tangenteAudio

15 mars 2018 · 14 min

Big Data : comment les données deviennent-elles connaissance ?

Dans cet épisode, suivez le passage des données brutes à la connaissance, puis découvrez les cinq V et les outils adaptés aux volumes massifs.

Premium
Collections de cet épisode (2)

Un contenu original Tangente, adapté en podcast avec l’aide de l’IA et validé par notre rédaction. Comment ça marche ?

D’après l’articleLire l’article dans la revue

Transcription

Afficher la transcription

Transcription automatique

  1. Intervenant 1

    Bienvenue dans le podcast du magazine Tangente. Je suis ravi de vous retrouver aujourd'hui pour une nouvelle analyse.

  2. Intervenant 2

    Bonjour à tous et merci. Je suis ravie d'être là pour cette exploration.

  3. Intervenant 1

    Alors aujourd'hui, on va plonger dans un article vraiment fascinant.

  4. Intervenant 2

    Oui, très dense, mais passionnant.

  5. Intervenant 1

    Voilà. Il s'intitule « Les données, nouvel eldorado scientifique ». Et pour planter un peu le décor, imaginez pouvoir réduire la criminalité d'une grande ville de 33%. Ah ouais, c'est énorme ! C'est énorme ! Et ça, pas en augmentant le nombre de policiers au hasard, non, mais en appliquant des modèles de probabilité strictes. C'est pour anticiper un événement avant même qu'il ne se produise. C'est l'une des choses qu'on va décortiquer aujourd'hui. L'objectif, c'est vraiment de ne pas tomber dans le jargon marketing des startups, vous voyez.

  6. Intervenant 2

    Absolument. On va laisser les mots valises de côté.

  7. Intervenant 1

    Exactement. On va analyser avec toute la rigueur mathématique qui s'impose, comment on est passé de simples chiffres isolés à une technologie qui régit la finance, les transports, la science fondamentale.

  8. Intervenant 2

    C'est ça. Et d'ailleurs, l'article montre bien que ce qu'on appelle communément le Big Data, ce n'est pas apparu par magie.

  9. Intervenant 1

    Non, c'est clair.

  10. Intervenant 2

    Ce n'est pas une génération spontanée. C'est en fait l'alignement simultané de quatre piliers technologiques majeurs.

  11. Intervenant 1

    Bon, décortiquons un peu tout ça parce qu'on a souvent tendance à se dire « Ah, le Big Data, c'est juste nos likes sur les réseaux sociaux ».

  12. Intervenant 2

    Ouais, c'est le cliché habituel.

  13. Intervenant 1

    Alors que le premier pilier dont parle le texte, c'est l'Internet des objets. En fait, on est passé d'une époque où l'humain rentrait les infos au clavier.

  14. Intervenant 2

    À la main, oui.

  15. Intervenant 1

    Voilà, à la main, à un énorme réseau de capteurs qui mesurent notre environnement en continu.

  16. Intervenant 2

    Tout à fait. Et le deuxième pilier, c'est un peu le multiplicateur de ces capteurs, ce sont nos smartphones.

  17. Intervenant 1

    Bah oui, on en a tous un dans la poche.

  18. Intervenant 2

    Voilà, ils se sont transformés en de véritables sondes permanentes. Ils créent d'immenses vecteurs de métadonnées géospatiales, temporelles, etc. Et ensuite, pour ingérer toute cette masse de données, il fallait un troisième pilier.

  19. Intervenant 1

    Le fameux cloud, c'est ça ?

  20. Intervenant 2

    Exactement, les nouvelles architectures logicielles distribuées. Le calcul s'est totalement décentralisé. Aujourd'hui, un chercheur n'a plus besoin d'avoir un énorme supercalculateur dans son labo.

  21. Intervenant 1

    Ah oui, il loue juste la puissance dont il a besoin.

  22. Intervenant 2

    C'est ça, une puissance parallélisée à la demande.

  23. Intervenant 1

    Ce qui nous amène au quatrième pilier, le système nerveux de tout ça en fait. Les réseaux à très haut débit comme la 4G et surtout les processeurs multicœurs.

  24. Intervenant 2

    Oui, qui sont beaucoup plus rapides et économes en énergie.

  25. Intervenant 1

    D'accord. Mais avant de parler de toute cette infrastructure, l'article fait une petite mise au point que je trouve hyper importante. Il faut vraiment distinguer la donnée, l'information et la connaissance. C'est

  26. Intervenant 2

    crucial de faire la différence,

  27. Intervenant 1

    oui. Prenons l'exemple du texte. Si on a un thermomètre connecté dans un réacteur chimique et qu'il enregistre la température chaque seconde, cette suite de nombres réels, c'est juste la donnée brute. Son entropie est maximale. On n'apprend rien de structuré avec ça.

  28. Intervenant 2

    C'est juste du bruit en fait.

  29. Intervenant 1

    Voilà.

  30. Intervenant 2

    Et pour passer de cette donnée brute à l'information, il faut une première intervention mathématique. Par exemple, on applique un filtre statistique sur ces températures.

  31. Intervenant 1

    Comme une moyenne.

  32. Intervenant 2

    Par exemple, oui. Ou vous calculez la variance, vous lissez le bruit de fond. Et là, vous réduisez l'entropie, vous obtenez une information exploitable.

  33. Intervenant 1

    D'accord. Donc l'information nous décrit un état. Mais l'état bien près, la connaissance, c'est de comprendre les causes, c'est ça ?

  34. Intervenant 2

    Exactement. Là, on rentre dans la modélisation complexe. On va croiser cette courbe de température avec, je ne sais pas, la pression, le taux d'humidité, la pureté des produits chimiques.

  35. Intervenant 1

    Ah, je vois. On calcule des matrices de corrélation.

  36. Intervenant 2

    Tout à fait. Et le but, c'est d'avoir un modèle prédictif qui va dire attention, il y a une anomalie avant même qu'elle soit visible à l'œil nu.

  37. Intervenant 1

    Et c'est là que la donnée devient vraiment un eldorado scientifique.

  38. Intervenant 2

    Exactement. Mais pour que ces modèles soient robustes, mathématiquement parlant, il faut la loi des grands nombres. Et c'est ça qui nous amène au fameux 5V du Big Data. Le volume et la vélocité, c'est assez intuitif.

La suite de la transcription est réservée aux abonnés.

S’abonner

À écouter ensuite

Des épisodes qui partagent une playlist, une figure ou un domaine avec celui-ci.