
19 mars 2018 · 6 min
Écriture inclusive : que change-t-elle jusque dans les maths ?
Dans ce podcast, suivez les trois conventions proposées, leurs difficultés pratiques et le cas singulier des énigmes mathématiques.
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Intervenant 1
Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente. Imaginons une énigme logique stricte où la grammaire, d'habitude, c'est juste un véhicule pour transmettre l'information. Mais qu'est-ce qui se passe quand la grammaire devient l'énigme elle-même ? Un peu comme un outil pour cacher un indice crucial.
Intervenant 2
C'est exactement le paradoxe qui émerge quand l'écriture inclusive s'invite dans un domaine ultra codifié comme les maths. On se retrouve à décortiquer non seulement la logique pure d'un problème, mais aussi les fondements de notre propre langue.
Intervenant 1
C'est ça. Et donc l'objectif de notre exploration d'aujourd'hui, c'est vraiment de plonger là-dedans. On va essayer de comprendre les racines de notre grammaire, les mécanismes de l'écriture inclusive et ses applications un peu inattendues dans nos chères équations.
Intervenant 2
Tout à fait. Et pour comprendre ça, il faut vraiment remonter le temps jusqu'à la disparition du fameux genre neutre. Parce qu'en latin, on avait trois genres, le masculin, le féminin et le neutre.
Intervenant 1
Ah oui ? Et avec le temps, par disons une lente usure phonétique, les terminaisons ont commencé à se ressembler, non ?
Intervenant 2
Surtout l'accusatif latin, la forme que prennent les mots qui subissent l'action.
Intervenant 1
C'est exactement ça, oui. L'accusatif s'est beaucoup érodé.
Intervenant 2
Et donc, le masculin et le neutre ont fini par sonner pareil en ancien français. Ça me fait un peu penser à deux voies d'autoroute qui se rejoignent pour n'en faire qu'une seule. Mais du coup, la fameuse règle du XVIIe siècle qui dit que le masculin l'emporte, c'est juste la cristallisation de cet accident historique. Bah c'est le grand débat. Les partisans de l'écriture inclusive considèrent que valider cette fusion par les grammairiens, ça instaurerait une sorte d'infériorité systémique pour le féminin.
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