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29 juin 2018 · 7 min

Température du globe : moins de 200 points suffisent-ils ?

Dans cet épisode audio, suivez les indices du climat passé puis les relevés actuels pour voir comment sont mesurés les écarts de température.

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Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?

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  1. Intervenant 1

    Imaginez devoir prendre la température d'une patiente, mais cette patiente, c'est la Terre. Et vous devez consulter un carnet de santé qui remonte à 250 000 ans en arrière. Sans le moindre thermomètre à l'époque, sans satellite, comment on fait ? Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente. Aujourd'hui, on décortique ce défi monumental. Comment l'humanité arrive-t-elle à mesurer la température globale avec une telle rigueur mathématique du fin fond des aires glaciaires jusqu'à nos jours ?

  2. Intervenant 2

    C'est un véritable casse-tête scientifique. Et pour comprendre la précision des outils qu'on utilise aujourd'hui, il faut d'abord comprendre comment la température varie naturellement à l'échelle géologique.

  3. Intervenant 1

    Oui, parce qu'avant de mesurer quoi que ce soit, il faut savoir ce qui déclenche ces immenses variations.

  4. Intervenant 2

    Exactement. Et à l'échelle de centaines de milliers d'années, la météo locale, ça ne suffit pas à expliquer des changements aussi massifs. Le grand chef d'orchestre, en fait, c'est la mécanique céleste.

  5. Intervenant 1

    L'espace, quoi.

  6. Intervenant 2

    Voilà l'espace. La Terre, elle subit trois mouvements majeurs. Sa rotation sur elle-même, sa révolution autour du Soleil et un troisième, un peu plus subtil, c'est la précession des équinoxes.

  7. Intervenant 1

    Ah, la précession des équinoxes. C'est le mouvement de la toupie, c'est

  8. Intervenant 2

    ça ? C'est tout à fait ça. Imaginez la Terre comme une toupie géante qui oscille très, très lentement sur son axe. Et un cycle d'oscillation complet, ça prend environ 25 000 ans.

  9. Intervenant 1

    D'accord.

  10. Intervenant 2

    Et ces lentes variations d'inclinaison modifient la façon dont les rayons solaires frappent notre planète. C'est ce qui donne l'impulsion de base des grandes aires glaciaires.

  11. Intervenant 1

    Et c'est là que la glace entre en jeu avec l'albédo,

  12. Intervenant 2

    non ? Oui, absolument. L'albédo, c'est le pouvoir réfléchissant. La glace, par sa blancheur, agit comme un miroir. Elle renvoie l'énergie solaire vers l'espace, ce qui refroidit encore plus la Terre.

  13. Intervenant 1

    On a donc une sorte de thermostat dicté par l'astronomie. Mais il y a un point dans nos sources qui m'a vraiment interpellé. Le chimiste Svante Arrhenius avait déjà théorisé l'effet de serre dû au CO2 dès 1896. Ah oui, c'est un

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