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19 févr. 2021 · 18 min

Holo-Math : quand les maths deviennent des hologrammes

Dans cet épisode audio, entrez dans Holo-Math : le casque fait apparaître des hologrammes, du jardin mathématique au mouvement brownien.

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Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?

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  1. Intervenant 1

    Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente. Je suis vraiment ravie de vous retrouver toutes et tous, les passionnés de maths et de sciences, pour cette nouvelle exploration.

  2. Intervenant 2

    Bonjour. Et oui, on a un sujet assez incroyable aujourd'hui.

  3. Intervenant 1

    Ah ça c'est sûr. Alors pour commencer, imaginez un instant un vaste hangar ou peut-être une ancienne salle de cours plongée dans une semi-pénombre.

  4. Intervenant 2

    Une ambiance un peu feutrée quoi.

  5. Intervenant 1

    Voilà. Et au centre de cet espace, il y a une poignée de personnes qui évoluent d'une manière franchement un peu étrange. Elles sont toutes équipées d'immenses visières futuristes vissées sur la tête. De très gros casques en fait.

  6. Intervenant 2

    Ce qui donne tout de suite un côté science-fiction.

  7. Intervenant 1

    Vu de l'extérieur, la scène ressemble à une chorégraphie complètement absurde. Ces gens agitent les bras dans le vide absolu, ils se penchent pour scruter le sol où il n'y a rien du tout et ils ont l'air de cliquer avec leurs doigts sur des trucs invisibles.

  8. Intervenant 2

    C'est vrai que sans le son ni l'image, ça doit être très drôle à voir.

  9. Intervenant 1

    C'est clair. Parfois même, ils reculent brusquement comme pour éviter un obstacle fantôme. Honnêtement, si on n'a pas le contexte, on pourrait vraiment croire à une performance d'art contemporain hyper obscure.

  10. Intervenant 2

    Sauf que c'est pas du tout ça.

  11. Intervenant 1

    Non, pas du tout. En réalité, à l'intérieur de ces casques, ces personnes sont littéralement en train de toucher des mathématiques pures. Aujourd'hui, on plonge au cœur des sources du projet Holo-Math.

  12. Intervenant 2

    Une très belle initiative, oui.

  13. Intervenant 1

    Une initiative fascinante même, qui se passe à la Maison Poincaré, donc au sein de l'Institut Henri Poincaré à Paris. Notre mission aujourd'hui, c'est de comprendre comment cette technologie d'avant-garde permet de rendre les maths tangibles sans sacrifier leur rigueur.

  14. Intervenant 2

    Et ton introduction est un point de départ parfait, parce que ce décalage entre ce que perçoit l'observateur extérieur et ce que vivent les participants, c'est au cœur même de l'expérience. C'est un

  15. Intervenant 1

    monde parallèle en gros.

  16. Intervenant 2

    Exactement. Le public non équipé ne voit que le vide et les gesticulations. Mais dès l'instant où l'on chausse soi-même ce casque, l'obscurité ambiante se dissipe.

  17. Intervenant 1

    D'ailleurs, on précise que c'est le casque HoloLens, développé par Microsoft.

  18. Intervenant 2

    Tout à fait. Et avec ce casque, l'environnement physique reste visible, mais il est soudainement envahi par d'immenses objets géométriques et des structures mathématiques en trois dimensions qui, littéralement, flottent dans l'air.

  19. Intervenant 1

    Ah, donc les gestes absurdes prennent tout leur sens.

  20. Intervenant 2

    C'est ça. On comprend d'un coup que telle personne était en fait en train de faire pivoter un polyèdre géant, ou que tel autre essayait de toucher une particule en plein mouvement. C'est une bascule perceptuelle complète. On passe vraiment de l'autre côté du miroir.

  21. Intervenant 1

    Bon, décortiquons un peu tout ça. Quand on parle de mettre un gros casque sur la tête pour voir des trucs en 3D, le réflexe immédiat c'est de penser aux jeux vidéo en réalité virtuelle.

  22. Intervenant 2

    C'est l'association classique, oui.

  23. Intervenant 1

    Bah oui, on en voit partout aujourd'hui. Mais nos sources insistent lourdement sur le fait que ce n'est pas de la réalité virtuelle. Pour utiliser une analogie, la réalité virtuelle c'est un peu comme fermer les yeux et rêver d'un monde clos.

  24. Intervenant 2

    On est complètement isolé dans une bulle de pixels, en fait.

  25. Intervenant 1

    Voilà. Alors que la réalité mixte, donc ce que propose Holo-Math, ce serait plutôt comme porter des lunettes de soleil hyperpuissantes qui projetteraient des mirages physiques directement dans la pièce, mais tout en laissant la lumière du monde réel passer à travers les verres.

  26. Intervenant 2

    C'est une excellente image. Ce qui est fascinant ici, c'est la mécanique technologique qui permet ça. Car elle est redoutablement complexe. La réalité virtuelle classique fonctionne par occultation totale, donc les écrans bloquent le monde réel.

  27. Intervenant 1

    Oui, on est aveugle à ce qui nous entoure.

  28. Intervenant 2

    C'est ça, le cerveau est trompé par des gyroscopes. Mais avec la réalité mixte du HoloLens, la visière est transparente. Le casque est bourré de caméras infrarouges et de capteurs de profondeur qui vont cartographier la pièce physique en temps réel. Donc

  29. Intervenant 1

    le casque, c'est exactement où il se trouve dans la salle ?

  30. Intervenant 2

    Exactement. Le logiciel comprend où est le sol, où sont les murs et surtout où se tiennent les autres personnes. Il peut donc calculer la perspective exacte pour projeter un hologramme mathématique au centre de la pièce.

  31. Intervenant 1

    Et si je tourne autour, l'hologramme reste à sa place ?

  32. Intervenant 2

    Oui, ils restent entrés au même point spatial. Et la différence fondamentale sur le plan humain, c'est la sociabilité. La réalité mixte n'occulte pas l'espace, on voit toujours le visage de la personne à côté de soi.

  33. Intervenant 1

    On n'est pas tout seul

  34. Intervenant 2

    dans son coin. On peut échanger un regard, partager une réflexion en direct. On n'est vraiment pas enfermé seul dans le métaverse.

  35. Intervenant 1

    C'est vrai que la dimension collective, ça change absolument tout. Surtout pour une visite de musée, en fait. Si on isole chaque visiteur dans une boîte noire, on perd l'essence même de la transmission du savoir.

  36. Intervenant 2

    Complètement. Le musée, c'est un espace social.

  37. Intervenant 1

    Exactement. Et là, le fait de garder le contact visuel, ça permet de maintenir un lien direct avec le médiateur scientifique présent dans la salle. Parce qu'il y a un humain qui orchestre la séance.

  38. Intervenant 2

    C'est lui le vrai chef d'orchestre, oui.

  39. Intervenant 1

    Mais j'ai tout de même une petite réticence en lisant ces documents. Je me demande comment on évite le piège du simple parc d'attractions visuelles, tu vois ?

  40. Intervenant 2

    Je vois très bien le côté gadget,

  41. Intervenant 1

    quoi. Voilà.

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