
15 sept. 2016 · 15 min
Carronds : pourquoi paraissent-ils ronds dans le miroir ?
Dans cet épisode, suivez la fabrication d’un carrond en carton, puis découvrez comment le miroir et le point de vue orientent notre perception.
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Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?
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Intervenant 1
Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente. C'est un plaisir de retrouver les auditeurs pour une plongée qui risque de bousculer. Pas mal de certitudes bien ancrées sur la manière dont on perçoit la réalité.
Intervenant 2
Bonjour. Oui, je crois qu'on va un peu secouer nos cerveaux aujourd'hui.
Intervenant 1
Clairement. Parce qu'on a tous vu ça. On scrolle quelques minutes sur les réseaux sociaux et on tombe inévitablement sur ces courtes vidéos qui semblent défier la physique de base.
Intervenant 2
Ah oui, les fameuses vidéos virales.
Intervenant 1
Voilà, genre des tablettes de chocolat qu'on coupe de biais, qu'on réarrange, et paf, ça produit un carré supplémentaire. Sans que la tablette initiale perde un gramme.
Intervenant 2
Ce qui est thermodynamiquement impossible, on est d'accord.
Intervenant 1
C'est ça. Ou alors des petites formes géométriques posées sur une table qui changent radicalement d'apparence dès qu'elles se reflètent dans un miroir juste derrière. Mon premier réflexe, souvent, c'est de crier au montage vidéo caché ou juste à un banal tour de magie, tu
Intervenant 2
vois. C'est normal, c'est l'explication la plus économique pour le cerveau.
Intervenant 1
Mais notre mission aujourd'hui, c'est de disséquer un article fascinant de Tangente intitulé « Géométrie illusoire, rêver les déroutants carondisons ». Le but, c'est de comprendre rigoureusement les leurs cognitifs et mathématiques qui rendent tout ça possible. Zéro magie ici, on va analyser une mécanique de haute précision.
Intervenant 2
Et le cadre analytique de cette exploration y doit vraiment s'éloigner de l'idée d'un dysfonctionnement de la réalité. L'article démontre qu'on est face à la rencontre super complexe entre la géométrie descriptive pure et notre propre machinerie biologique.
Intervenant 1
Notre cerveau en fait.
Intervenant 2
Exactement. L'évolution nous a dotés d'un système visuel qui ne fait pas qu'enregistrer passivement la lumière, il interprète, il anticipe et surtout, il tire des conclusions très hâtives pour gagner du temps de traitement. Donc l'illusion, elle n'est pas dans l'objet lui-même, mais dans les raccourcis statistiques qu'utilise notre cortex visuel.
Intervenant 1
D'accord, mais avant d'entrer dans le vif du sujet avec ces fameux objets hybrides qu'on appelle les carronds, il faut poser les fondations physiques de la perspective, non ? Parce que c'est l'exploitation de ces règles géométriques qui permet de pirater notre perception.
Intervenant 2
Oui, tout à fait. L'article décline d'ailleurs ses tromperies en quatre grandes catégories distinctes.
Intervenant 1
Ok, je suis curieuse. C'est quoi les trois premières formes ?
Intervenant 2
Eh bien, les trois premières sont omniprésentes dans l'histoire de l'art. Elles visent à simuler la profondeur. D'abord, tu as le trompe-l'œil classique qu'on utilise depuis l'Antiquité pour feindre des reliefs sur des murs plats. Ensuite, il y a la perspective forcée.
Intervenant 1
Ah, la perspective forcée, c'est l'astuce photo classique, c'est ça ? Genre faire semblant de tenir la tour Eiffel dans le creux de sa main.
Intervenant 2
C'est ça, on manipule les distances focales et les plans. Et la troisième catégorie, c'est l'anamorphose. On la voit beaucoup dans le street art contemporain. Tu sais, ces dessins à la craie sur un trottoir plat.
Intervenant 1
Ah oui, où on a l'impression qu'il y a un gouffre énorme sous nos pieds, mais seulement si on se place à un endroit super précis.
