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23 août 2023 · 8 min

Inégalités : pourquoi les nombres complexes résistent-ils ?

Dans cet épisode audio, suivez les règles de comparaison des réels, puis le cas de i² = −1 qui interdit un ordre compatible avec la multiplication.

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Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?

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  1. Intervenant 1

    Bonjour et bienvenue dans le podcast du magazine Tangente. Je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle plongée au cœur des mathématiques. Bonjour.

  2. Intervenant 2

    Oui, merci. C'est toujours un plaisir.

  3. Intervenant 1

    Aujourd'hui, on va décortiquer un truc, en fait un petit symbole qu'on croit tous parfaitement maîtrisé. Le fameux signe inférieur ou égal. Ah

  4. Intervenant 2

    oui, le classique.

  5. Intervenant 1

    Voilà. Prenez deux nombres. L'un est manifestement plus grand que l'autre. Bon, si on les multiplie tous les deux par une valeur positive, tout va bien. Mais si on multiplie par une valeur négative, là, paf, le plus grand devient le plus petit.

  6. Intervenant 2

    C'est ça, oui. Le sens de l'inégalité s'inverse.

  7. Intervenant 1

    C'est quand même fou quand on y pense. La logique semble se briser net. Et c'est ce mécanisme qu'on va explorer aujourd'hui dans nos sources. On va voir pourquoi ça vole en éclats dès qu'on quitte notre bonne vieille droite des nombres réels pour s'aventurer dans la dimension des nombres complexes.

  8. Intervenant 2

    Absolument. Parce que ce symbole, sous ses heures un peu inoffensives, il impose une véritable dictature, en fait. Une

  9. Intervenant 1

    dictature,

  10. Intervenant 2

    carrément. Oui. Enfin, comparer deux éléments mathématiquement, ce n'est pas juste « ah tiens, lui, il est plus grand ». C'est exiger un ordre très rigoureux.

  11. Intervenant 1

    D'accord.

  12. Intervenant 2

    Sur l'ensemble des réels, c'est ce qu'on appelle un ordre total. Donc tout le monde est bien sagement aligné en file invienne. Et ça obéit à des lois strictes, la réflexivité, l'antisymétrie, la transitivité.

  13. Intervenant 1

    Ouh là ! Ah là ! Au lieu de voir ça comme des termes un peu abstraits, on peut le visualiser. Moi, je vois ça comme une balance classique. Vous savez, il y a une balance de Roberval.

  14. Intervenant 2

    Oui, très bonne analogie.

  15. Intervenant 1

    Si j'ai un poids plus lourd d'un côté, ça penche. L'addition, c'est juste ajouter ou enlever le même poids des deux côtés.

  16. Intervenant 2

    Exactement.

  17. Intervenant 1

    Le déséquilibre initial, il reste le même, la balance ne change pas de sens.

  18. Intervenant 2

    Voilà, l'ordre est préservé. L'addition sur une droite de nombre, c'est juste un glissement en fait, une translation.

  19. Intervenant 1

    Un glissement, d'accord. Mais le piège de la multiplication par un nombre négatif alors ? Si je reprends ma balance, ça correspondrait à quoi ?

  20. Intervenant 2

    Là, c'est plus compliqué sur une vraie balance. Mathématiquement, multiplier par un négatif, c'est carrément une rotation. Un basculement géométrique à 180 degrés autour du zéro.

  21. Intervenant 1

    Ah oui, je vois. On passe de l'autre côté en quelque sorte.

  22. Intervenant 2

    C'est ça.

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