangente, bien sûr.

  18. Intervenant 2

    Et Tangente, oui. Et c'est ce qui explique l'augmentation massive de la participation dans les écoles.

  19. Intervenant 1

    D'ailleurs, ça soulève une question hyper intéressante. Qu'est-ce qui pousse des profils aussi différents à s'enfermer tout en week-end pour résoudre des problèmes logiques ?

  20. Intervenant 2

    C'est le côté addictif du jeu.

  21. Intervenant 1

    Mais la diversité dans le palmarès, c'est folle. On passe de Martin Vidalogé chez les lycéens à Émile Fresson chez les étudiants.

  22. Intervenant 2

    Ouais, on balaye toutes les tranches

  23. Intervenant 1

    d'âge. Et puis chez les adultes, on a des profils comme Valentin Miakinen et Rodolphe Oniborski. Comment une même structure arrive à captiver un public aussi large ?

  24. Intervenant 2

    La réponse, elle est vraiment dans l'ADN de la FFGM. Depuis sa création en 1986 par Gilles Cohen, la philosophie, c'est pas de sélectionner une élite académique, tu vois.

  25. Intervenant 1

    D'accord.

  26. Intervenant 2

    L'objectif, c'est de développer la discipline par le jeu. En fait, l'idée, c'est de mettre la pédagogie au service du problème.

  27. Intervenant 1

    Donc on oublie la leçon un peu lourde au tableau noir.

  28. Intervenant 2

    Exactement. On replace le côté aride par le plaisir brut de la recherche, la résolution d'énigmes.

  29. Intervenant 1

    Justement, en parlant d'énigmes, le dossier mentionne une distinction très laide chez les adultes entre la catégorie grand public et la haute compétition.

  30. Intervenant 2

    Oui, c'est deux mondes différents.

  31. Intervenant 1

    Et c'est là que j'ai besoin de tes lumières. Parce qu'on comprend bien le fossé entre faire son sudoku le dimanche matin avec son café et s'entraîner comme un vrai athlète olympique.

  32. Intervenant 2

    C'est sûr, l'implication n'est pas la même.

  33. Intervenant 1

    Mais d'un point de vue purement cognitif, comment on bascule d'un simple hobby à de la très haute voltige ?

  34. Intervenant 2

    Bah, la bascule ne se fait pas que sur la difficulté pure du problème. C'est vraiment la nature du raisonnement qui change. En grand public, on utilise une très bonne logique déductive. On avance pas à pas, de manière assez linéaire.

  35. Intervenant 1

    Ok, on déroule le fil.

  36. Intervenant 2

    Voilà. Mais en haute compétition, le cerveau doit littéralement assimiler et concevoir des algorithmes en temps réel.

  37. Intervenant 1

    Ah oui, carrément.

  38. Intervenant 2

    Il faut repérer des structures cachées. Il faut manipuler des concepts super abstraits. Et puis surtout, avec une rapidité d'exécution qui demande un entraînement cérébral quasi professionnel.

  39. Intervenant 1

    Donc, si je comprends bien, le compétiteur ne se contente pas de chercher la solution. Il doit forger le raccourci intellectuel le plus rapide pour y arriver.

  40. Intervenant 2

    Exactement. C'est l'optimisation maximale. Et c'est pour ça que c'est la même fédération qui gère les sélections pour les championnats du monde de puzzle ou de sudoku.

  41. Intervenant 1

    Ah, parce que l'intensité de l'effort mental est la même.

  42. Intervenant 2

    C'est ça. Le génie de cette compétition, en fait, c'est d'avoir créé un continuum. Que tu sois un lycéen qui découvre cette gymnastique ou un adulte en haute compétition qui repousse ses limites, le moteur initial, c'est toujours le même.

  43. Intervenant 1

    C'est l'étincelle ludique, le jeu.

  44. Intervenant 2

    Invariablement, oui.

  45. Intervenant 1

    Et ça, en guise de conclusion, ça amène une réflexion de fond vraiment fascinante. On voit que cette méthode, qui place le défi et le jeu au centre, arrive à générer un engagement intellectuel énorme.

  46. Intervenant 2

    C'est clair, les chiffres le prouvent.

  47. Intervenant 1

    De quoi laisser songeur sur nos méthodes d'enseignement plus traditionnelles. On peut vraiment se demander ce que deviendrait l'apprentissage en général si tout le système éducatif s'inspirait de ce modèle basé sur l'énigme et le plaisir de chercher.

  48. Intervenant 2

    Plutôt que de s'appuyer aussi lourdement sur de la théorie pure, oui.

  49. Intervenant 1

    Exactement. Voilà une belle piste de réflexion pour terminer cette exploration.

  50. Intervenant 2

    Tout à fait.

  51. Intervenant 1

    À très vite pour une prochaine plongée mathématique.

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