Intervenant 2
Exactement. Et ça, c'est le point commun névralgique de ces catégories. Leur faiblesse structurelle en fait. Elles dépendent toutes absolument d'un point de vue unique.
Intervenant 1
C'est marrant, ça me fait penser à un décor de cinéma monté sur des échafaudages. Si l'objectif de la caméra est verrouillé au millimètre près, on voit un château majestueux. Mais si on décale la caméra de 5 cm, l'illusion s'effondre et on ne voit plus qu'un tas de planches de bois.
Intervenant 2
C'est une super analogie et ça nous amène à la quatrième catégorie introduite par l'article qui est beaucoup plus rare et sophistiquée. L'illusion perceptive spéculaire.
Intervenant 1
Donc spéculaire, ça implique un miroir. Mais il y a un truc qui me bloque avec cette catégorie. Quand je regarde un miroir, mon cerveau sait pertinemment qu'il regarde un reflet. La logique voudrait qu'en cas de conflit visuel entre l'objet solide posé là et son reflet, mon cerveau donne la priorité à l'objet réel. Pourquoi ça provoque un tel court-circuit ?
Intervenant 2
En fait, c'est une question de timing neurologique. Ton cortex préfrontal, lui, il sait qu'il a affaire à un miroir. Il est rationnel. Mais ton cortex visuel primaire, qui est à l'arrière du crâne, lui, il traite les gradions de lumière, les contours, les ombres. Et il fait ça en une fraction de seconde, bien avant que ta conscience n'intervienne.
Intervenant 1
Ah, donc l'œil est plus rapide que la raison en gros.
Intervenant 2
C'est ça. Et la redoutable efficacité de cette illusion, c'est la simultanéité. Avec le dessin de gouffre sur le trottoir, si tu bouges, l'image se disloque avec le temps. Ton cerveau a le temps de comprendre. Mais face à un miroir, le champ de vision englobe l'objet réel et le reflet au même instant
Intervenant 1
T. Le cerveau reçoit deux paquets d'infos en même temps quoi.
Intervenant 2
Deux paquets de données mathématiquement inconciliables, oui. Et qui prétendent décrire la même réalité physique.
Intervenant 1
C'est ce conflit qui pose les bases des travaux de la figure centrale de cet article, Kokichi Sugihara. Et c'est crucial de préciser qu'on ne parle pas d'un magicien. C'est un chercheur japonais, un vrai spécialiste en ingénierie mathématique. Ses créations, c'est de la recherche fondamentale sur la projection géométrique.
Intervenant 2
Ah oui, Sugihara a carrément consacré sa carrière à modéliser comment des formes en trois dimensions se projettent sur la surface en deux dimensions de notre rétine. L'article met en avant son installation Ambiguous Cylinder Illusion, donc l'illusion du cylindre ambigu.
Intervenant 1
Et c'est tellement rigoureux qu'il a eu la deuxième place au concours américain du Best Illusion of the Year en 2016. C'est fou que des maths pointues finissent dans un concours d'illusions.
Intervenant 2
Ça valide vraiment sa découverte sur la perception visuelle.
Intervenant 1
Du coup, observons un peu la topologie de ces fameux carronds, traduits de l'anglais « squircles ». Si on place ces petits tubes imprimés en 3D sur la table, franchement, l'œil perçoit sans aucune ambiguïté des carrés. On voit des faces planes, des arêtes bien nettes.
Intervenant 2
Ouais, la vision directe est très claire.
Intervenant 1
Mais juste derrière, le miroir envoie l'image de cylindres parfaitement ronds et lisses. Et là où la géométrie pète les plombs, c'est quand on manipule l'objet. Si on fait pivoter le cylindre physique sur lui-même, sous nos yeux, il se transforme soudain en cercle parfait. Et dans le miroir, le reflet devient un rhomboïde, genre un parallélogramme.
Intervenant 2
Ils échangent littéralement leurs propriétés.
