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25 mars 2019 · 29 min

De la porte d’autobus à l’enveloppe de droites

Dans cet épisode, suivez une porte d’autobus, puis des rayons réfléchis, pour voir naître des enveloppes et saisir le rôle du point de Monge.

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Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?

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  1. Intervenant 1

    Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente. Alors, pour cette nouvelle exploration, qui est vraiment conçue sur mesure pour nos auditeurs du jour, on va plonger dans une pile de notes et d'articles qui, franchement, m'a d'abord laissé un peu perplexe.

  2. Intervenant 2

    Oui, je peux comprendre.

  3. Intervenant 1

    Et puis complètement fasciné. Parce que vous savez, d'habitude, quand on pense à la géométrie, on a un peu tous cette même image mentale d'un truc super figé, non ? Un truc très abstrait. Genre un grand tableau noir avec, je ne sais pas, un triangle tracé à la craie et puis le professeur qui pointe un angle et qui dicte une vérité statique.

  4. Intervenant 2

    C'est ça. En fait, c'est l'expérience qu'on a tous eue à l'école, je pense. Une discipline silencieuse, immuable, qui reste enfermée dans des manuels scolaires.

  5. Intervenant 1

    Complètement. Mais si on prend la peine d'appliquer les concepts de notre dossier du jour, ce tableau noir éclate en morceaux.

  6. Intervenant 2

    Littéralement.

  7. Intervenant 1

    On se retrouve face à une géométrie qui bouge, une géométrie qui se cache dans des endroits vraiment absurdes, qui évolue sous nos yeux dans la rue ou même sur la table du petit déjeuner.

  8. Intervenant 2

    C'est ce qui rend le sujet si passionnant.

  9. Intervenant 1

    Ah oui. Et notre mission aujourd'hui, en fait, c'est de décrypter un concept qui porte un nom un peu, je dirais, mystérieux. C'est la notion d'enveloppe.

  10. Intervenant 2

    L'enveloppe, oui.

  11. Intervenant 1

    Et pour comprendre de quoi il s'agit, on va laisser les mathématiques pures de côté un instant. On va observer un objet d'une banalité affligeante.

  12. Intervenant 2

    D'accord.

  13. Intervenant 1

    Imaginez une porte d'autobus.

  14. Intervenant 2

    Ah, la fameuse porte pliante en deux bâtons articulés. Honnêtement, c'est le point de départ parfait.

  15. Intervenant 1

    Faisons la scène ensemble. On est à l'arrêt, le bus arrive, la porte s'ouvre. D'un point de vue purement mécanique, qu'est-ce qu'on est en train de regarder là concrètement ?

  16. Intervenant 2

    Alors, si on décompose le mouvement, on a en fait deux morceaux bien distincts. Le bâton de gauche, disons celui qui est fixé au cadre du bus, par des charnières.

  17. Intervenant 1

    Oui, la partie attachée au bus.

  18. Intervenant 2

    Voilà. Ce bâton-là, il a un comportement très simple. À l'ouverture, il va juste pivoter autour de son axe fixe. Son extrémité décrit un bête quart de cercle, rien de fou.

  19. Intervenant 1

    Jusque-là, je vous suis.

  20. Intervenant 2

    Mais le vrai mystère est en fait la géométrie qui nous intéresse aujourd'hui. Elle se cache dans le deuxième bâton, celui de droite.

  21. Intervenant 1

    D'accord.

  22. Intervenant 2

    Parce que son mouvement à lui n'est pas libre du tout. Il est sous contrainte.

  23. Intervenant 1

    Oui, je vois l'idée parce qu'il est rattaché au premier bâton par une espèce de charnière centrale. Mais en même temps, il doit rester coincé dans le rail du bus, c'est ça ?

  24. Intervenant 2

    Exactement. C'est ça la contrainte. Il glisse en s'appuyant simultanément sur deux axes de référence. On peut, pour simplifier, les imaginer tracés au sol. Imaginez deux lignes droites parfaitement perpendiculaires. L'une, elle représente l'axe de l'appart quand elle est fermée, donc tout à fait à plat. Et l'autre ligne, à 90 degrés vers l'intérieur du bus, elle représente la position de la porte une fois totalement ouverte.

  25. Intervenant 1

    D'accord, j'ai les deux axes en tête.

  26. Intervenant 2

    Eh bien, le bâton droit, si vous projetez son ombre au sol, c'est juste un simple segment de droite qui glisse. Et en glissant, ces deux extrémités restent en permanence collées à ces deux fameux axes perpendiculaires.

  27. Intervenant 1

    Alors, attendez, je vous arrête là deux secondes, juste pour qu'on soit bien clair sur la visualisation.

  28. Intervenant 2

    Allez-y !

  29. Intervenant 1

    Parce que si je suis debout dans le bus et que je regarde ce bâton glisser d'un axe à l'autre, visuellement, moi j'ai l'impression qu'il s'étire ou qu'il se rétracte selon l'angle. L'espace qu'il occupe change, non ?

  30. Intervenant 2

    Oui, c'est très juste. Mais en fait, c'est une illusion d'optique.

  31. Intervenant 1

    Vraiment ?

  32. Intervenant 2

    Oui, c'est très courant, c'est dû à la perspective. Mais réfléchissons à la structure physique de la porte elle-même. Faisons un peu de géométrie au sol.

  33. Intervenant 1

    Ok, on sort la craie mentale.

  34. Intervenant 2

    C'est ça. Relions le point de fixation principal de la porte. On va l'appeler l'origine ou le point haut si vous voulez. Le point haut, ok. On le relie à la charnière centrale qui plie la porte. Donc ça, c'est le premier segment. Ensuite, quand la porte est fermée, ces éléments forment une ligne plate. Mais dès qu'elle s'entrebaille, si vous reliez le point haut à la charnière centrale, puis cette charnière centrale à l'extrémité du deuxième bâton, et enfin cette extrémité, on la relie au point haut.

  35. Intervenant 1

    Ah oui, je vois. Je viens de dessiner un triangle au sol.

  36. Intervenant 2

    Voilà, vous venez de dessiner un triangle. Et regardez bien les propriétés de ce triangle.

  37. Intervenant 1

    Alors, on a un sommet qui s'éloigne de la porte au fur et à mesure de l'ouverture. Et ah oui, comme les deux battants de la porte sont fabriqués dans la même usine, j'imagine qu'ils ont exactement la même largeur, non ?

  38. Intervenant 2

    Tout à fait.

  39. Intervenant 1

    Donc, ce triangle, il a deux côtés de même longueur.

  40. Intervenant 2

    Exact.

  41. Intervenant 1

    Donc, c'est un triangle isocèle.

  42. Intervenant 2

    Et voilà. Et la beauté de la chose, en fait, c'est que cette propriété géométrique, elle reste absolue pendant toute la durée de l'ouverture.

  43. Intervenant 1

    Même quand il est presque tout plat ?

  44. Intervenant 2

    Même là, quel que soit l'angle de la porte, du premier frémissement jusqu'à l'ouverture complète, on a juste une succession infinie de triangles isocèles qui se déforment.

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