
15 sept. 2016 · 4 min
Prologin en 2016 : stage pour filles et concours en trois temps
Dans cet épisode audio, découvrez les actions présentées en 2016 : un stage pour les jeunes filles et un concours informatique en trois étapes.
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Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?
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Intervenant 1
Il est 3 heures du matin, des lumières de discothèque clignotent au plafond, des batailles d'eau éclatent dans les couloirs. Et au beau milieu de ce joyeux chaos, des lycéens codent l'avenir de l'intelligence artificielle.
Intervenant 2
C'est un cadre assez surréaliste.
Intervenant 1
Totalement. Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente. Notre exploration d'aujourd'hui, elle se penche sur une question cruciale. Comment est-ce qu'on peut enseigner l'algorithmique de très haut niveau à la nouvelle génération sans que ce soit mortellement ennuyeux ?
Intervenant 2
Vaste programme. L'algorithmique a souvent cette réputation de discipline un peu froide, très abstraite. Mais avec les documents qu'on a sur l'association Prologin, on voit qu'on peut complètement casser cette image.
Intervenant 1
Prologin, c'est cette structure portée par des étudiants d'écoles vraiment exigeantes, les PITAS, les ONS, l'école polytechnique. Oui, des profils très pointus. Et ce qui est intéressant, c'est leur partenariat pour le prix Bernard Novelli. Le but, c'est pas juste de programmer un truc basique, c'est de concevoir un jeu mathématique pour des lycéens. D'ailleurs, petite anecdote historique en passant, dans nos sources, on voit que pour l'édition 2016, il fallait rendre les dossiers avant le 30 septembre.
Intervenant 2
Ouais, c'est un détail amusant, mais qui montre le côté très organisé du projet.
Intervenant 1
Moi, je vois un peu ces étudiants d'élite comme des grands frères ou des grandes sœurs académiques en fait. Ils démystifient les maths appliquées pour les plus jeunes.
Intervenant 2
C'est exactement ça. Et techniquement, ancrer le code dans le jeu mathématique, ça permet de développer une pensée logique profonde.
Intervenant 1
C'est-à-dire ?
Intervenant 2
Quand on demande de coder un programme simple, l'élève traduit juste des opérations linéaires. Mais là, pour un jeu, il doit modéliser des règles abstraites.
Intervenant 1
Un joie.
Intervenant 2
Sans compter des contraintes, la mathématique devient vraiment le squelette du code, au-delà de la simple programmation.
Intervenant 1
En gros, c'est la différence entre suivre une notice de montage étape par étape et devoir fabriquer les pièces soi-même pour que ça s'emboîte, quoi.
Intervenant 2
Voilà, très bonne analogie. Sauf que pour trouver des jeunes capables de cette gymnastique, c'est pas évident. Il faut élargir le public.
Intervenant 1
Surtout que c'est un milieu qui manque cruellement de diversité, non ?
Intervenant 2
Absolument. D'où l'importance du stage Girls Can Code que l'association met en avant. C'est fait pour promouvoir l'informatique auprès des jeunes filles.
Intervenant 1
Pour leur montrer que cette logique est aussi la leur.
Intervenant 2
C'est ça. Et pour élargir encore le public, il y a ce grand concours ouvert aux francophones de moins de 20 ans résidentes en Europe.
Intervenant 1
Un concours très structuré d'ailleurs.
Intervenant 2
Oui, un processus très rigoureux.
Intervenant 1
Nos sources décrivent trois étapes. Un questionnaire de sélection sur Internet vers la mi-octobre. Ensuite, une épreuve d'algorithmique dans des centres en France et en Belgique. Et enfin, la grande finale parisienne à l'EPITA.
Intervenant 2
Un vrai parcours du combattant.
Intervenant 1
Moi, ça me donne l'impression d'un véritable tournoi de haut niveau. Ça prouve que l'informatique exige la même endurance et la même sélection qu'un sport de compétition.
Intervenant 2
C'est tout à fait ça. Les épreuves ne vérifient pas seulement si un programme marche, mais s'il est optimisé. C'est ce qui rend cette fameuse finale à l'hépitatie intense.
Intervenant 1
Parlons-en de cette finale, c'est le point d'orgue. Les 100 meilleurs candidats, ils ont 36 heures pour concevoir une intelligence artificielle.
Intervenant 2
Sur un jeu de plateau créé spécialement pour l'occasion.
Intervenant 1
Attends, 36 heures ! C'est l'apogée de l'exigence mathématique. Mais comment c'est humainement possible pour un jeune de faire ça en si peu de temps ?
Intervenant 2
C'est tout le défi de l'épreuve une IA. L'IA doit anticiper les coûts adverses. Les candidats doivent coder des algorithmes capables de trier instantanément les calculs utiles.
Intervenant 1
C'est fascinant. Mais le contraste qui me frappe par rapport à cette pression dingue, c'est l'ambiance surréaliste décrite dans la source.
Intervenant 2
Ah oui, les fameuses batailles d'eau ?
Intervenant 1
Voilà, des batailles d'eau, des lumières de discothèque, des crêpes à volonté, tout ça pendant qu'ils codent une IA hyper complexe. Bon, les organisateurs restent quand même joignables par mail pour les questions techniques, heureusement.
Intervenant 2
Mais cette juxtaposition, elle est géniale ! L'excellence algorithmique se marie parfaitement avec cet esprit festif.
Intervenant 1
Ça désamorce la pression.
Intervenant 2
Exactement.
Intervenant 1
Ce qui laisse place à une réflexion finale assez interpolante pour clôturer.
Intervenant 2
Je t'écoute.
Intervenant 1
Sachant que les intelligences artificielles de demain seront peut-être conçues par ces mêmes jeunes, formés lors de marathons rythmés par des crêpes et des batailles d'eau, on peut légitimement se demander si cette genèse ludique et un brin chaotique n'est pas le véritable secret pour développer une IA capable en jour de pensées créatives ou même humaines.
Intervenant 2
Une très belle question Hubert.
Intervenant 1
De quoi voir les algorithmes du futur d'un tout autre œil.
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