Intervenant 1
Mais comment une simple rotation peut modifier la structure perçue d'un objet solide ? C'est le même objet !
Intervenant 2
Eh bien, le secret est dans le calcul millimétré de la courbure du bord supérieur. Si tu examinais ces carronds de profil, pile à hauteur d'œil, tu verrais que le bord supérieur n'est pas coupé droit, il ondule.
Intervenant 1
Ils ondulent, genre des vagues.
Intervenant 2
C'est ça. Ils forment deux creux et deux bosses opposées. Donc la forme réelle de l'objet, c'est ni un carré, ni un rond. C'est un cylindre dont les parois ont été légèrement écrasées de manière asymétrique. Sur le plan géométrique, c'est à mi-chemin exact entre un rouiboïde et un cylindre.
Intervenant 1
D'accord, mais pourquoi mon œil ne voit pas cette ondulation ? Pourquoi il me montre un sommet parfaitement plat ?
Intervenant 2
À cause d'un processus qu'on appelle l'inférence bayésienne.
Intervenant 1
Oula, l'inférence bayésienne ? Faut m'expliquer ça simplement.
Intervenant 2
En gros, ton cerveau évalue constamment les probabilités de ce qu'il regarde en se basant sur son dictionnaire visuel interne. Une forme hybride avec des bords ondulés, ça n'a aucun sens statistique dans ta vie de tous les jours. Le système visuel déteste cette ambiguïté, donc il procède à une régularisation agressive.
Intervenant 1
Ils forcent la forme en fait.
Intervenant 2
Exactement. Selon l'angle sous lequel la lumière frappe ses creux et ses bosses, projeté en 2D sur ta rétine, le cerveau lisse mentalement les bords pour imposer une forme stable et familière. Un carré parfait pour la vision directe et un cercle parfait pour le reflet incliné différemment.
Intervenant 1
Mais c'est l'équivalent cognitif d'un correcteur automatique sur un smartphone réglé sur le zèle maximal. Genre, si le cerveau lit une forme qui n'existe pas dans son dictionnaire de base, il la remplace d'autorité par le mot le plus proche, même si ça modifie fondamentalement la réalité de ce qu'on a sous les yeux.
Intervenant 2
L'analogie du correcteur automatique est parfaite pour illustrer la violence de cette substitution. Le cerveau ampute une partie des données brutes pour sauver la cohérence globale. Et face au miroir, ce correcteur fait deux choix contradictoires en même temps, corrigés en carrés d'un côté et en cercles de l'autre.
Intervenant 1
Ce qui provoque cette fameuse dissonance cognitive. Ça donne un peu le vertige, cette abstraction. Mais paradoxalement, ça nous mène à la partie la plus pragmatique de l'article. Pour prouver que c'est bien démathématique et pas un trucage optique, l'auteur propose de matérialiser cette équation soi-même.
Intervenant 2
À l'expérience pratique, oui.
Intervenant 1
C'est vraiment l'esprit du magazine Tangente, mettre les concepts à l'épreuve du réel. Et l'outil de base, c'est d'une simplicité désarmante. Il faut juste un banal rouleau de papier toilette en
Intervenant 2
carton. Le carton offre la maniabilité parfaite pour créer ces cylindres ambigus. Le processus de l'article s'articule en quatre temps. D'abord, tu prends ton cylindre en carton et tu l'écrases modérément pour créer deux plis opposés. Puis tu répètes l'opération à 90 degrés, de façon orthogonale. Et enfin, tu marques trois points collinéaires parfaitement alignés sur le bord en haut.
Intervenant 1
Ok, donc cette étape permet de forcer une amorce de forme carrée, de donner des fausses arêtes tout en gardant la tension du carton. Et l'étape d'après, c'est le vrai cœur mathématique du truc.
Intervenant 2
Oui, la fameuse ligne sinueuse.
