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3 janv. 2018 · 13 min

Dimension vectorielle : ce que toutes les bases ont en commun

Dans cet épisode audio, suivez un vecteur, ses coordonnées et ses bases pour voir comment leur taille commune définit la dimension d’un espace vectoriel.

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  1. Intervenant 1

    Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente. Ravi d'accueillir tous ceux qui nous écoutent pour cette nouvelle exploration.

  2. Intervenant 2

    Bonjour, ravi d'être

  3. Intervenant 1

    là. Aujourd'hui, on va parler d'un concept, un truc qu'on utilise vraiment tous les jours.

  4. Intervenant 2

    C'est ça, un mot très commun, en apparence du moins.

  5. Intervenant 1

    Voilà, on se penche sur un article fascinant qui s'intitule « La dimension, une idée pas si évidente ».

  6. Intervenant 2

    Et c'est un titre très bien choisi parce que ça cache pas mal de choses.

  7. Intervenant 1

    Absolument. En fait, notre mission pour cette plongée sonore, c'est de démystifier ce mot, la dimension. Parce que quand on l'entend, on pense tout de suite aux lunettes 3D au cinéma ou à l'écran 2D du téléphone. Oui,

  8. Intervenant 2

    on a une approche très visuelle, très matérielle du concept.

  9. Intervenant 1

    Mais l'article nous montre comment les maths ont pris cette idée intuitive, comment elles l'ont triturée et surtout poussée vers des abstractions incroyables. C'est le moment de décortiquer tout ça.

  10. Intervenant 2

    Oui, et ce parcours demande une certaine souplesse intellectuelle, on va dire. Parce qu'on va partir de la Grèce antique pour aller jusqu'aux frontières de l'infini.

  11. Intervenant 1

    Rien que ça ?

  12. Intervenant 2

    Bah oui ! En fait, c'est vraiment l'histoire d'une émancipation. Les maths qui se détachent complètement de la vision humaine.

  13. Intervenant 1

    Je vois. Mais du coup, pour comprendre cette évolution, l'article dit qu'il faut vraiment revenir aux origines de la géométrie, non ?

  14. Intervenant 2

    Tout à fait. À l'époque d'Euclide, par exemple, la notion de 3D avec des axes X, Y, Z sur un ordinateur, ça n'existe pas du tout.

  15. Intervenant 1

    C'est sûr qu'il n'avait pas de logiciel de modélisation.

  16. Intervenant 2

    Bah non. Chez Euclide, dans ses fameux éléments, la géométrie est purement descriptive. Il définit la ligne de façon presque philosophique. Il dit que c'est une longueur sans largeur.

  17. Intervenant 1

    Donc on isole juste une caractéristique physique, quoi. La dimension 1.

  18. Intervenant 2

    Voilà. Ensuite, il définit la surface plane. C'est juste longueur et largeur, mais sans épaisseur. C'est vraiment la 2D.

  19. Intervenant 1

    Et ça reste très lié à nos sens, en fait. On trace un trait dans le sable, on voit une ligne.

  20. Intervenant 2

    Exactement. Et au livre 11, il introduit le sovid, l'objet palpable. Longueur, largeur et profondeur.

  21. Intervenant 1

    La fameuse 3D, du coup.

  22. Intervenant 2

    C'est ça. Mais ça reste une catégorisation visuelle. Même Apollonius, avec ses coniques, il poussait l'étude très loin en découpant des cônes.

  23. Intervenant 1

    Mais on restait prisonnier des dessins.

  24. Intervenant 2

    Absolument. La vraie bascule, le séisme conceptuel, c'est René Descartes.

  25. Intervenant 1

    Ah, Descartes et la géométrie analytique. C'est là que j'aime bien faire une analogie avec le GPS.

  26. Intervenant 2

    C'est-à-dire ?

  27. Intervenant 1

    Avant Descartes, pour décrire une forme, on donnait des repères relatifs. Genre, on disait, le trésor est caché à côté du grand chêne, derrière la colline.

  28. Intervenant 2

    Oui, c'est descriptif, mais pas très précis en

  29. Intervenant 1

    fait. Voilà. Avec le système de Descartes, c'est comme le GPS. On met une grille imaginaire et on donne une adresse exacte avec des chiffres.

  30. Intervenant 2

    Et ce qui est fascinant ici, c'est le changement total de définition. Ah bon ? Bah oui. La dimension, ça devient rigoureusement le nombre de paramètres nécessaires pour définir un point. Un seul chiffre sur une ligne, deux sur une feuille et trois dans une pièce.

  31. Intervenant 1

    Donc on passe d'une vision purement visuelle à une définition paramétrique stricte. Le dessin devient du calcul, quoi.

  32. Intervenant 2

    Exactement. Et c'est crucial, parce que ça ouvre la voie au vecteur. Si on a des coordonnées, comment on décrit le mouvement entre ces points ?

  33. Intervenant 1

    Ah oui, avec des directions, des flashes…

  34. Intervenant 2

    Voilà. La dimension, c'est le nombre minimal d'informations pour décrire n'importe quelle direction dans cet espace.

  35. Intervenant 1

    Ce qui nous amène à la question des bases dans les espaces vectoriels. L'article aborde ça pour la dimension 2.

  36. Intervenant 2

    Oui. Imaginez une grande toile vierge en 2D. Pour atteindre un point, il faut définir des pas de référence. La base classique, c'est un pas vers la droite, un pas vers le haut.

  37. Intervenant 1

    Le fameux quadrillage du papier millimétré quoi.

  38. Intervenant 2

    C'est ça. On appelle ça I et J. Et chaque déplacement se décompose de façon unique avec ces deux

  39. Intervenant 1

    mouvements. Mais la source précise qu'il y a une infinité de bases possibles. Et elle donne un exemple complètement fou avec un vecteur à moins pi et l'autre à racine de 2.

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