
11 avr. 2019 · 13 min
Du basket au golf : les assemblages qui épousent la sphère
Dans cet épisode audio, suivez les pièces, coutures et alvéoles choisies pour approcher la sphère, du basket au tennis, au football et au golf.
Collections de cet épisode (2)
Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?
Transcription
Afficher la transcriptionMasquer la transcription
Transcription automatique
Intervenant 1
Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente. Aujourd'hui, on va explorer une idée qui a l'air complètement folle sur le papier. Et si on disait que d'un point de vue mathématique, il n'y a absolument aucune différence entre une minuscule balle de golf et le fameux ballon de foot en cuir de notre enfance ?
Intervenant 2
Salut Ruti. C'est vrai que dit comme ça, ça semble complètement défier le bon sens. On parle quand même de deux objets qui n'ont strictement rien à voir, que ce soit la taille, le poids ou même l'usage.
Intervenant 1
Exactement. Et c'est pour ça que notre plongée du jour est si passionnante. On va décortiquer un article super intéressant qui s'appelle « Balles et ballons ronds ».
Intervenant 2
Un article qui nous montre que la rotondité dans le sport, c'est une sacrée illusion.
Intervenant 1
Ouais, parce qu'on a l'habitude de taper dans des ballons tous les jours, donc on se dit que c'est naturellement rond quoi.
Intervenant 2
Sauf que pas du tout. Cette forme, c'est une construction géométrique qui est vraiment pensée dans les moindres détails. La géométrie vient pas juste faire joli, elle vient résoudre des contraintes physiques très spécifiques à chaque sport.
Intervenant 1
D'accord. Alors, pour pas s'enfermer dans des concepts trop vertigineux d'entrée de jeu, l'article propose de commencer par la base. La balle de ping-pong.
Intervenant 2
Ouais, c'est la solution de facilité absolue, ça.
Intervenant 1
Bah oui. De moitié en plastique, on les soude au milieu, et voilà. Problème réglé.
Intervenant 2
C'est hyper efficace mais, et c'est là que ça devient intéressant, ça ne marche que pour du plastique rigide et sur une petite taille. La balle de ping-pong, elle n'a pas besoin de se déformer ou d'avoir un grip particulier.
Intervenant 1
Ce qui n'est pas le cas quand on passe au basketball.
Intervenant 2
Exactement. Dès qu'on veut de la souplesse ou une bonne prise en main, coller deux simples demi-sphères, ça devient un cauchemar industriel.
Intervenant 1
Et sur un ballon de basket, on voit bien que ce n'est pas deux moitiés. Il y a ces fameuses lignes noires, un peu sinueuses, qui délimitent huit pièces, identiques en fait.
Intervenant 2
Oui, huit pièces parfaites. Et pour réussir à dessiner ça, les ingénieurs utilisent ce qu'on appelle la projection équirectangulaire.
Intervenant 1
Ok, on rentre dans le vif du sujet. C'est quoi exactement ?
Intervenant 2
En gros, il faut s'imaginer une sphère, classique, avec ses pôles, son équateur. L'idée, c'est de l'aplatir. On va prendre les coordonnées polaires de la sphère et les traiter comme de simples coordonnées cartésiennes sur un plan tout plat.
Intervenant 1
Attends, mais c'est le même problème que pour les cartes géographiques, non ? Quand on veut mettre la Terre sur une carte rectangulaire, les pôles sont complètement étirés et déformés.
Intervenant 2
C'est une super analogie, c'est exactement ça. Sur ce plan déformé, on va tracer des lignes très spécifiques. D'abord, on coupe virtuellement la sphère par deux grands cercles qui sont orthogonaux.
Intervenant 1
Orthogonaux, donc ils se croisent à angle droit.
Intervenant 2
C'est ça. Et ensuite, on utilise une courbe basée sur des fonctions trigonométriques pour réussir à découper tout ça en huit morceaux strictement identiques.
Intervenant 1
Et c'est pour ça que c'est si contre-intuitif quand on le regarde. Parce que quand on gonfle le ballon, la pression de l'air vient étirer les morceaux et compenser la déformation de la carte plate.
Intervenant 2
Voilà. Et notre œil, il n'arrive plus du tout à repérer les deux grands cercles perpendiculaires de départ. Le motif en vagues trompe complètement notre cerveau.
Intervenant 1
C'est super ingénieux et l'article fait un lien direct avec la balle de tennis.
Intervenant 2
Ouais, c'est la même famille mathématique. Les deux courbes blanches qui font le tour de la balle de tennis répondent à ce même principe. Avec un paramètre spécifique, la valeur a égal 0,44.
Intervenant 1
Sauf que pour le tennis, la matière complique tout. On n'utilise pas du caoutchouc, on utilise de la feutrine.
Intervenant 2
Ce qui est une vraie galère.
Intervenant 1
Bah oui. Emballer une sphère avec un tissu plat sans faire le moindre pli, c'est comme essayer de recouvrir un ballon avec du papier cadeau. Ça fait des froissements partout.
Intervenant 2
C'est le nœud du problème. Il faut découper deux morceaux de feutrine à plat, un peu en forme d'os ou de huit très étirés, et ils doivent avoir exactement le même périmètre.
Intervenant 1
Pour pouvoir les joindre bord à bord sur le noyau en caoutchouc, sans que ça se chevauche.
Intervenant 2
Exactement. Et pour modéliser cette jonction, l'article aborde une approche théorique fascinante. Ça s'appelle la surface d'Eneper, du nom d'un mathématicien allemand.
Intervenant 1
Ah oui, j'ai vu ça !
La suite de la transcription est réservée aux abonnés.
S’abonnerÀ écouter ensuite
Des épisodes qui partagent une playlist, une figure ou un domaine avec celui-ci.

9 sept. 2026 · 23 min

9 sept. 2026 · 20 min

13 juil. 2026 · 6 min

10 juil. 2026 · 19 min

29 juin 2026 · 5 min

8 juin 2026 · 19 min