Intervenant 1
C'est ça. En utilisant ces trois points, il faut tracer une ligne sinueuse le long du bord, puis découper le carton selon cette trajectoire. Et l'auteur souligne avec pas mal de malice que les plus mordus de mathématiques ne vont pas se contenter de tracer au pif. Ils vont chercher l'équation exacte, la fonction sinusoïdale optimale pour faire la découpe.
Intervenant 2
Parce que si on coupe au hasard, on a juste un cylindre bancal. C'est là que le défi de cette courbe devient fascinant en termes de projection.
Intervenant 1
C'est-à-dire ? Qu'est-ce qu'on cherche à accomplir avec cette équation ?
Intervenant 2
L'objectif mathématique, c'est de définir l'amplitude et la fréquence des creux et des bosses sur le bord. Il faut que, projetés sur le plan 2D de la rétine, avec un angle plongeant de 45 degrés, ces ondulations s'annulent visuellement.
Intervenant 1
Donc les bosses viennent cacher la profondeur des creux.
Intervenant 2
C'est exactement ça. Ça génère sur la rétine la projection parfaite d'une ligne droite horizontale. Résoudre cette équation trigonométrique pour un objet aussi banal qu'un tube de PQ, c'est, franchement, la quintessence de la géométrie descriptive.
Intervenant 1
Et une fois la découpe bien faite, on passe à l'observation. On place ce petit monstre de carton devant un miroir, on ajuste l'angle et boum ! Le calcul mathématique prend le pas sur la biologie, le reflet et l'objet se dissocient, le cerveau capitule. L'article mentionne d'ailleurs que ça passionne pas mal de monde en ligne. Il y a des débats hyper animés sur des pages Facebook ou chez le collectif Archimedes Laboratories.
Intervenant 2
Ah oui, ces passionnés s'échangent des formules de malades pour générer des variantes complexes. Ils passent de simples carrés à des formes étoyées et des triangles. L'équation sinusoïdale s'applique à une infinité de polygones.
Intervenant 1
Je comprends tellement cet engouement. Quand notre système cognitif se fait avoir comme ça, comprendre l'équation derrière, c'est le seul moyen de dissiper la frustration, tu vois.
Intervenant 2
C'est un besoin viscéral de reprendre contrôle, oui.
Intervenant 1
Mais ce qui est dingue, c'est que Kokichi Sugihara ne s'arrête pas aux formes de petits cylindres, il s'attaque aussi à une feuille perceptive beaucoup plus profonde, carrément notre perception de la gravité. Et on arrive à la dernière grande analyse de cet article.
Intervenant 2
Sa célèbre installation, Magnet-like slopes, ou les pentes aimantées.
Intervenant 1
Voilà, premier prix au même concours mondial, mais en 2010. Et les images de cette structure sont, c'est limite perturbant. C'est une maquette avec quatre petites rampes en bois qui convergent vers un plateau central surélevé. On a vraiment l'impression que ça monte. Et quand on dépose des billes en bois à la base de ces rampes, elles remontent la pente. Elles défient la gravité pour se regrouper au sommet comme attirées par un aimant. C'est le mythe de Sisyphe inversé, la matière gravit une montagne sans aucun moteur.
Intervenant 2
Bon, rassurons tout le monde, les lois de la thermodynamique et de la gravité rendent ça impossible. L'article détaille le subterfus géométrique qui repose sur la manipulation des points de fuite.
Intervenant 1
Les lignes imaginaires que le cerveau utilise pour évaluer la profondeur.
Intervenant 2
C'est ça. Le cerveau s'attend à ce que des colonnes de soutien soient verticales et parallèles, pour former une grille spatiale régulière. Or, Sugihara a soutenu sa maquette avec des colonnes de longueur volontairement inégales, taillées selon des angles extrêmement spécifiques.
Intervenant 1
Attends, si je comprends bien, le but c'est de tricher sur l'apparence des colonnes pour fausser complètement le calcul de profondeur de notre cerveau.
