
23 févr. 2016 · 7 min
Des maths aux soins : les deux voies de Borelli et Nightingale
Suivez en audio deux parcours : Borelli étudie mécaniquement le corps, tandis que Nightingale analyse la mortalité avec des statistiques.
Collections de cet épisode (3)
Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?
Transcription
Afficher la transcriptionMasquer la transcription
Transcription automatique
Intervenant 1
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans cette nouvelle exploration audio du magazine Tangente.
Intervenant 2
Bonjour !
Intervenant 1
Alors souvent, l'image d'épinal qu'on a de la médecine, c'est l'infirmière avec sa petite lampe de chevet ou le chirurgien avec son scalpel.
Intervenant 2
Des outils très physiques.
Intervenant 1
C'est ça, des objets concrets. Mais aujourd'hui, on va voir que l'un des instruments médipaux les plus puissants de l'histoire pour sauver des vies, c'est la géométrie et les statistiques.
Intervenant 2
Et c'est vraiment tout l'enjeu de notre analyse d'aujourd'hui. On veut démontrer que les mathématiques, ce n'est pas juste des abstractions un peu froides sur un tableau noir.
Intervenant 1
Absolument pas.
Intervenant 2
Elles ont littéralement redéfini notre compréhension du corps humain, et ça à travers deux pionniers assez fascinants, donc Giovanni Borelli au XVIIe siècle et Florence Nightingale au XIXe. Et
Intervenant 1
bien, commençons par Giovanni Borelli, qui est né en 1609. Ce qui m'a vraiment frappée en préparant cette émission, c'est son approche des poules, enfin des galinacées.
Intervenant 2
Ah, les fameuses poules, oui.
Intervenant 1
Ouais. Il ne regardait pas du tout l'estomac d'une poule, le gésier, comme un organe biologique mystérieux, tu vois. Il le regardait plutôt comme un vulgaire moulin à grains
Intervenant 2
industriel. Totalement. En fait, il faut savoir que Borelli était mathématicien et il était profondément influencé par la vision de Galilée, pour qui tout dans la nature obéissait aux lois de la mécanique. Donc, face à un gésier d'oiseaux, Borelli ne cherche pas une sorte de force vitale insaisissable.
Intervenant 1
Il pose des équations.
Intervenant 2
Voilà, il pose des équations. Il va modéliser la contraction des fibres musculaires en utilisant la géométrie et les principes des leviers pour calculer la force d'écrasement de l'organe.
Intervenant 1
Il a vraiment calculé la pression interne d'un estomac avec des vecteurs géométriques ?
Intervenant 2
Oui, oui. Et c'est ce qui lui permet de prouver mathématiquement que la digestion des oiseaux granivores, ce n'est pas une réaction chimique un peu floue.
Intervenant 1
C'est mécanique ?
Intervenant 2
C'est un broyage purement mécanique. Le corps est une machine et ses rouages peuvent être calculés.
Intervenant 1
C'est hyper audacieux pour l'époque. Et du coup, ce professeur de mathématiques, il obtient sa chaire à Pise en 1656. Mais il ne s'arrête pas là.
Intervenant 2
Non, pas du tout.
La suite de la transcription est réservée aux abonnés.
S’abonnerÀ écouter ensuite
Des épisodes qui partagent une playlist, une figure ou un domaine avec celui-ci.

10 sept. 2026 · 6 min

31 juil. 2026 · 6 min

31 juil. 2026 · 5 min

25 juin 2026 · 4 min

23 juin 2026 · 5 min

23 avr. 2026 · 6 min