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26 mars 2017 · 14 min

Bookmakers, preneurs de paris : pourquoi choisir les cotes ?

Dans cet épisode audio, suivez une course à quatre chevaux pour voir comment cotes et probabilités s’additionnent différemment.

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Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?

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  1. Intervenant 1

    Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente. Aujourd'hui, on plonge dans un univers assez singulier. Un monde fait de ferveur, de terre battue, de petits tickets froissés. Bref, on va parler des champs de course hippiques. Ouais, un

  2. Intervenant 2

    milieu fascinant.

  3. Intervenant 1

    Carrément. Et cette exploration, elle s'appuie sur un article vraiment captivant qui s'intitule « Les bookmakers n'aiment pas les probabilités ». Et notre mission aujourd'hui, c'est de percer un mystère qui en fait défie totalement l'intuition.

  4. Intervenant 2

    C'est le moins qu'on puisse dire,

  5. Intervenant 1

    ouais. Parce qu'on parle d'un domaine qui repose presque intégralement sur le hasard. Et pourtant, les professionnels de ce milieu, ce dont la survie financière dépend de la gestion de cet aléatoire, y fut comme la peste l'outil mathématique spécialement conçu pour ça. Les probabilités.

  6. Intervenant 2

    Et le paradoxe, il est vraiment frappant quand on y pense. Parce qu'une course de chevaux, par essence, c'est un système super chaotique. Je veux dire, l'issue, elle dépend d'une multitude de paramètres vertigineux.

  7. Intervenant 1

    Genre la forme du cheval le jour J, la météo, ce genre de trucs ?

  8. Intervenant 2

    Exactement. La forme physique, la stratégie de l'entraîneur, l'expérience du jockey, l'état du terrain, s'il a plu ou pas. Enfin, c'est vraiment la quintessence de la glorieuse incertitude du sport, quoi.

  9. Intervenant 1

    Et la loi française, elle est assez claire là-dessus, non ? Elle assimile ça à des jeux de hasard ?

  10. Intervenant 2

    Tout à fait. On mise de l'argent sur des phénomènes purement fortuits. Donc, en toute logique, la méthode la plus froide et efficace, ce serait de maîtriser ce chaos en utilisant les lois mathématiques des probabilités.

  11. Intervenant 1

    Bah oui, ça tombe sous le sens.

  12. Intervenant 2

    Sauf que le secret le mieux gardé de cette industrie, c'est que les bookmakers rejettent totalement ce concept. Et c'est pas irrationnel ou psychologique de leur part. C'est dicté par une logique arithmétique implacable.

  13. Intervenant 1

    Ok, décortiquons cela un instant. Pour bien comprendre ce rejet, il faut revenir à la base en fait. Comment fonctionnent les probabilités dans un environnement contrôlé on va dire ?

  14. Intervenant 2

    Prenons un exemple concret tiré de nos sources, ça sera plus simple pour visualiser.

  15. Intervenant 1

    Vas-y.

  16. Intervenant 2

    Imaginons une course bien spécifique, le fameux prix des gyroflets qui se courent à l'hippodrome de Cabourg.

  17. Intervenant 1

    Très bel hippodrome au passage.

  18. Intervenant 2

    N'est-ce pas ? Bon, sur la ligne de départ, pour simplifier, disons qu'on suit quatre chevaux avec des noms un peu pittoresques. Lancelot, Lamedor, Lune de Miel et Louison. Sur le papier, la théorie des probabilités semble parfaite pour analyser ça.

  19. Intervenant 1

    Ouais, parce qu'on a un référentiel fermé, c'est ça le

  20. Intervenant 2

    thème. Exactement, c'est ça. La règle d'or dans ce cadre, c'est l'additivité. Donc, à chacun de nos quatre chevaux, on doit associer une probabilité de victoire. Et cette probabilité, c'est obligatoirement un nombre compris entre 0 et 1.

  21. Intervenant 1

    0 étant la défaite assurée et 1 la victoire totale.

  22. Intervenant 2

    Voilà. Et la mécanique subtile là-dedans, c'est que ces événements sont mutuellement exclusifs.

  23. Intervenant 1

    Autrement dit, ils ne peuvent pas tous franchir la ligne d'arrivée en premier en même temps.

  24. Intervenant 2

    Bah non, surtout avec le recours systématique à la photo finish aujourd'hui. L'hypothèse d'un vrai ex-aequo, c'est quasiment nul. Il y a un seul gagnant.

  25. Intervenant 1

    Donc si je te suis, mathématiquement, ça veut dire que si j'additionne les chances de Lancelot, plus celle de Lamedor, plus l'une de Miel, plus Louison, je dois tomber sur exactement 1.

  26. Intervenant 2

    Rigoureusement 1. Pas 0,99 ou 1,01. Exactement 1. Parce que ces 4 chevaux épuisent la totalité des issues possibles de notre course fictive.

  27. Intervenant 1

    C'est le principe de la réalité physique au final. C'est marrant, l'analogie qui me vient, c'est comme découper une tarte.

  28. Intervenant 2

    Ah, la fameuse métaphore de la tarte. Classique, mais très efficace.

  29. Intervenant 1

    Bah oui, la tarte entière, c'est notre certitude absolue qu'un cheval va gagner. C'est le 100%. Après, on découpe en fonction des chances. Le favori, genre la Médor, il va prendre une énorme part.

  30. Intervenant 2

    Et le tocard se contentera des miettes,

  31. Intervenant 1

    ouais. C'est ça. Mais peu importe comment on charcute cette tarte, si on recolle les morceaux à la fin, on n'aura jamais plus que la tarte de départ. La question devient alors assez évidente. Pourquoi cette loi de l'addition, qui est super élégante, terrifie à ce point les preneurs de paris ? La réponse

  32. Intervenant 2

    tient en un seul mot en fait. La transparence.

  33. Intervenant 1

    Ah !

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