Intervenant 2
Exactement. Il est calculé l'inclinaison des découpes pour que depuis un point de vue unique très précis, elle projette sur ta rétine l'image d'un plateau plat avec des rampes montantes. Mais si tu regardais la maquette de profil...
Intervenant 1
Ce serait complètement différent.
Intervenant 2
Totalement ! Tu verrais que le prétendu sommet central, c'est en fait le point le plus bas de la structure. Les baies ne font que descendre, entraînées par la gravité. C'est la construction asymétrique des piliers qui impose un point de vue artificiel à l'œil. Ton cerveau décrète que la pente monte alors qu'elle descend.
Intervenant 1
C'est vertigineux intellectuellement de voir la physique apparemment se briser pour réaliser qu'au final ce n'est qu'une histoire de trigonométrie et de piliers biseautés. Il y a aussi son « ambiguous garage roof » en 2015 qui joue sur ça, un toit ondulé qui a l'air pointu et classique de face. Au but du conte, avec cette avalanche d'illusions spéculaires et gravitationnelles, on en vient à une remise en question assez brutale de la confiance qu'on accorde à nos propres yeux.
Intervenant 2
Et c'est la grande leçon de tout ça. Le travail de Sugihara nous apporte une preuve mathématique indiscutable. Le réalisme naïf est une erreur de jugement. Notre perception quotidienne, c'est pas un flux vidéo en haute définition de la réalité.
Intervenant 1
Mais c'est plus une reconstruction, c'est ça ?
Intervenant 2
Oui, une simulation générée en temps réel. Le cerveau censure les données ambiguës et invente des géométries rassurantes basées sur ce qu'il a appris au fil de l'évolution.
Intervenant 1
Et cette conclusion nous pousse vraiment au-delà des mathématiques récréatives. Ça offre une leçon d'humilité intellectuelle assez insoupcionnée. Ce qu'on perçoit intuitivement comme une vérité absolue, confirmée par nos propres sens, ça dépend parfois intégralement de l'endroit précis où on a posé nos pieds. Il suffit de se décaler d'un mètre et toute l'évidence géométrique s'effondre.
Intervenant 2
Cette prudence face aux évidences visuelles, c'est le socle même de la démarche scientifique. Les équations pour concevoir un pauvre cylindre en carton capable de nous tromper, ça prouve qu'il faut un outillage analytique bien plus puissant que notre seule intuition pour comprendre le monde.
Intervenant 1
Et ça ouvre une dernière perspective, une question que je trouve passionnante pour prolonger ça. Si notre cerveau, face à un pauvre petit bout de carton un peu ambigu, décide de l'amputer automatiquement de sa réalité physique pour le forcer dans une catégorie préétablie juste à cause de notre angle de vue statique,
Intervenant 2
Dans
Intervenant 1
quelle mesure notre esprit applique exactement la même correction automatique hyper violente à des concepts abstraits ? Genre face à des idées philosophiques nuancées ou des débats de société complexes, est-ce que notre machinerie cognitive ne mutile pas ces infos pour les forcer au chausse-pied dans des idéologies rassurantes, des catégories biaisées par le point de vue unique depuis lequel on observe le monde ?
Intervenant 2
C'est une excellente réflexion. La régularisation ne s'arrête peut-être pas à la géométrie.
Intervenant 1
Voilà, c'est une interrogation à garder en tête la prochaine fois qu'une vérité nous semblera aveuglante et évidente. Et c'est sur cette mise en abîme de nos certitudes que s'achève notre décryptage de l'article de Tangente sur ces fameux Carronds. Un immense merci aux auditeurs d'avoir suivi cette gymnastique spatiale et cognitive avec
Intervenant 2
nous. Merci à tous pour votre curiosité.
Intervenant 1
C'est toujours une joie de cultiver cette rigueur intellectuelle qui caractérise Tangente. D'ici notre prochaine exploration dans les paradoxes de la science, gardez l'esprit critique, osez changer d'angle de vue et surtout méfiez-vous des miroirs.
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